Posté le 02.08.2007 par shenight
Me voici de retour à Lyon et au chômage. Ca me fait pas mal de temps à perdre, du temps parfois occupé avec Kim, l'homme qui vécut 5 ans avec Carla. C'est étrange, hein ! Je m'étais toujours dit qu'il était malsain de se lier avec les ex mais voilà, Kim est la seule personne que je cotoie qui ne soit pas de la famille de Carla et donc, ici à Lyon, il est malheureusement la seule personne que j'arrive à considérer comme un ami. Mais cela n'a pas toujours été le cas...
Depuis que je connais Carla, elle me dit qu'il est l'homme de sa vie, qu'il était le gendre idéal, qu'il était (ou est ?) le père de ses enfants. Pas évident de se sentir en confiance quand plane l'ombre de l'autre, si parfait. A cause de cela, les débuts furent un peu difficiles mais Carla se faisant tellement douce et réconfortante lorsque je me mettais à trop douter que mes craintes ont fini par s'estomper. Par contre, dès qu'il était question qu'ils se voient en tête-à-tête, je n'en pouvais plus. La première fois qu'ils se sont revus, plusieurs mois après leur rupture et le début de notre relation, j'étais au travail. Carla m'envoyait des textos pour me rassurer mais rien n'y faisait. En montant dans la voiture pour rentrer, je me suis effondrée et ai fondu en larmes... Plusieurs fois, ce scénario se répéta. Au nouvel an, quelques minutes avant minuit, j'étais partie m'allonger dans le noir, toute en pleurs de ne pouvoir embrasser ma femme comme tous les autres couples présents à la soirée. Carla a fini par monter mais pour se précipiter sur son portable en reconnaissant un appel de Kim. Ils se sont ensuite rappelés et contre toute attente, Carla partit s'enfermer pour n'être ennuyée par personne, moi y compris. Lors de cet appel, il l'invita au restaurant pour son anniversaire : il voulait lui en mettre plein la vue ! A cette époque, Kim avait entendu parler de moi mais il n'était pas au courant de notre relation.
Le temps et quelques indices (une bague, le lit commun...) lui mirent la puce à l'oreille et ce n'est qu'après 'dénonciation' de la belle-soeur de Carla toujours trop indiscrète, que Kim apprit la nouvelle. A présent, nous sommes en assez bons termes, même si je sais qu'il est toujours amoureux... Nous nous voyons parfois tous les deux, parfois Carla et lui, d'autres fois nous trois.
Pour Carla, le savoir avec moi n'est pas toujours évident. Elle le sait à l'affut parce que célibataire et mon amour des décolletés devient problématique lorsque ses yeux plongent dedans... Il y a aussi le fait que Carla est jalouse de chaque personne avec qui je passe de bons moments à rire et plaisanter. Je sais bien que le problème, dans de cas, est le peu de confiance qu'elle a en elle : elle se sent mise à l'écart, pense que je n'ai pas besoin d'elle, ce qui est faux !
Avant-hier, j'ai passé l'après-midi à me promener à pied avec Kim puis nous nous sommes posés sur des transats à la terrasse d'un bar-péniche. Nous avions convenu de prendre un verre, d'aller ensuite chercher Carla à la sortie de son travail puis de retourner boire un verre avec elle. Vers 17h10, elle m'appela pour m'avertir qu'elle sortait 20min après et demandait où nous retrouver. Elle semblait contrariée, triste de m'entendre rire des bêtises de Kim... A son arrivée, elle était fâchée bien qu'elle tentât de le dissimuler...
Et hier soir, ce fut l'apothéose ! Il nous avait invitées à dîner chez lui pour nous faire goûter les crêpes suzettes. Une fois là-bas, personne n'arrivait vraiment à entamer une discussion. A table, nous ne faisions que manger ou presque. En dehors, Carla allait le voir à la cuisine et là, aucun problème pour parler. Et puis, là encore, mon décolleté la gênait alors que le sien, plongeant preque jusqu'au bout des seins ne devait pas me poser problème ! Soit-disant parce qu'elle a beaucoup moins de sein que moi ! Lorsqu'entre deux plats, elle vint me rejoindre sur le canapé, mes tentatives de baisers et de caresses l'exaspérèrent et c'est furieuse qu'elle se tourna vers moi et me lança : " Et pourquoi pas aller sur le balcon se rouler d'énormes pelles ?!?" Ca n'a l'air de rien mais ce langage et le ton qu'elle prit étaient loin de lui ressembler. Elle me laissa là, abasourdie et furieuse de cette réaction. Le reste de la soirée se passa presque sans un mot... Pour le dessert, je regardais la TV de mon côté pendant que Kim et elle discutaient avec beaucoup plus d'aisance qu'auparavant. Je me sentais exclue, mise de côté. J'étais à table avec eux mais ils ne parlaient qu'entre eux. Lorsque je me retournais de leur côté, rien.
Ce n'est qu'après un retour lourd de silence, que je me décidais à parler à Carla. Je lui expliquai donc ce que j'avais ressentie mais encore fâchée de mon incompréhension concernant le fait de s'embrasser chez Kim, elle me lâcha : "oh ! pauvre petite Rémi !" Sur ce, je me suis installée pour dormir par terre. Dans la nuit, elle s'énerva contre mes rates et enferma l'une d'elle dans un petite cage sans eau ni nourriture pour finalement la mettre dans la douche... Qu'elle s'en prenne à moi, passe encore, mais à mes animaux qui n'ont jamais rien demandé, hors de question ! Je suis donc allée dormir sur le sol de la salle-de-bain... A 8h, je me réveillai et elle n'était plus là...
Voilà comment la situation délicate qu'engendre la présence de Kim combinée à mon caractère à la con et le sien nous mène à des disputes hors du commun !...
Kim ne pose pas de problèmes qu'entre ma femme et moi, mais aussi avec le reste de la famille ou juste avec lui...
En effet, comme je l'ai déjà dit, il est toujours amoureux d'elle et c'est assez délicat à gérer. Carla a toujours besoin de lui car c'est son seul ami, idem pour moi, mais qu'en est-il de son côté ? Nous n'en savons rien. Il m'a dit de ne pas parler de Carla mais pourtant, elle est notre sujet de conversation le plus récurent. Pour ma part, j'ai du mal à trouver la limite de ce que je peux dire ou dois taire... A côté de ça, les mauvaises langues risquent en plus de jaser pas mal ! Il nous fréquente maintenant plus que Cat, la belle-soeur de Carla qui l'a aidé à surmonter leur rupture, et comme elle est assez exclusive en amitié et toujours trop rapide à tirer des conclusions, on craint qu'elle ne voit dans tout cela qu'un ménage à trois...
Pourquoi les choses ne peuvent-elles être simples ?...
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Posté le 22.07.2007 par shenight
Après une longue absence, me voici de retour sur mon blog à l'occasion de mon séjour dans ma famille en Bretagne.
Depuis ce 14 juillet, cela fait un an que je suis avec ma Chère et tendre, et cela fait aussi environ 10 mois que ma mère est au courant. J'étais en Allemagne, sur le point de rentrer au pays, et c'est dans une lettre que je lui ai appris ma relation avec Carla et que dorénavant, je vivrais avec elle à Lyon. Ma mère étant quelqu'un d'assez ouvert, je ne pensais pas qu'elle pourrait le prendre mal. En effet, depuis quelques temps, c'est chez elle que venait se réfugier notre jeune voisin gay lors des rares passages de son homme. En ce qui concernait mes petites soeurs, elles connaissaient la nature de leur relation donc je pensais que la mienne ne serait pas un problème mais sur tout ces points, je m'étais bien trompée...
Lorsque ma mère a appris que je restais avec Carla dans sa famille, j'ai eu droit à un savon monumental par téléphone. Je sais bien que l'idée que je vive chez mes beaux-parents puis chez ma belle-soeur lui déplaisait au plus haut point. Par mail, elle a ensuite fait le parallèle avec le comportement de mon père (que je déteste et ne vois plus depuis des mois voire années). Malgré tout, rien ne me montrait qu'elle n'avait rien contre ma relation. Pendant des mois, pas un mot sur ma femme, un ton froid et distant dès que je commençais à en parler. Ce n'est que lorsque je dus intervenir auprès de mon paternel qu'elle a commencé à glisser de temps-en-temps un "bonjour à Carla". Malgré tout, je la sentais toujours assez froide...
Pour ce qui est de mes petites soeurs de maintenant 7 et 12 ans, elles ne sont pas encore au courant de tout... Elles savent bien sûr que je vis ave Carla, elles savent que nous n'avons qu'un petit studio et dormons dans le même lit, mais en parlant avec elles, je me suis apperçue qu'elles n'avaient pas encore compris. Ce qui est dur, c'est qu'Anjela, la plus âgée des deux, risque de m'en vouloir le jour où elle apprendra la nouvelle. En effet, malgré de nombreuses prises de bec, nous avons toujours été très proches et je me suis toujours assez confiée à elle. A présent, j'ai peur qu'elle découvre la vérité par elle-même et m'en veuille de ne pas lui avoir fait confiance... Si je pouvais, je leur dirais, mais Louise, l'aînée de mes soeurs, me répète que, puisqu'elles m'ont toujours vue avec des hommes, cela pourrait les choquer. De plus, puisque je suis leur grande soeur, cela pourrait susciter chez elle des poblèmes identitaires... Est-ce vrai ? Suis-je une menace pour l'équilibre de mes soeurs ? Je ne le crois pas mais je n'ai pas le choix. Ma mère semble me vouloir discrète, ce que je ne sais pas faire, et Louise veut mon silence.
Dans ces conditions, comment venir voir ma famille avec ma femme ? Je n'ai pas trouvé de réponse donc pas de confrontation pour le moment... Maintenant, ma mère en veut à Carla et moi. Mais bien sûr, rien n'est dit. Elle tire juste une tête de trois mètres. Pour le reste des commentaires, il faut tendre l'oreille lorsqu'elle me croit encore endormie et là : "Soit-disant que carla a fait des photos de chez elles pour moi mais elle n'est pas venue à la maison, elle ne me dit jamais bonjour au téléphone, etc..." Comment répondre à ces accusations portées en traître ? Je n'ai pas le courage de me rebiffer et je crains ma mère comme dans mon enfance... Mais Carla est la personne la plus attentionnée que je connaisse, elle a tout fait pour améliorer ma relation avec ma mère, me rappelant de l'appeler, proposant de lui envoyer des photos, de lui ramener un cadeau.
Je ne voulais pas qu'elles se rencontrent. Je ne voulais pas savoir ma mère juger Carla, faire des commentaires ensuite avec mes soeurs sur tout ce qu'elle aurait dit ou fait ! Je sais que ma Douce aurait largement été à la hauteur mais plusieurs mauvaises expériences par le passé me freinaient. Et puis, je n'avais pas envie de surveiller tous mes gestes et mots ! Cesser de l'appeler Chérie pour lui donner son prénom qu'elle déteste, rester à distance en permanence, ne pas pouvoir laisser glisser une main sur sa cuisse ou même, juste l'embrasser sur la joue... Je suis quelqu'un de très démonstratif en amour et tenter d'être discrète me rend encore plus maladroite et les boulettes sont d'autant plus énormes !...
J'ai essayé de parler de tout ça avec Louise mais elle n'a pas le même caractère que moi et sa relation avec notre mère est bien différente. A 17 ans, elle est bien plus libre que je ne l'ai jamais été au sein de notre foyer familial. Alors si j'ose dire un mot contre ma mère ou exprimer mes inquiétudes, elle trouve cela ridicule et défend ma mère... Quand à Wen, le jeune gay qui venait chez nous, il n'a rien trouvé de mieux qu'aller répéter à ma mère le peu que j'en avais dit...
Donc voilà, l'incompréhension règne et à la prochaine occasion, je devrai emmener Carla chez ma mère... J'appréhende déjà énormément !
Enfin, pour ce qui est de mon père, je n'ai pas eu le droit de lui dire lorsque j'en ai eu l'occasion l'hiver dernier. Mes parents, divorcés depuis 21 ans, leurs rapports sont encore catastrophiques. Mon père la rend responsable de tous les maux de la Terre et s'il apprenait mon homosexualité, il l'accuserait encore de m'avoir montée contre les hommes, que selon lui, elle a toujours détestés !... C'EST PATHETIQUE !!!!
Je sais que par rapports à certain(e)s, je ne m'en sors finalement pas trop mal mais pour quelqu'un d'angoissé, tout est source de tracas, même lorsque tout est simple et limpide...
Posté le 31.05.2007 par shenight
Demain, après avoir vécu 8 mois dans la famille de Carla, nous emménageons enfin ensemble dans un studio en ville. Faute d'avoir les moyens et un PC, ce blog risque de ne plus être très souvent tenu mais comme il s'agit avant tout de mon journal, je ferai en sorte qu'il ne tombe pas dans l'oubli.
Pour nous, après ces longs mois de vie de famille plus que de vie de couple, va enfin s'écrire une nouvelle page de notre histoire à deux. J'ai très peur des conséquences que cela aura sur sa vision de moi. Je suis bordélique, pas trop portée sur le ménage, je ne sais pas cuisiner et surtout, j'ai un caractère de chien. Il n'y a sans doute pas de raison que son amour cesse, elle me connaît, bien mieux que je ne la connais certainement, mais sait-on jamais...
Enfin, pour le moment, c'est le bonheur. J'ai envie de faire tous les magasins pour acheter les multitudes de choses qui nous manquent et j'ai tellement hâte de passer le pas de NOTRE porte avec elle...
A bientôt, donc...
Posté le 31.05.2007 par shenight
Quand on est lesbienne mais q'uon ne connaît absolument pas le millieu, comment faire pour sortir ? Voilà la question qui se pose à Carla et moi depuis que nous vivons ensemble...
Avant, c'était les établissements hétéros. C'est ce à quoi on pensait en premier, surtout pour sortir avec des amis. Au début, ce n'était absolument pas dérangeant : Carla avait tendance à se faire discrète et évitait de trop nous faire remarquer ou alors, nous étions au sein d'un groupe et personne d'extérieur ne venait nous parler. Mais que ce soit par rapport aux amis, aux autres en général, danser ensemble aussi proches qu'on l'aurait voulu n'était pas trop souvent possible. Tout le monde connaît l'attirance de certains mâles pour les lesbiennes ou les critiques qu'ils peuvent émettre, nous n'en avions pas encore été trop 'victimes' mais bon, nous savions à quoi nous attendre.
Il y a quelques jours ou semaines, Carla décide de me sociabiliser un peu et me pousse à organiser une sortie avec mes collègues de travail, toutes au courant de notre relation et n'ayant aucun soucis avec. Direction le Kubalibre, club qui organise des enterrements de vie de jeunes gens mais aussi bar de nuit. En arrivant là-bas, plusieurs enterrements au programme. En attendant les autres qui paient encore le vestiaire, nous nous dirigeons vers la piste. J'avais très envie de profiter de ma soirée et de passer un bon moment avec ma femme. Aussi, je l'ai tout de suite enlacée pour quelques déhanchés collé-serrés. Et là, plusieurs vieux et affreux mâles se mettent à nous regarder d'un oeil lubrique !... Beurk ! Les autres arrivent et nous finissont par les rejoindre. Au final, mes collègues auront eu l'air de s'ennuyer, même celle qui avait décidé de la destination. Quant à Carla et moi, nous passâmes presque tout notre temps à danser ensemble, plus ou moins étroitement.
Le plus 'drôle' fut lorsqu'un des fiancés descendit de l'étage avec toute sa clique et nous souhaita de bientôt connaître les joies du mariage. A ma grande surprise, ce fut ma Belle qui répondit que nous n'y avions pas droit (d'habitude, c'est ma réplique, ça !). Etonnement des deux hommes face à nous, explications, réactions. Le fiancé nous félicite, nous dit qu'il est bien de nous assumer et que si cela fait notre bonheur, pourvu que ça dure. Il fut bien sympathique et ça fait du bien. Son pote ? "Oooooh ! moi, je vous crois pas ! c'est juste pour attirer les mecs ! bah alors ! allez-y ! embrassez-vous !" Pauvre type... Selon lui, nous étions trop jolies pour être vraiment lesbiennes. Selon le futur marié, nous étions mignonnes, voilà tout.
Sinon, un inconnu accoudé au bar près de moi qui nous regardait toujours étrangement et qui, lorsqu'un nain de jardin aux muscles prohéminents est venu faire son strip-tease, me disait de passer devant pour mieux voir. Qui a dit que ça m'intéressait de voir un homme haut comme trois pommes et tombé dans la friteuse se tortiller et se déssaper ?
Après cet épisode, les lieux hétéros n'étaient plus trop de notre goût et puis, au moins par curiosité et dans l'espoir d'avoir la paix, l'idée d'essayer une boîte gaie a fait son chemin. L'occasion s'est présentée le week-end dernier, suite à une invitation d'un des nouveaux contacts internet de Carla, un jeune gai de 20 ans.
Le rendez-vous fut donc fixé samedi dernier aux abords de la Place des Terreaux avec I. et un de ses amis pour nous rendre ensuite au DV1. Aucun de nous ne connaissait vraiment et il nous fallut un peu de temps pour trouver. Il faut dire aussi que l'entrée est très discrète, voire invisible : juste une porte dans un renfoncement, avec DV1 peint en blanc sur le fronton. Seul l'oeil averti peut trouver ! J'étais morte de peur, pleine d'a priori mais finalement, ce fut une agréable soirée. Au début, je m'inquiétais de savoir comment j'allais réagir en voyant des couples gays ou lesbiens. Ca peut sembler idiot mais j'avais peur de rougir ou de montrer une quelconque émotion. Au final, je fus un peu déçue : le club était plus gay friendly que gay. J'ai pu danser à ma guise avec ma femme mais ce ne fut pas sans qu'un crétin ne nous aborde en demandant s'il pouvait se joindre à nous. Il n'était pas méchant mais agacée d'être dérangée là où je pensais pouvoir être tranquille, je lui dis d'aller voir ailleurs si j'y étais. "Vous êtes hétéros, bi, lesb ? Lesb ? - Ca se voit pas ? - Echangistes ? - Non ! - Jalouse ? - Pas prêteuse !!!!" Je crois que j'aurais préféré que le club soit juste gay, je me serais senti mieux. Enfin, malgré tout, ce fut une bonne soirée mais trop de fatigue et d'électro ont eu raison de nous.
A présent, toujours aussi angoissée par ce qui se dit sur le milieu, je préfère dans le fond fréquenter à l'avenir des boîtes exclusivement gays, en espérant ne plus avoir affaire à des mâles à l'esprit tordu...
Posté le 18.05.2007 par shenight
Suite à l'histoire de la bague hier, ma femme et moi nous sommes un peu pris la tête. Ce n'était pas une dispute mais chacune de nous était triste et semblait avoir du mal à comprendre l'autre. J'avais fini par m'isoler et me réfugier sur ce blog où je me suis mise à écrire. Je savais bien qu'elle pouvait me surprendre n'importe quand mais tant pis. Eh non ! elle n'était pas au courant que je m'étais mise à raconter ma vie sur le net. Je craignais qu'elle ne comprenne pas, n'apprécie pas de voir notre vie débalée à n'importe qui ou tout simplement, je me disais que tout ce que j'écrivais, elle le connaissait déjà par coeur.
Quand je parle de solitude, cela veut dire que je n'ai qu'elle, que je ne vis que pour et par elle, que la seule personne qui attache un tant soit peu d'intérêt à mes soucis, aussi futils soient-ils, c'est ma femme... Oh ! biensûr, je suis comblée de l'avoir mais avec le temps cette espèce de promiscuité risquerait de nuire à notre couple peut-être.
Nous nous sommes connus sur le net il y a maintenant un an, chacune venant de rompre avec son homme. Les débuts furent difficiles : je vivais en Bretagne, elle à Lyon. Deux fois, elle a fait l'aller-retour juste pour moi et la deuxième fois, je l'ai suivie. Entretemps, j'avais décidé de partir un an comme fille au paire à Münich. Ces petits séjours à ses côtés me confortèrent dans l'idée que je ne voulais plus la quitter mais malheureusement, j'avais donné ma parole à la famille d'accueil. C'est la mort dans l'âme que j'ai quitté le pays le 21 août... Ce fut réellement une torture pour l'une comme pour l'autre mais je croyais au début avoir pris la bonne décision. Je devais m'éloigner de ma famille et comme j'étais à découvert à la banque, que je n'avais aucune expérience professionnelle ni diplôme, partir m'avait d'abord semblé un bon moyen de me remettre sur les rails et de réfléchir à mon avenir. C'est donc triste mais pleine d'espoir que j'ai quitté ma famille, mes rares amis, mes rats, tous mes repères et surtout, mon Amour.
Une fois en Allemagne, L'HORREUR !!! Trois enfants ingérables qui se ligaient contre moi, des parents trop permissifs, je n'y arrivais pas. Sans compter que je ne pouvais plus articuler un seul mot d'allemand. Les leçons du lycée me semblaient bien loin !... Ma Carla me manquait un peu plus chaque jour et je passait des heures sur mon lit à lui écrire. De son côté, elle m'envoyait des mails que je ne pouvais jamais lire : je n'avais pas le droit de toucher au PC ou presque. Le jour où la mère de famille m'a demandé quand est-ce que je serais sûre de rester, j'ai sauté sur l'occasion pour lui annoncer ma volonté de partir. Evidemment, j'ai écoulé plusieurs dizaines d'euros en cabine téléphonique pour consulter ma femme : si je revenais au pays, c'était pour vivre avec elle ! Les évènements se sont enchaînés, je suis rentrée plus vite que prévu ou plutôt, on m'a virée du jour au lendemain et le 9 septembre, je retrouvais ma Belle sur le quai de la Part-Dieu, le coeur battant la chamade et deux grosses valises derrière moi.
Depuis, nous vivons chez l'une de ses soeurs, avec mari et enfants, dans ce qui était leur bureau et je suis finalement devenue caissière. Vivre au crochet des gens, faire un job que je déteste, manger asiatique (lol) et manier des baguettes, j'ai tout fait par amour pour elle. J'ai pu le faire parce qu'elle était (et est encore) mon courage. Mais voilà, je suis quelqu'un de très timide et réservé alors depuis le mois de septembre, je n'ai toujours pas réussi à me faire des amis, ni même quelques relations. Les personnes que je côtoie sont ses soeurs, ses amis, mes collègues et je n'arrive pas trop à leur parler de tout ce qui peut me tracasser. Elle tente bien de me faire sortir, de me pousser à inviter les autres caissières à boire un verre mais rien n'y fait.
Aussi, hier soir, lorsqu'elle a lu mon blog, lorsqu'elle a un peu plus réalisé ma solitude et l'absence de personne à qui je puisse me confier vraiment, elle pleurait... Elle pleurait de me voir croire qu'elle ne veut pas de moi, de ma solitude, de tout. Mon pauvre Amour !... Qu'il est dur de voir ses larmes si rares...
Mais oui, ce blog est un paliatif à la solitude. Solitude d'une petite gouine qui a tout laissé derrière elle, hormis sa femme, et qui essaie de se reconstruire, de retrouver des repères. Ici, à Lyon, je n'y arrive pas trop pour le moment. Et puis, qui aurait envie d'écouter mes confidences, mes craintes, mes angoisses ? Qui supporterait d'entendre parler de ma vie de lesbienne avec toutes les interrogations que cela génère en moi ? Même ma famille ne veut rien savoir...
Ma vie ne me sert qu'à vivre auprès de ma femme. Je vis juste pour elle, elle m'est tout. Je travaille pour que nous puissions bientôt vivre ensemble, chez nous. Je me lève pour passer du temps avec elle. Je mange parce qu'elle me le demande. Je me soigne parce qu'elle s'inquiète de ma santé. Je dors parce qu'elle dort aussi et parce qu'il faudra encore se lever et recommencer. Voilà que je déprime à fond ! Comme je la plains mais je l'aime tellement !!!!.....
Posté le 17.05.2007 par shenight
De 17 à 21 ans, je n'ai connu, aimé, couché qu'avec des hommes. Une femme est entrée dans ma vie et a tout bouleversé, faisant de mes doutes des certitudes. Tout va pour le mieux avec elle sauf que nous sommes homo et la loi de notre pays évidemment ne nous offre plus les mêmes perspectives d'avenir...
Elevée depuis mon plus jeunes âges aux contes de fées, aux histoires de princes charmants, de "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants", j'ai toujours rêvé de finir ma vie comme une princesse : heureuse, mariée et mère de famille. A côté de ça, il faut voir que la ou les familles dont je suis issue sont un gros bordel : parents divorcés pour mes 2 ans, remariés chacun de leur côté, ayant eux d'autres enfants, autant dire que les familles détruites et recomposées, c'est un domaine que je connais bien. Je rêvais donc d'une famille à moi, avec mes enfants et mon mari, tous plus aimants et aimés les uns que les autres. Comment fait-on alors lorsque le mari devient la femme et les enfants, hypothétiques, irréels, abstraits ?
J'aime ma femme comme personne, je veux l'épouser mais c'est légalement impossible. Le PACS alors ? Elle n'y tient pas tant que ça. Les enfants ? Pas d'actualité. Nous n'avons pas les mêmes aspirations et progressivement, je dois faire des croix sur ce à quoi j'ai toujours tenu... Mais c'est un dur cheminement qui fait bien mal au coeur... Je sais bien qu'entre ce qu'elle dit et pense, il y a parfois un large fossé, qui ne sert qu'à tenter de la préserver mais le décodage est parfois impossible.
Le premier coup que j'ai reçu, ce fut un matin où, encore toutes deux couchées, elle s'est mise à pleurer dans mes bras : elle avait toujours considéré son ex comme le père de ses enfants et encore maintenant, elle espérait que cela puisse être. Non pas qu'elle l'aime, mais il est vrai que c'est un type bien et elle aussi de son côté avait des projets d'avenir. Avoir des enfants n'était plus très loin pour elle... Ce jour-là, j'ai pris conscience que je n'étais qu'une femme !... Ca peut paraître stupide mais je m'étais toujours dit que du jour au lendemain, je pouvais avoir un enfant, il suffisait de me faire sauter par le premier venu et j'aurais eu un bambin rien qu'à moi. Précisons que je veux un enfant depuis l'âge de 17 ans. Aussi, ce matin-là, j'ai réalisé à quel point il serait dur d'avoir dorénavant un enfant, qu'il m'était impossible de porter en moi un enfant issu nos gènes à toutes deux. Je n'avais pas de queue et j'en pleurais pendant plusieurs jours, souffrant de voir des enfants ou des parents parler des leurs. Un bébé n'était plus issu de l'amour mais juste de la biologie !!!!
Avec les mois, j'ai commencé à me faire à cette idée ou plutôt à me résigner mais ce ne fut pas sans peine. Aujourd'hui, nous en parlons régulièrement, comment procéder, avec ou sans donneur connu, où, etc... J'ai besoin de ça, besoin de (sa)voir que nous pouvons fonder une vraie famille, malgré notre sexualité stérile, malgré les lois françaises, malgré tout. Mais depuis aujourd'hui, elle m'a demandé d'arrêter. Mettre des mots sur tout ça lui rend les choses plus douloureuses, de toute façon "ce n'est pas d'actualité".
Alors voilà, les enfants, ce n'est pas pour maintenant. Notre situation socio-professionnelle n'est pas au beau fixe, surtout la mienne, nos finances pas terribles et puis, notre couple est trop jeune. Je sais bien que ce n'est pas le moment ! Quant au mariage au Québec, chose dont j'ai toujours parlé avec plus ou moins de sérieux ? Pas encore d'actualité non plus faute de moyens d'abord et peut-être aussi d'envie de sa part. J'ai besoin d'officialisation et aussi de sécurité. Malgré mes familles éclatées, je veux encore croire au mariage et que si elle me dit oui un jour, ce sera pour la vie. Tout le monde depuis toujours m'a quittée, j'ai en quelque sorte besoin de l'enchaîner virtuellement à moi. Je sais que c'est un leurre mais je veux y croire...
A défaut de tout ça, je voulais qu'elle porte une bague venant de moi. Lorsque j'ai du me séparer d'elle pendant quelques semaines pour partir en Allemagne l'été dernier, je lui en avais laissé une. Malheureusement, comme elle est un peu trop grosse, elle a tendance à parfois l'écorcher. Je lui avais donc dit dernièrement que j'allais lui en offrir une plus belle, et aujourd'hui, journée passée ensemble, me semblait une bonne occasion de voir un peu ses goûts en la matière.
Centre commercial de la Part-Dieu, première bijouterie venue. Elle se désintéresse totalement de tout sous prétexte que "les bijoux, c'est pas mon truc". Quand je parlais de décodage difficile ! Il fallait ici comprendre : "tu n'en as pas les moyens, mon Amour..." Le message n'est pas passé et c'est blessée que je suis aussitôt ressortie.
Il n'y aura pas de bague, pas de mariage, et peut-être pas d'enfants. Tout est trop dur et je ne suis pas sûre d'avoir la courage de tout supporter : les incompréhensions, les obstacles divers et variés. Il va encore me falloir beaucoup de temps pour me résigner totalement...
Posté le 16.05.2007 par shenight
Mon boulot ? Caissière à Leclerc... Ce n'est pourtant pas ce à quoi je me destinais mais voilà, on ne choisit pas toujours. C'est le seul emploi à peu près stable que j'ai trouvé en octobre dernier lorsque je suis venue rejoindre ma femme pour vivre avec elle dans sa famille.
Depuis que je suis môme, ma mère disait régulièrement qu'elle ne voulait pas voir finir ses filles "caissière à Mammouth" ; aussi, je vécu mon embauche comme une honte. De plus, il n'y a pas que ma mère pour me rappeler que c'est un métier de m... : les clients ne manquent pas une occasion de nous faire savoir que l'on bosse pour eux, que l'on est là pour les servir. Mauvaise humeur, méchanceté, impolitesse, etc. sont le lot quotidien de l'hôtesse de caisse. Enfin, je ne suis pas là pour décrire les conditions de travail de la caissière en général mais pour parler de ce qui m'arrive depuis peu à Leclerc.
Au début, j'ai préféré cacher le fait que j'étais lesbienne de peur d'être mal vue et que la nouvelle fasse le tour du magasin. Eh oui ! un univers quasi exclusivement féminin et des mégères : je craignais que les autres aient peur de se faire draguