Posté le 19.10.2007 par shenight
Ahlala ! Comment réagir lorsque sa femme dit que notre histoire n'est pas officielle ? Hein ? Bah moi, je ne sais pas trop. C'est pourtant ce qui s'est passé tout à l'heure...
Carla venait de rentrer du travail et après un petit moment pour se reposer, il fallut sortir faire quelques courses pour le dîner de ce soir. Nous étions sur l'escalator du centre commercial lorsqu'une voix qui m'était inconnue appela Carla derrière nous. Elle finit par se retourner et reconnaît une de ses meilleures amies de lycée avec son fiancé. Présentations rapides, retrouvailles et qu'est-ce que tu deviens, et ça parle du futur mariage de Marie-Ingrid, du mariage surprise de mon beau-frère il y a deux ans. Et la question tant redoutée : où en est Carla de ses amours ? « Bah euh... Célibataire... [...] enfin rien d'officiel. » Eh oui, moi, c'est pas officiel, pas important, j'en sais rien. D'un coup, le grand sourire que j'affichais s'est enfui pour faire place à l'hébétude. Je n'avais pas envie que ça se voit mais il était trop dur de faire comme si de rien n'était. Je ne m'attendais pas à ce que Carla dise vraiment qui j'étais à son ancienne amie mais je ne m'attendais pas non plus à ça. J'aurais préféré qu'elle dise que c'était compliqué, ou difficile, je ne sais pas mais pas être reniée ainsi.
Lorsqu'enfin nous avons pu nous éloigner, explications. Je sais bien qu'elle était gênée et qu'elle ne savait pas quoi répondre, je sais qu'elle ne veut surtout pas que ses anciennes connaissances sachent qui je suis réellement pour elle mais ça fait mal, mais on se sent tellement con ! Elle dit qu'elle est désolée mais ce n'est pas la première fois que ça arrive. La différence, c'est que la dernière fois que ce genre de situation a eu lieu, c'était il y a un an, à l'époque où elle n'assumait pas du tout ce que nous sommes. Je croyais que les choses avaient évoluées... Un peu plus tard, alors que nous passions en caisse, elle tenta encore de se justifier en me disant que si elle disait qui je suis, c'est qu'elle serait une homo endurcie. Qu'est-ce que ça veut dire, ça ????? Ce qui m'agace, c'est que cette fille, elle ne veut pas la revoir (bien qu'elle ait pris son numéro !) et qu'elle ne la reverra sans doute pas mais voilà, par rapport à ses anciennes camarades qui sont maintenant fiancées, mariées, mères et surtout cadres, elle complexe de n'être que secrétaire et je crois aussi d'être gouine... Je ne lui demande pas de mettre notre relation en pleine lumière, je ne lui demande pas de me présenter mais juste qu'elle ne renie pas ce que nous sommes l'une pour l'autre. En fait, je ne sais pas trop ce que j'arrive à tolérer... Je veux bien laisser croire aux gens que nous sommes amies ou colocataires à partir du moment où c'est eux qui se font cette idée ou bien si ce sont des membres de sa communauté mais sinon, la pilule passe très mal...
A présent, elle est partie répéter avec le groupe chez ses parents et contrairement à mon habitude, j'ai préféré rester à la maison pour écrire et lire un peu. Je ne peux pas lui en vouloir bien longtemps et faire la tête mais dans le fond, ça fait pas de bien. Ça passera rapidement après une bonne nuit de sommeil et de câlins !... Enfin, je crois.
Sinon, autre petit événement marquant de la semaine, mon mercredi. J'avais passé la fin de matinée à garder Leenah et Mélody, les deux petites nièces de Carla, pendant que sa soeur et elle-même allait récupérer une cabane pour les enfants. Comment et quand ça s'est passé, je ne sais plus. Je me rappelle juste que j'étais dans la cuisine avec Mélody lorsqu'elle m'expliqua que 'tonton Borah', un des frères de Kim, m'avait appelée 'tonton Lucie'. J'en restais estomaquée ! Je me dis que je ne peux pas remettre en cause la véracité de ces propos : la petite vient de fêter ses 3 ans, ne ment jamais et elle a passé trop peu de temps avec Carla et moi pour imaginer la nature plus qu'amicale de nos liens. Après, pourquoi aurait-il fait ça, surtout devant la petite ? Nous n'avons dû nous voir qu'une ou deux fois alors pourquoi ? Ce n'est rien, juste une blague pourrie, mais ça me touche quand même. S'il a vraiment fait ça, je ne comprends pas comment on peut être à ce point mauvaise langue, surtout devant les enfants... J'en ai encore parlé à Carla avant qu'elle ne parte ; elle pense que c'est vraiment son style de sortir de telles idioties. J'ai fini par envoyer un texto à Kim : toujours pas de réponse pour le moment.
Je sais que je me prends la tête pour rien, c'est juste que j'ai beaucoup de mal à me faire à la bêtise et à la méchanceté que ce monde peut receler. Comme il l'a été dit avec ma mère, je reste encore bien naïve et vis toujours au pays des Bisounours ! Pourtant, ma vie n'a pas été toute rose jusque là mais une partie de moi semble vouloir garder les yeux fermés et ne comprend absolument pas ces médisances...
A présent, je passe donc la soirée seule, à plus ou moins broyer du noir en mangeant des barres Kinder et en espérant encore et toujours un mail de Perf :-) Allez, je vais aller retrouver Agatha Christie sous ma couette ! Bonne nuitée !
--
Posté le 16.10.2007 par shenight
Je me réveille doucement de ma sieste, mal au crane, et avec des courbatures, mais pas n'importe où ! J'ai les fesses courbaturées à cause de la danse orientale d'hier soir ! C'était d'ailleurs très bien, ce cours. On apprend de nouvelles choses à chaque fois et malgré mes appréhensions et ma timidité, je suis le cours comme tout le monde, sans rechigner.
Ce matin, c'était encore l'OPC. Si jusqu'à maintenant, j'ai tendance à dire que ça m'apporte pas mal, ce matin me fut parfaitement inutile. C'était une rencontre avec un DRH, pour parler des techniques de recrutement. C'est intéressant mais comme il le dit, ce n'est pas une science exacte et ce qui est valable avec lui ne l'est pas avec tous. Il se présentait d'ailleurs comme quelqu'un d'humain et de respectueux, du genre qui répond à chaque candidature ou à rappeler un candidat qui ne l'aurait pas fait, etc., ce qui n'est pas le cas de tous. Toutes les questions qui lui furent posées ne demandaient en général aucune réponse ou alors les gens parlaient de leur cas personnel. C'est d'ailleurs à propos de la discrimination à l'embauche que l'on s'exprima le plus, problème que je peux comprendre mais qui ne me touche en rien, ou plutôt, j'ai droit à une discrimination positive. C'est ce qui s'est passé le jour où j'ai postulé dans une boîte de nettoyage, il y a tout juste un an. Le patron m'avait tenu un horrible discours sur les étrangers qu'il doit embaucher mais qui tirent au flanc, sur les avantages qu'ils obtiennent soit-disant du gouvernement, tout en me plaignant, moi, pauvre petite sans ressources, obligée de mettre fin à ses études pour gagner son pain. Enfin, tout ça pour dire que je me serais bien passé de cette matinée...
En sortant, comme j'étais près du lieu de travail de Carla, je décidai de lui faire la surprise de ma visite mais une fois devant le bâtiment, porte close, personne n'ouvre lorsque je sonne et Carla ne répond pas sur son portable... Snif ! Moi qui me faisais une joie de passer un petit moment avec elle ! Pour me remonter le moral et économiser un ticket de tram, je pris le chemin des quais. Avec le peu de fréquentation et ce beau soleil, je me serais presque crue chez moi, sur les quais de Saint Malo. En passant près des péniches en me faisant cette réflexion, je vis un drapeau sur le bar 'La Passagère' : c'était le drapeau de Saint Malo !!! Quelle coïncidence lol ! Lorsque Carla m'appela, elle finit par m'annoncer une bonne nouvelle : elle pourra probablement prendre son 24 décembre, ce qui nous permettrait d'enfin monter en Bretagne avec la voiture.
Cela fait un moment que je n'ai pas écrit sur ce blog. J'ai eu trois jours d'OPC la semaine dernière et vues les courtes nuits que je passe, chaque fois que je rentrais, je m'effondrais. Après, Carla rentrait et j'évitais alors de rester au PC. Je n'ai donc pas encore parlé du dernier coup de fil de ma mère. Au départ, elle m'appelait pour quelque chose d'extrêmement sérieux : la garde de mes petites soeurs. Cela doit faire bientôt un an que le divorce d'avec mon beau-père est en cours et d'ici 5 mois environ, après l'expertise psychiatrique qui eut lieu cet été, le juge doit trancher. A priori, Alain serait déchu de son autorité parentale mais pas de ses droits parentaux, si j'ai bien compris.En clair, il ne pourrait plus rien décider pour les petites, ne les verrait même plus, mais s'il arrivait quelque chose à ma mère, c'est lui qui obtiendrait la garde et prendrait toute décision concernant ses filles. C'est donc à ce sujet que ma mère m'appela : elle voudrait déléguer son autorité et ses droits à Louise, ma soeur de 18 ans, et à moi-même s'il venait à lui arriver quoique ce soit. Il est évident que j'accepte mais ma mère tient à en parler plus en détail lorsque nous nous verrons car ça devra aussi passer en jugement !...
Sinon, il fut question de l'OPC, de la danse, du fait que je me sens mieux et prête à reprendre des études, une formation, à enfin apprendre un métier. J'ai même réussi à lui parler de Clara, chose assez rare ! Après, je parlai avec Ana puis Anjela qui se mit à me parler politique ! Ahlala ! 12 ans et elle veut déjà s'engager à gauche ! Elle se sent très concernée par ce qui se passe dans notre pays et a déjà développé une grande conscience politique. Même si elle peut parfois être une véritable et monumentale chieuse, je l'adore. On se ressemble beaucoup mais c'est moi en mille fois mieux. Je n'ose pas le lui dire lorsqu'elle m'énumère toutes ses bonnes notes, ses succès, mais à chaque fois, j'ai envie de le lui dire. Malgré tous les problèmes qu'elle a eus, elle s'en sort à merveille et haut la main. C'est mon Titiiiiiiiii !!! Pour ce qui est d'Ana, elle ne sait jamais quoi me dire et me raconte en général la vie d'Anjela, leur dernière dispute... Sinon, mon frère venait de rentrer d'un entretien à Marseille pour un futur embarquement début décembre, il sera donc encore absent pour les fêtes, et si je ne peux pas le voir avant qu'il ne monte à bord, cela fera deux ou trois ans que nous n'aurons fait que se croiser... J'aurais aimé le présenter à Carla mais les chances sont minces. Et enfin, mon Loulou, ma Louise. Après avoir validé son 1er semestre au rattrapage, elle a pu passer en 2ème année de fac de langue. Mais voilà qu'à présent, elle veut passer en LEA ! C'est amusant d'imaginer ma soeur dans le commerce international : elle n'a pas de dread locks mais ce n'est pas loin, toujours à courir un concert ou un festival, en baskets et baggy ! Enfin, on verra ce que ça donnera. Au total, je suis restée ce soir-là deux heures et demi au téléphone.
A présent, il va falloir que j'arrive à parler à ma mère de venir passer les fêtes en famille, avec Carla. J'ai tellement peur ! Carla est parfaite mais Fanch était si minable que les critiques à son encontre résonnent encore et toujours dans ma tête...
Allez, je m'arrête là. Je n'ai encore quasiment rien mangé de la journée et si ma Douce s'en rend compte, je vais encore me faire taper sur les doigts lol !
Posté le 08.10.2007 par shenight
Après des textos restés lettre morte, je viens enfin de trouver le courage d'appeler Gwen, mon ancienne collègue, à qui j'ai prêté 400 euros voici plus de cinq mois. Depuis, elle me répétait chaque mois qu'elle allait me rembourser dès qu'elle aurait sa paie, les assedics, dès qu'elle aurait vendu ses parts d'un appartement, etc... Je n'avais pas encore osé lui demander vraiment mon argent mais là, je suis au chômage, je veux passer mon permis, me payer un psy et je ne veux plus attendre. Au téléphone, elle me dit qu'elle a du dernièrement aider ses parents, qu'elle a eu des problèmes avec son téléphone, qu'elle est dans le rouge. Je finis enfin par lui demander un échelonnement des paiements, 50 ou 100 euros par mois. Il m'en coûte beaucoup d'être le dindon de la farce, de me faire rouler, d'être à ce point stupide !... Et lui courir après ! GRRRRR ! J'enrage ! Elle a (soit-disant) accepté de me rembourser avant la fin de l'année, quitte à demander à son homme de lui avancer l'argent. Si elle tient parole, elle m'appellera dès qu'elle aurait le temps de me voir.
J'ai aussi décidé d'appeler un psychiatre, histoire de prendre rendez-vous. Après avoir chercher sur les pages jaunes les différents psy de mon arrondissement, j'ai finalement choisi une femme dont le cabinet se trouve à quelques pas de chez moi. La décision ne fut pas évidente... Comment choisit-on la personne à qui l'on est sensé ouvrir son coeur et ses pensées ? J'ai d'abord écarté les hommes : mes relations avec la gent masculine sont toujours trop bordéliques. Ensuite, j'ai écarté le femmes ayant un prénom du genre Marie-Clotilde : c'est un préjugé stupide mais j'ai pas envie de me retrouver face à une bourgeoise. Après, j'ai choisi l'adresse qui me semblait la plus facile pour quelqu'un qui ne connaît pas la ville. Je finis par appeler mais tombai sur un répondeur. Le message était dit avec une voix si trainante !... Je n'ai pas osé laisser de message. Le ferai-je ? Je n'arrive pas à me décider...
Sinon, samedi, suite à ce que j'avais écrit sur ce blog, gros cafard. Quand Carla est rentrée, elle a vite remarqué mon état et nous en avons discuté. D'abord, il fut question de ma famille, de la peur que j'ai de rentrer chez moi avec elle. Dans le fond, j'ai très envie qu'elle puisse s'intégrer, de la leur présenter à tous, qu'ils voient tous à quel point elle est formidable ! Mais il y a toutes ces craintes à apaiser, il faudra aussi que je trouve le courage d'en parler à ma mère. Ma Douce s'y voit déjà ! Elle réfléchissait déjà à ce qu'elle offrirait à ma mère, à la tenue qu'elle porterait. Elle est si touchante ! Mais j'ai peur de devoir rester là-bas sans elle. Je ne veux pas aller avec Carla et devoir rester seule ensuite. Si je vais là-bas, je veux qu'elle soit toujours à mes côtés mais elle n'aura pas de vacances et nous ne pourrons rester qu'un week-end. Peut-être faut-il que j'arrête de faire ce qu'il me semble qu'on attende de moi ? Peut-être que si je ne veux pas rester, je ne reste pas ? Peut-être que me forcer ne fait qu'envenimer les choses ? Pour le moment, je n'arrive à parler à ma mère que de mon OPC, de la danse et des livres que je lis. Ce sont les seuls aspects de ma vie dont je la tiens au courant. Et rien concernant Carla...
Il fut ensuite question d'enfants. Cela fait longtemps que nous n'avions pas vraiment abordé le sujet. Je pleurais encore comme une Madeleine... Pourquoi faut-il que les choses soient si compliquées ? Pourquoi serai-je obligée de m'exiler pour avoir un enfant ? Nous fûmes encore d'accord sur le fait que nous devions attendre d'avoir une situation : elle attend d'avoir un CDI et moi, je dois trouver ce que je ferai de ma vie. Même si je n'ai pas envie d'attendre, la raison me dit de le faire. Et ma mère aussi ! Elle me demanda si je voulais vraiment avoir un enfant métisse. Bien sûr que oui mais si je fais appel à un donneur anonyme, je ne pourrai peut-être pas avoir le choix. Elle revint alors sur l'idée de prendre un donneur connu et me parla de Manu, son beau-frère. C'est évidemment hors de question : qu'un enfant soit à la foit son neveu et son fils ou sa fille est de la folie. Il fut alors de nouveau question de Kim mais c'est aussi hors de question. Il est vrai que ce serait parfait puisqu'il est asiatique, qu'il n'a aucun lien de parenté, mais c'est Kim, amoureux de ma femme et au comportement ambigu avec moi. Déjà, je ne veux pas de troisième parent pour mes enfants mais si c'était Kim, il deviendrait impossible de le tenir à l'écart de notre couple, ça finirait par tomber dans une sorte de ménage à trois autour d'un ou des enfants. Trop glauque et compliqué ! Je sais que même si Carla n'en parle pas, elle a aussi très envie de fonder notre famille et ce soir-là, à force d'en parler, nous nous y voyions déjà, parlant de divers détails. Carla finit enfin par couper court à tout ça et pour la rassurer sur certains points, je décidai que nous finirions par contacter une association de parents gays en temps voulu. Entretemps, Carla fondit en larmes dans mes bras : ni elle ni moi ne nous faisons à l'idée d'avoir un enfant qui n'ait pas nos gènes à toutes deux... C'est un deuil assez pénible et long à faire, et dès qu'il en est question, les larmes reviennent. Cette conversation m'a fait beaucoup de bien, non seulement parce que ça m'apaise et calme mon empressement, mais aussi parce qu'il est bon de voir que je ne suis pas la seule à voir plus loin. Carla est quelqu'un de très discret pour tout ce qui est sentiments et désirs. Lorsque je fais allusion aux enfants, on dirait qu'elle n'y pense pas, qu'elle n'en a pas envie pour le moment, ce qui est faux. Mais à force de cacher ce qu'elle ressent, je finis par croire à son apparent détachement.
A présent, j'ai Carla en ligne sur MSN et nous parlons de Gwen. Elle tient à l'appeler ce soir et je me sens si minaaaaaable...
Posté le 06.10.2007 par shenight
Alors tout d'abord, c'est bien aimable au jeune homme qui m'a dernièrement laissé un message de s'intéresser à moi mais, comme il l'est écrit un peu partout sur ce blog, je suis en ménage avec ma femme et il est hors de question de la quitter.
Voilà, maintenant, je vais pouvoir parler de ces derniers jours. Entre mon OPC, la danse et Kim, j'ai encore des choses à écrire. Allez, commençons ! Je n'ai que deux heures devant moi avant le retour de ma Douce alors pressons !
D'abord, le plus important : mon OPC, Objectif Projet Collectif. C'est ce fameux programme que je devais dernièrement entamer sur le conseil de l'ANPE. C'était mardi, à 9h. Difficile de se lever si tôt après plusieurs semaines passées à me coucher à 4h du matin ! Enfin, on prend son courage à deux mains et on y va ! Comme toujours, j'étais trop en avance, donc je commençai ma journée avec une bonne vingtaine de minutes de stress dans le couloir. Une fois tout le monde installé (huit personnes), nos deux conseillères passèrent un bon moment à nous réexpliquer en quoi consistait l'OPC. Puis, le 1er exercice : nous sommes tous répartis en binômes et il faut présenter son 'partenaire' au groupe après un petit entretien. Angoisse, sueurs froides, les larmes commencent à monter, la gorge se serre. Je me retrouve alors avec une très gentille Kabylle de 39 ans. J'étais bien intimidée et n'osais lui poser de questions, ne faisant que lui retourner les siennes... Et histoire de faire monter la pression, je passe la dernière ! Deuxième exercice : le blason. On nous distribua une feuille avec un tableau ressemblant à un blason. Il fallait dessiner trois symboles, citer une chose dont nous étions fiers; trois savoir-faire, trois domaines que l'on voudrait explorer ou approfondir, trois projets et écrire une devise de notre cru... De bonne heure, mal réveillée, le bilan fut assez pénible et peu brillant. Et pour courroner le tout, je devais passer la première pour expliquer chacune de mes réponses... Voilà, en gros, tout ce que l'on fit de la journée. Le reste ne fut qu'explication et réexplication de la méthode employée pour nous faire avancer dans notre projet. Il fallut aussi exposer de nouveaux nos attentes et nos objectifs. Le lendemain après-midi, je devais y retourner mais quelques soucis de santé me tinrent au lit...
Ca n'a peut-être l'air de rien mais passer ainsi une journée à ne penser qu'à soit, à ce que l'on aime, à ce que l'on attend de la vie, ça aide. Ca fait avancer, progresser la réflexion déjà entamée seul. Je ne sais trop comment se déroulera la suite mais j'ai bon espoir, je crois sincèrement que cela m'aidera à y voir clair.
Lundi, c'était mon 3ème cours de danse. Ma belle-soeur n'était plus là mais finalement, je crois que ça m'a fait du bien de me retrouver seule, livrée à moi-même au sein du groupe. Je sais que j'ai tendance à être plus vulnérable ou à céder plus facilement lorsque quelqu'un est là pour me soutenir. Une fois seule, je n'ai plus d'autre choix que de m'accrocher. Cette fois-ci donc, point de larmes, juste des bras qui retombent d'agacement ! Il fallut refaire les mêmes exercices qu'auparavant, repasser devant la prof, affronter son regard, et on avance, et accent ! (L'accent, c'est ce bref coup de bassin sur le côté qui fait bloblotter la graisse !...) Ce cours fut donc très positif, enfin sur le plan personnel. Pour ce qui est de la danse, je ne suis pas très sûre de moi, mais j'étais si contente d'avoir tenu le coup, d'avoir fait de mon mieux jusqu'à la fin sans me dégonfler, que ça compensait bien mes hésitations et erreurs. Et puis, je ne suis pas la plus nulle, je ne suis pas la seule à être agacée par sa propre maladresse. :-)
Enfin, revoici Kim qui fait son retour en force. J'imagine déjà les commentaires de Perf à ce sujet lol ! Déjà, dimanche dernier, il nous proposa d'aller se faire un KFC. Le 1er vient d'ouvrir à Lyon et Carla avait très envie d'y aller, donc dimanche soir, ce fut poulet à trois ! Une file interminable : 30min d'attente au moins... Tout se passa bien, sans incident. Le mercredi, Carla et Kim devaient aller donner leur plasma ensemble mais comme Carla s'est faite tatouée depuis peu, ce fut impossible pour elle. Le soir, elle allait aux percus brésiliennes et, ayant décliner une invitation de Kim pour aller goûter ses crêpes chez lui, il s'invita à la maison. Je passai donc quelques heures avec lui. Nous allâmes d'abord faire des courses pour le dîner et comme je m'étais permis quelques caprices, je voulus le rembourser par la suite. Nous attendions Carla dans la voiture et je tentai de lui donner de force un billet de 5 euros. Il me le rendit plusieurs fois et pour avoir la paix, il le glissa dans la bretelle de mon débardeur ! Sur le coup, j'étais mal à l'aise mais ça me fit tout de même rire... Juste avant, il m'avait dit qu'il tentait encore de convaincre Carla qu'il n'avait que de l'amitié pour moi !... Lorsque je parlai de l'incident à Carla, Kim faillit se prendre son portable dans la tête. S'en suivit alors une conversation entre elle et moi... Toute la nuit, je repensai à tout ça, honteuse de ce qui s'était passée, malheureuse d'avoir fait de la peine à ma Chérie. Non pas que je regrettais de lui avoir dit ce qui s'était passé mais de ne pas avoir mieux su gérer la situation, de n'avoir par remis Kim à sa place... Au cours de cette soirée, un autre incident m'avait attristée. En voulant voir son permis de conduire alors qu'il prenait de l'essence, j'ouvris le porte-feuille de Kim, découvrant ainsi plus d'une dizaine de photos de Carla, à tous les âges. Des photos qu'elle ne veut pas que je vois, certaines qu'elle a déchirées sous mes yeux... Un peu de jalousie se fit sentir mais surtout un flot de tristesse. Je sais bien peu de choses de l'enfance de Carla, j'ai dû voir une ou deux photos d'elle enfant, alors penser que lui la connaît bien mieux que moi, qu'il est encore des choses qu'il a de plus que moi !... C'est ce genre de broutille qui me fait tirer un malin plaisir de l'étalage de mes privilèges auprès de Kim. Et hier, en fin de journée, alors que Carla venait de rentrer du travail, que je n'étais vêtue que d'un caleçon, on sonna à la porte. Carla était occupée et m'envoya ouvrir la porte. J'enfilai alors un sweat et qui découvrai-je à la porte ? Kim... Trop étonnée de le trouver là, je l'invitai à entrer et allai m'habiller. Je me retrouvais près de deux ans en arrière, lorsque je vivais avec mon conjoint à Rennes. Le seul ami que j'avais à l'époque voulait sortir avec moi et se pointait à n'importe quelle heure. Mon compagnon le laissait entrer, quelle que soit ma tenue, même lorsque j'étais encore nue sous la couette...
Ce soir encore, j'aurais pu voir Kim, il le voulait, Carla m'y a quasiment insitée en partant mais non. La situation est trop confuse, trop étrange, trop. Je sais que je devrais le prendre entre quatre z'yeux et mettre les choses au clair, fixer des limites une bonne fois pour toutes, mais je n'en ai pas le cran. Je me contente de ne plus le voir pendant quelques semaines ou tant qu'il ne fait rien pour... Ce n'est pas une solution, je le sais. Ca ne fait qu'emplifier les craintes de ma Douce et peut-être accroître les libertés qu'il s'accorde avec moi...
A part ça, mes envie de grossesse me reprennent. Je ne vois que ça à la TV ! Je ne sais combien de fois dans la semaine, je tombe sur des programme traitant de la grossesse, de l'accouchement, de la transmission de la toxoplasmose aux femmes enceintes. Les enfants m'attendrissent encore plus et c'est un réel plaisir que de faire la folle avec les deux petites nièces de Carla. J'avoue que s'il n'y avait pas ma mère à me répéter qu'elle ne veut pas me voir suivre la même voie qu'elle (mariée et mère à 22 ans, c'est-à-dire mon âge), je ne cesserais d'insister auprès de ma Douce pour faire un tour en Belgique !... Même Kim a fini par comprendre que je veux un bébé... A force de parler de ça à Carla, je crains de lui faire peur et qu'elle repousse toujours un peu plus le moment d'y songer sérieusement. J'essaie de ne pas lui en parler mais je n'y arrive pas, toujours une petite allusion qui traîne. Je suis fooooooolle !
Enfin, j'ai récemment écrit à ma mère. Comme elle est partie en week-end avec son amant, elle ne me répondra pas tout de suite mais j'appréhende encore ce qu'elle m'écrira. Je sais que quoiqu'elle dise, ça me déprimera. Je me suis encore effondrée en lisant son dernier mail. Régulièrement, je rêve d'elle, je rêve que je lui présente Carla et qu'elle réalise enfin à quel point je suis heureuse et amoureuse. Mais ce ne sont que des rêves... Dans la réalité, je rejette absolument l'idée de mettre ma Chérie en présence de ma famille. Je sais trop à quel point ils peuvent être hypocrites et j'entends déjà les critiques par derrière. Ca m'a fait trop mal avec mon précédent conjoint... Je n'avais pas vu ses mensonges à lui, je n'avais pas vu leur malaise, ce fut trop douloureux de le défendre. Carla et lui n'ont rien à voir mais, suite aux embrouilles avec ma famille depuis un an, l'empressement que je ressentais à vouloir présenter Carla à ma famille s'est évanoui... Je regrette tant tout ce qui s'est passé !... Pauvre chère Carla... Ma mère a tellement critiqué mes choix, j'ai trop mal compris, je n'arrive plus à faire machine arrière. Elle semblait détester Carla, l'impression m'en est restée. A présent, je me demande encore si je retournerai dans ma famille avec ou sans Carla pour les fêtes et mon anniversaire. J'ai envie de passer Noël à Saint Malo, manger la bûche familiale, ne pas quitter Carla une seule seconde mais aurais-je le droit de la présenter à mes grands-parents qui ne sont au courant de rien ? Aurais-je le droit de m'afficher devant mes soeurs ? Carla fait-elle vraiment partie du « paysage familial » comme me l'a écrit ma mère ? J'ai peur de retourner là-bas sans elle, peur de les affronter de nouveau, seule.
Je m'arrêterai là, ça fait trop mal de penser à tout ça.
Posté le 27.09.2007 par shenight
Et voilà ! Je retombe doucement dans une phase de morosité... Les jours s'assombrissent, je n'arrive plus à me réveiller avant 13h, j'ai le cafard toute la journée ou presque. Même écrire sur ce blog me devient presque difficile. Bon, là, il y a aussi le fait que je ne peux plus trop écrire aux heures que je préfère : en journée, je suis trop apathique et lorsque je retrouve mon énergie, c'est-à-dire la nuit, je n'ose plus quitter le lit pour veiller sur Carla. Tous les soirs, c'est la même chose : elle tourne et se retourne, me cherche toujours, prenant ainsi toute la place à force de se coller à moi, et grince des dents. Je reste donc jusqu'à 4h à regarder toute sorte de documentaires, je ne loupe aucune reddif' (envoyé spécial, capital, zone interdite, plus belle la vie – ouais ! c'est une série qui vole pas bien haut), sans parler de toutes les séries policières de TF1, etc... J'essaie de me remettre à lire, j'ai encore plein de bouquins non lus dans les étagères, mais comme je ne peux pas laisser la lumière allumée pour que ma Chérie puisse dormir, il m'est impossible de lire. Quand je dors enfin, les mauvais rêves m'assaillent. Même si comme toujours, je ne me souviens quasiment de rien, persiste toujours en ma mémoire le souvenir de meurtre, de sang, de m'être retrouvée à demi nue. Mes angoisses qui s'étaient pourtant calmées me reviennent : peur du noir, peur de l'entrée de la maison où j'ai toujours peur de voir quelqu'un apparaître, peur lorsque je suis seule dans l'appartement, même en journée. Bon, ce n'est pas aussi catastrophique que ça, ce n'est pas vraiment une peur mais juste un sentiment presque imperceptible, comme une idée qui vous traverse l'esprit en un dixième de seconde. J'ai beau savoir que c'est stupide, j'allume souvent la lumière lorsque je vais dans cette partie du studio, juste pour dissiper les ténèbres.
Avec ma Douce, les choses vont mieux, que ce soit au lit ou dans la vie. Il faut dire aussi qu'on ne se voit plus beaucoup : lundi soir, danse pour moi ; mercredi, percu brésilienne pour elle ; jeudi, volley pour elle ; vendredi, répétition avec son groupe. Voilà le programme de nos semaines ! Le mardi, elle a décidé de ne le consacrer qu'à moi, à nous. Sinon, le week-end est à moi et aux autres, c'est selon. Même si ces arrangements ne me dérangent pas vraiment, ça change de cet été où tout son temps m'appartenait. Avant, il arrivait qu'elle puisse rester éveillée jusqu'à 1 ou 2h du matin ; à présent, c'est un miracle si elle atteint minuit. Ce n'est pas grave, il faut juste que je m'habitue à cette nouvelle situation. Mais j'avoue que dans un petit coin de ma tête persiste le souvenir de Kim et elle : ils ne faisaient que se croiser, entre le volley pour elle et le kung-fu pour lui, ils ne se voyaient que pour le dîner. Aujourd'hui jeudi, c'est la journée où je passe le plus de temps seule. Elle finira le travail à 18h30, sera à la maison vers près de 19h et devra être au volley pour 20h. A son retour, nous dînerons et elle se couchera. Peut-être qu'à ce moment-là, je me remettrai au PC mais j'en doute. Pour veiller sur elle mais aussi par respect, il vaut mieux que j'arrête. Il y a environ un an et demi, c'est moi qui étais au lit et mon compagnon de l'époque qui restait sur le net jusqu'à pas d'heure. J'étais vraiment malheureuse qu'il passe tant de temps à parler à ses pseudo amis ou à des inconnus plutôt que de s'occuper de moi qui me languissais dans le lit froid... Je me sentais vraiment seule et délaissée, et je ne veux pas que Carla ait à subir ça. En tout cas, je ne saurais vraiment dire pourquoi mais je m'inquiète pour elle. Si jamais elle allait mal, je sais qu'elle ne me dirait rien jusqu'au jour où une toute petite broutille la ferait fondre en larmes...
Je voudrais parler de mon cours de danse de lundi, de la crise de larmes qui s'y est produite, mais je suis si lasse aujourd'hui. Je suis assise face aux fenêtres du studio et je vois les arbres de la rue. L'automne est bel et bien là, les feuilles roussissent peu à peu sous ce triste ciel gris. Bientôt, le feuillage touffu fera place à de tristes branches et aux immeubles affreux de l'autre côté du boulevard... La seule verdure qui me restera sera mon pauvre bambou amputé sur le bord de la fenêtre. Le pauvre, il en a vu de toutes les couleurs ! C'est Carla qui me l'avait fait livrer au magasin pour la Saint Valentin, avec une belle rose rouge prise dans la spirale. Comme nous n'ouvrions jamais les volets de notre chambre de l'époque, il a commencé à dépérir et j'ai du lui couper une bonne vingtaine de centimètres. Maintenant, il a autant de lumière qu'il lui faut et je veille dessus jour après jour, vérifiant la bonne croissance de ses pousses. Lol ! Je suis comme ses petites grand-mères qui n'ont d'autres soucis que leurs plantes et leurs bêtes. La différence, c'est que chez moi, ce ne sont pas des géraniums et des chats mais u bambou et des rats ! Ça, c'est pathétique ! Un affreux crachin pleut au dehors. Décidément, je n'irai pas rendre ce tailleur à H&M, pas aujourd'hui !
Posté le 24.09.2007 par shenight
C'est étrange, j'ai envie d'écrire mais je n'arrive pas à trouver par où commencer. Je ne sais pas trop quel est le fil conducteur de ce post...
Allez, commençons par samedi. Le week-end s'annonçait pas terrible : Carla avait tout son samedi ou presque de pris et ce n'était pas par moi. Durant la semaine, je lui avais fait part de mon envie de prendre l'air, de quitter un peu la ville dès que possible pour passer un peu de temps loin du stress et des habitudes de la semaine. Mais voilà, sans m'en parler, elle décida d'aller au match de son ancienne équipe de volley et se faire une session de djembé sur les berges avec Yves, un homme rencontré sur le net. Bien sûr, il était prévu que je l'accompagne. De plus, elle était invitée à dîner le soir même par son ami Cyrille (avec lequel je suis assez brouillée). C'était donc un samedi qui ne m'enchantait guère... Le dimanche quant à lui promettait juste une journée à la maison, situation favorable aux prises de bec ces temps-ci.
Finalement, je ne l'accompagnai pas sur les berges, traînant au lit tout l'après-midi, mais finis tout de même par aller au volley. J'étais de mauvaise humeur, ou plutôt, irritable : je m'étais apperçue qu'elle écoutait peu les réponses que je donnais à ses questions ou bien qu'elle ne m'écoutait carrément pas parfois... Le match se passa, nous revîmes Coco avec son petit ventre tendu. La veille, elle nous avait montré les photos de ses échographies, toute fière de nous dire que son petit faisait à présent 6/7cm. Elle était vraiment touchante et attendrissante mais, dieu ! que je suis jalouse ! lol Après, vint l'heure du dîner. Je retrouvai Kim en ville, histoire de ne pas passer la soirée seule tandis qu'elle allait retrouver Cyrille. De mon côté, la soirée se passa à merveille. Malgré mon peu de connaissance de Lyon, je réussis à retrouver la crêperie que je voulais. De vraies bonnes crêpes et galettes, comme chez moi, avec de la musique bretonne et du cidre ! Auparavant, j'aurais dit que c'est un truc à touristes mais ça fait du bien à présent, loin de Saint Malo et Rennes !... Kim me raconta le Bol d'Or, me parla de sa famille et me demanda comment ça se passait pour moi avec le boulot, ma mère, et riait de me voir inquiète à propos de Carla. Cyrille en fait toujours trop et je craignais qu'il fasse encore des folies pour MA Femme, ça n'aurait pas été la première fois : il lui a toujours payé des trucs hors de prix !... Enfin, tout se passa à merveille et le repas fut excellent. En sortant, nous nous étions promis de retrouver Carla et Cyril. Coup de fil, ma belle me racccroche au nez lorsque je ris de l'attitude de Kim. Ca commençait mal ! Finalement, nous retrouvâmes Jim, le frère de Carla, Loulou, leur cousin ainsi que ma Douce et son ami, direction la Bagat'elles pour une shisha et un bon coktail melon-pastèque. Vautrés dans les coussins, je me trouvais à côté de ma Chérie, collée à elle. Je crois que je ne la désire jamais plus que lorsqu'elle est tant 'inaccessible', au sein d'un groupe. C'est lorsque je ne peux plus l'approcher à ma guise que je rouvre les yeux sur sa beauté et que ses quelques gestes de tendresse me touchent autant... Même un simple baiser sur la joue, effleurer sa main... Pour le lendemain, il fut prévu que nous passerions la journée à Chamonix avec Kim et Purdey, la soeur de la belle-soeur de Carla. En rentrant, il se faisait tard et comme nous devions nous lever tôt, nous fûmes vite au lit. Et là, Carla me posa une question : est-ce que ça me dérangerait si elle fumait occasionnellement ? C'était tout à fait hors de question ! Pourquoi commencer à l'heure où l'on voit partout des campagnes anti-tabac et des gens qui luttent pour se défaire de cette addiction ? Elle savait très bien ce que j'en dirais mais voilà, elle n'avait pas attendu mon accord pour s'y mettre : dès le début de la semaine, elle s'était acheté du tabac et ce n'est que ce dimanche, vers 2h du matin que j'étais mise au courant, après Cyrile avec qui elle ne s'était pas gênée pour s'en allumer une !!!! Jalouse et incapable de la comprendre, je décidai de la laisser faire, sachant qu'elle ne ferait sans doute aucun cas de mon avis. Elle avait commencé alors que nous avions parlé de ça quelques mois auparavant et qu'elle savait mon désaccord. Je lui demandai tout de même de ne jamais fumer en ma présence ni à la maison.
Après seulement 2h de sommeil pour moi, il fallut se lever. Finalement, Loulou se joignait à notre petite excursion. Nous récupérâmes tout le monde, un croissant pour la route et hop ! tous en voiture pour Chamonix où un beau soleil nous attendait. En arrivant, nous commençâmes par un pique-nique à la cascade du Dard. C'était vraiment beau et ç'aurait pu être romantique s'il n'y avait eu que Carla et moi lol. Tout se passait bien, l'ambiance était bon enfant jusqu'à de qu'une maladresse ne survienne : Loulou m'envoya un noyau de nectarine d'un coup de pied en plein dans le front ! C'était bien sûr un accident mais AÏEEEEE ! Installés dans les rochers, pas très loin de l'eau, le pique-nique prit bientôt fin pour descendre en ville. Carla m'avait déjà demandé à deux reprises de fumer une cigarette avec Purdey mais je ne cédai pas, pour le moment... Pour se faire pardonner, Loulou m'offrit des bonbons : un grand serpent, le genre que les parents ne veulent jamais vous payer quand on est petit. En sortant, d'un boutique de T-shirt touristiques, Carla me demanda encore de fumer. Et cette fois, je rendis les armes... Nous étions assises sur le bord d'un trottoir et elle m'embrassa, en pleine rue, en plein jour. Je crois même que Kim était assis à côté de moi. C'était inouï ! Elle dit que je sais la manipuler mais moi, je n'ai qu'à me tortiller devant elle pour la faire céder, ça me semble plus innocent que ce qu'elle me fait : elle me prend toujours par les sentiments, elle sait quand m'accorder ses baisers pour obtenir ce qu'elle veut ! Ce baiser avait le goût du passé, le goût de mes premiers baisers, le goût de l'adolescence... C'était très étrange et même temps, si excitant ! Et elle était si sexy avec sa roulée à la bouche et son air victorieux ! Ensuite, j'eus encore droit à plusieurs baisers, devant tout le monde ! J'en était toute effarée, voire même gênée lorsqu'elle me demanda de lui donner son réglisse avec les lèvres lol. J'étais aux anges !!!! Après tout ça, peu importait le reste de la journée. Bon, en fait, le reste fut assez ennuyeux : un combat de vachettes dont l'une qui finit en sang (pauvre bête... elle faisait peine à voir et ces c... d'éleveurs qui laissaient se poursuivre l'affrontement !) et beaucoup d'attente pour rien. Avant de rentrer, Carla, Kim et moi allâmes manger un dernier morceau. Dès que Kim s'éloigna, encore un baiser devant la fontaine ! Peut-être nous a-t-il vues mais dans mon euphorie, je me fichais éperdumment qu'il nous voit ou pas, d'appeler Carla par son nom plutôt que Chérie ou mon Amour. Et pour le retour, dans la voiture, ce fut Purdey qui nous surprit lol.
Une fois à la maison, la fatigue était trop grande : nous nous effondrâmes en un rien de temps. Et c'est ainsi que finit notre petit week-end : avec moult baisers !!!! A présent, j'ai hâte que Carla rentre pour la prendre de nouveau dans mes bras, avant de la laisser pour aller à la danse.
Posté le 19.09.2007 par shenight
Depuis que ma mère, cette emmerdeuse, a émis des doutes concernant mon amour pour Carla, je ne sais plus où j'en suis. Là où il n'y avait que des certitudes, il n'y a à présent tant d'interrogations, et ma pauvre Chérie s'en rend compte. Elle ne me dit rien de ce qu'elle ressent par rapport à tout ça mais je sais que si je lui parle, elle va souffrir, probablement plus que de mon silence. Elle vient de partir aux portes ouvertes d'une association de percus brésiliennes. Avant de sortir, elle m'a demandé ce que j'allais faire, ce à quoi j'ai répondu que j'allais sans doute répondre au mail de Perf. Et là : « tu lui parleras de tes interrogations sur nous... » ! J'étais assise sur le lit, elle, debout face à moi. Son regard inquisiteur ne me lachait pas, j'étais au suplice... Je mourais d'envie de lui répondre mais j'ai peur des conséquences. Même si je me pose la question, je ne veux pas savoir, j'ai peur de découvrir que je ne l'aime plus, peur de la perdre. Je n'arrive pas à savoir ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas, je suis si douée pour me mentir. Dès qu'on se prend un peu la tête, j'ai peur que cela signifie que c'est fini ; quand elle ne me manque pas, je me dis que peut-être je ne l'aime plus mais il y a aussi des moments où je ne me vois pas vivre sans elle, où elle me manque même quand elle dort. Ma mère me reprochait mes idéaux mais n'est-ce pas fou de croire en cet amour que je n'ai toujours vu que dans mes livres ? Je lui en veux tant, à ma mère, d'avoir ainsi jeté le trouble dans mon esprit et dans notre vie qui m'était pourtant si douce. Tout ce bazard ne serait-il pas du à mon ennui perpétuel ? En tout cas, il est une chose sur laquelle mum avait raison : quoi que je fasse, cela fera toujours souffrir Carla... Et je souffre de voir ce que je lui fait. Et si je l'aime vraiment, à quoi bon lui parler de ces bêtises qui me trottent en tête ? C'est le foutoir, je ne trouve aucune réponse et j'ai envie de fuir, fuir avec elle. Loin de ceux qui nous critiquent, loin de ma vie médiocre sans autre présent que ma femme et sans avenir... Elle mérite d'être heureuse, elle mérite ce qu'il y a de mieux et je suis sûre que ce n'est pas moi qu'il lui faut. Mais je ne veux pas la quitter !
Ce qui nous éloigne aussi en ce moment, c'est ma situation. Même si elle a connu la même chose par le passé, elle a oublié ou en tout cas, les rôles ont changé. A l'époque, c'est elle qui déprimait d'être inactive et au chômage, sans savoir ce qu'elle ferait de sa vie, et c'est Kim qui tentait de l'aider. Maintenant, c'est moi qui rame et elle qui déprime de ne pouvoir m'aider ou me tenir la tête hors de l'eau... Cette espèce d'incompréhension dont elle fait preuve me rend irritable à son égard car, alors que j'ai du mal, il faut que je la soutienne... C'est sans doute égoïste de ma part, je le sais... C'est pour ça que je veux toujours lui prouver mon amour : j'essaie de racheter toutes mes boulettes, mes sautes d'humeur, mes colères stupides...
Hier matin, après avoir écrit sur ce blog, je n'ai cessé de penser à elle, au point d'avoir follement envie... J'ai fini par me rendormir et vers 11h30, ce sont ses baisers qui me réveillaient doucement. Elle devait vite retourner au travail mais tant pis, je n'en pouvais plus ! Comme Perf l'a fait remarquer, ce que j'ai écrit est assez contradictoire et je le sais bien. Lorsque je commence à taper, je panique, j'ai peur, j'angoisse et l'écriture m'apaise, tout semble plus clair une fois mes pensées inscrites à l'écran. Peut-être n'est-ce qu'une illusion mais en même temps, je crois sincèrement qu'une partie de mon coeur reste bien à elle et bat toujours, quoiqu'il arrive, pour elle. A présent, j'ai hâte qu'elle rentre pour me jeter à son cou et lui faire encore l'amour...
Posté le 18.09.2007 par shenight
La journée commence mal, encore des larmes. Carla a bien compris que quelque chose clochait ces derniers temps entre nous. Elle passe de très mauvaises nuits, se retournant sans cesse et lorsque je lui en demande la cause, elle me répond qu'elle se fait du soucis pour moi... La nuit dernière, réfléchissant encore à notre relation, j'ai fini par lui demander à 3h30 environ si elle avait toujours envie de moi. Pour elle, il semble évident que oui mais ce n'est pas l'impression que j'ai. Je sais bien que j'ai, de mon côté, une certaine baisse de désir mais je me refuse à croire que cela signifie le déclin de mon amour. Vue ma situation, je crois qu'il est normal que je sois préoccupée et à défaut de lui faire l'amour, j'ai toujours grand besoin de ses bras. Je la vois qui s'inquiète, je veux être honnête mais ça ne la rassure en rien, je n'y arrive pas. Elle sait aussi qu'il m'arrive de me faire du bien en son absence. Qu'en pense-t-elle ? Ai-je vraiment changé ? Suis-je plus distante ? Elle ne veut donner aucune réponse à ces questions mais elle est inquiète. Elle semble si vulnérable, si fragile... Je veux qu'elle soit heureuse mais rien n'y fait. Je ne vais pas bien donc elle ne va pas bien non plus. Je broie du noir et elle fait de même. En fait, je crois que j'étouffe, chez nous. J'ai envie de lui faire l'amour partout mais pas chez nous. Je supporte de moins en moins ces 24m² que je connais par coeur. Je ne peux rien changer ici et je me sens coincée. Le lit me semble de moins en moins confortable pour des câlins. J'ai besoin de changements mais c'est impossible.
Ce matin, c'est donc en pleurs qu'elle m'a laissée pour aller au travail, après avoir tenté de lui expliquer que ce n'est pas d'elle dont je n'ai plus envie, que j'ai besoin d'un peu de temps... Je n'arrive même pas à savoir si je suis vraiment honnête ou si je nous mens à toutes deux... Je sais que moi seule peut répondre aux questions que je me pose mais qu'elle que soit la réponse, il est si douloureux et culpabilisant de le faire. Comment puis-je douter avec une femme si parfaite à mes côtés ? Personne n'a jamais eu tant confiance en moi, personne ne m'a jamais soutenu comme elle le fait, alors d'où sortent ces interrogations ? Peut-être ai-je trop de temps pour penser aux pires bêtises.
J'ai dû lui envoyer trois textos après son départ pour lui dire encore que je l'aime mais elle a peur. Elle a toujours eu peur que je ne la quitte mais là, elle doit se sentir bien proche du gouffre, la pauvre... Lorsque je lui ai dit en plaisantant que je n'aurais jamais payé un week-end aussi cher que celui que nous avons dernièrement passé pour quelqu'un que je m'apprettais à quitter, elle m'a répondu que ça pouvait très bien être pour me convaincre que je l'aimais encore. Que puis-je répondre à cela ? Quoique je fasse, rien ne me semble assez fort pour lui prouver l'amour que j'ai pour elle. Qu'est-ce qui me prend de risquer ainsi de la perdre ?!? Moi-même, je me trouve bien stupide ! Je sais que je l'aime, c'est juste l'enfermement et la déprime qui me font perdre la tête ! Je devrais me jeter à ses pieds, je devrais la choyer comme jamais et qu'est-ce que je fais ? Je lui laisse entendre qu'il est possible que je la quitte ! Pauvre cher Ange ! Elle ne mérite vraiment pas ça... Il faut que je me reprenne, je n'ai pas le droit de la faire souffrir ainsi, si inutilement et injustement.
Allez, une petite surprise pour ce soir : elle ne m'a encore jamais vue avec la dernière guêpière que je me suis offerte. Je pense que ça pourrait lui plaire de me trouver avec en rentrant du travail. Je ferai quelques achats cet après-midi et j'espère pouvoir lui rendre le sourire...
Posté le 18.09.2007 par shenight
Comme mes fans me réclament des nouvelles de l'ANPE et de la danse ;), en voici. Je n'avais pas eu le coeur d'en parler la semaine dernière, après la nuit que je venais de passer, encore toute chamboulée par mes morbides considérations.
Ainsi, vendredi matin, j'avais été convoquée à l'ANPE, près du lieu de travail de ma Douce. Le rendez-vous était fixé à 9h30 mais comme toujours, il faut un peu patienter. Cela n'a rien de gênant mais lorsque l'on est angoissé comme moi, qu'il n'y a pas de salle d'attente ou en tout cas, un petit coin prévu à cet effet, il est très stressant de poireauter dans le hall d'entrée, bien embêtée par ce grand corps dont je ne savais que faire ni où mettre, avec les gens qui passent. L'angoisse stupide qu'on ne me trouve pas lorsque l'on me cherchera, l'appréhension de l'entretien me nouait la gorge et je suais à grosses gouttes... Mon tour vint enfin et je me retrouvai face à une femme, à la main toute molle (j'ai dû lui écraser les doigts en la serrant !) mais gentille, souriante, un peu speed aussi mais il faut dire qu'elle ne peut pas faire autrement, vu le peu de temps qu'elle peut consacrer à chacun. Elle m'expliqua alors qu'il était inutile de me faire passer un bilan de compétences (eh oui ! Je n'en ai aucunes !) mais que par contre, elle allait m'inscrire sur le champ à un programme en groupe auprès d'un de leurs prestataires, un accompagnement renforcé et personnalisé. La réunion d'information aura lieu jeudi prochain, à 9h, il faudra encore se lever tôt... Quant au programme à proprement parlé, il ne commencera que le 28. Normalement, j'avais le choix d'être en groupe ou non mais ma conseillère, considérant que le groupe « apportait une certaine dynamique », ne me le laissa pas. Peut-être n'est-ce pas plus mal... Je ne dirai pas que j'en suis ravie mais je n'en suis pas forcément fâchée. Cette solitude qui m'a si vivement atteinte ces derniers temps me pousse à présent à ne pas rejeter la présence des autres, je l'accepte mais bon, je ne cherche pas non plus le contact... Mais, comme lorsque j'étais enfant ou ado, comme à chaque rentrée, l'idée de découvrir de nouvelles têtes me fait espérer : j'espère me faire des amis ou à défaut, de bonnes relations. Je sais que la chute sera d'autant plus dure si finalement rien ne se passe mais je suis ainsi. Advienne que pourra ! En fait, je ne sais pas trop à quoi m'attendre avec ce programme, tout ce que la conseillère et Carla m'ont dit, c'est qu'il va falloir se poser pleins de questions, se remettre en question, il y aura des séances en groupe et des entretiens avec un conseiller. Comme me l'a dit Manu, un de mes beaux-frères, ça sera : « Bonjour ! Je m'appelle Lucie, etc. », genre réunion des alcooliques anonymes. Si c'est le cas, au secours ! Je veux pas me retrouver assise en cercle, avec tout le monde face à moi... Allez, comme je l'ai déjà dit, ADVIENNE QUE POURRA !!!
Quant à la danse orientale, le premier cours avait lieu ce soir à 20h15. Comme convenu, Carla m'y a emmenée et Cat m'a accompagnée, participant au cours avec moi. En entrant dans le studio, panique à bord : l'entrée est pleine de jeunes femmes, toutes belles ou semblant sûres d'elles. Eh oui ! Ça doit sembler bien idiot mais je me sens mal au sein d'un groupe exclusivement féminin. La beauté et l'assurance font qu'elles ont l'air plus à leur place en ce lieu que moi, qui suis toute perdue et stressée. Une furieuse envie de fuir me prend alors que j'avance avec Cat vers le comptoir pour m'inscrire. Avec toutes les nouvelles adhésions, nous sommes un peu retardées et les autres filles arrivent au compte-goutte. Certaines commencent déjà les présentations, d'autres montrent leurs chaussons de danse ou leurs foulards à breloques. Je reste plaquée au mur à côté de Cat, essayant de me détendre mais rien n'y fait. Ce monde, ce miroir qui me renvoie l'image d'une grande perche au trop long cou, aux bras si stupides, aux mèches folles qui ne veulent décidément pas rester dans leur tresse... La prof nous rejoint enfin et se présente. Petite, des seins magnifiques, une voix douce. Elle m'inspire confiance. On se met en place, moi au fond, sur le côté. Les étirements commence et ma maladresse se fait déjà sentir : je ne suis pas souple, je n'arrive pas à toucher mes pieds sans fléchir les genoux, contrairement aux autres, je ne suis pas non plus gracieuse... Je fais de mon mieux, le résultat doit être si beau, à en voir la prof, je dois juste m'accrocher et prendre confiance. Malgré ma bonne volonté, ce fut un peu pénible : je déteste vraiment ce corps trop grand avec ces poteaux que sont mes bras, ce ventre qui gronde de faim et ce dos tordu qui fait si mal !!!! Eh oui ! Le plus dur fut de rester droite une heure durant. Avec la scoliose que j'ai (merci Papa !!! grrrr !), c'est vraiment douloureux. Mais je me suis lancé le défi de réussir, ou au moins tenir quelques semaines. C'est si beau, la danse orientale ! Il faut que j'y arrive ! Je veux apprendre à contrôler ce corps, apprendre à me mouvoir avec grâce, que mes bras trouvent enfin une utilité lol. En tout cas, même si j'ai l'impression de n'avoir rien fait comme il fallait, que je me sens décidément bien tarte, il est quelqu'un qui est fier de moi : ma Femme. Elle a tenu à ce que je lui montre ce que j'avais fait en cours et bon gré, mal gré, il fallut y passer. Je lui montrai mes bêtises, ces mouvements que je n'arrive pas à faire aussi parfaitement que je le voudrais, et elle de me dire que je fais tout très bien. Quel amour !
Voilà, je retournerai normalement toutes les semaines à la danse et ma recherche d'une nouvelle orientation professionnelle va enfin réellement commencer. Je renoue avec le monde, j'espère m'en sortir sans trop d'égratignures...
Posté le 14.09.2007 par shenight
Hier soir, comme toujours, j'avais du mal à m'endormir. J'avais éteint la TV et comme je venais de m'acheter des livres à la Fnac, j'en entamais un : ''Couples gays, dix hitoires de familles homosexuelles''. Je n'ai pas d'amis et encore moins d'amis gays, et je suis avide de savoir sur le sujet. J'ai besoin de voir, savoir, comment ça se passe pour les autres. Je ne peux poser de questions à personnes alors je me tourne vers mes amis de toujours : les livres. Ainsi, dès que j'en trouve traitant de l'homosexualité, de l'homoparentalité, je me jette dessus et les dévore. Tiens, petit coup de gueule !!! A la Fnac, il est rare de tomber sur ce genre de livres car on n'y vend que les livres récents , qui sortent tout juste, en nombre très limité, et où sont-ils rangés ? Au rayon société, sociologie ! Eh oui ! À la Fnac, les gays sont un cas sociologique ou un phénomène de société ! Allez chez Décitres ou en librairie Privat, ces mêmes livres sont classés avec ceux concernant la sexualité et la famille, ce qui me semble plus normal !
Je disais donc qu'hier soir, j'entamais tout juste mon dernier bouquin et comme le sommeil ne venait pas alourdir mes paupières, je lus les deux premières histoires. La première concernait un couple gay, parlait de leur rencontre et de leur vie à deux. Ces deux hommes avaient 24 et 49 ans, ce qui, comme on peut facilement le comprendre pose la question de la mort ou plutôt de la perte (toujours prématurée) de l'être aimé. La deuxième histoire racontait les débuts d'un couple lesbien dans les années 43/44. Ces deux femmes ont à présent 78 et 79 ans, et là encore, l'idée de mort, de perte de l'autre était très présente. Ces deux témoignages étaient si touchant ! Et lorsque ces deux femmes évoquèrent leur première Gay Pride en 2000, la première fois qu'elles se sont tenu la main en public, les vanes se sont ouvertes !... Tout était si touchant, si beau que j'en arrivai à me demander si j'étais vraiment amoureuse de Carla. Je ne ressens pas les choses comme ces gens si aimants alors est-ce de l'amour que je ressens ? Ma mère aurait-elle raison en disant que je ne suis pas amoureuse ? J'avoue que je me pose régulièrement la question... Et c'est le genre de chose qui fait mal quand on y pense. Je sais que d'une façon ou d'une autre, je l'aime et jamais je ne voudrais la perdre mais est-ce ça l'amour ? Peut-être est-ce juste de vivre ensemble, repliées sur nous-même, surtout en ce moment où je suis toujours au bord de la déprime, sans que je ne voie qui que ce soit d'autre, qui me travaille et émousse un peu la passion... Je ne sais... Et puis, l'idée de mort me trottait aussi en tête. C'est peut-être idiot, je n'ai que 22 ans, j'ai encore la vie devant moi mais j'ai peur de mourir un jour d'un cancer, peur aussi de la solitude et du manque si je venais à perdre ma femme. Je me sens si seule lorsqu'elle ne fait que dormir, alors qu'est-ce que ce serait si ?... Concernant ma propre mort, ma mère est bénévole aux soins paliatifs et les cancers sont si fréquents. Sinon, mon grand-père paternel est mort d'un cancer du colon et mon grand-père maternel a failli mourir d'un cancer au niveau des cordes vocales. Quant à moi, avec ma peau, mes yeux et mes cheveux clairs, j'ai un 'physique' à risque, sans parler des brûlures de mon enfance. Et puis, cette parano que les médias et le corps médical font régner !... Allez chez le gynéco tous les ans pour prévenir ou déceler un cancer du sein, de l'utérus ! Ne fréquentez pas les lieux enfumés sinon cancer du poumon ! Ne vous exposez pas au soleil sinon cancer de la peau ! On meurt à présent sans aucune maladie, même avec la plus parfaite hygiène de vie : quand j'étais adolescente, un ami de ma mère est mort d'un cancer du poumon qui s'est généralisé. Il avait bien 70 ans, sportif, jamais fumé de sa vie, mangeant bio et très équilibré ! Comment est-ce que ça a pu arriver ? Son agonie fut longue et douloureuse... Mourir n'est pas un problème pour moi, c'est la façon de quitter ce monde qui m'effraie. Je ne veux pas me voir partir en miettes, je ne veux pas souffrir, je ne veux pas perdre le contrôle de mon corps ou de mon esprit. C'est donc sur ces réflexions tristes au possible que je me suis mise à pleurer à gros sanglots sans pouvoir m'arrêter. Carla s'était réveillée et tentait de me consoler. Mais je ne voulais pas de mots, aucun ne peut me rassurer, j'avais juste besoin qu'elle me serre dans ses bras, la tête sur sa poitrine... A force de me voir pleurer, elle désespérait de ne pouvoir me calmer et c'est elle qui finit en larmes dans mes bras. J'ai beau lui dire que c'est dans ma nature, que je suis quelqu'un de tourmenté, de torturé comme dit ma mère, elle ne veut rien entendre et prend ma tristesse comme un reproche, la preuve qu'elle ne peut rien de bon pour moi. Elle sait que j'ai fait des progrès depuis que nous sommes ensemble, mais comme elle m'a peu connue auparavant, elle ne sait pas à quel point j'ai changé.
C'est ainsi que ce matin, je me levai les yeux cernés et les paupières encore lourdes des pleurs de la nuit. Parfait pour aller à l'ANPE ! Petite bêtise : j'étais si fatiguée que je n'ai pas fermée la porte à clé en sortant...
Ce
blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus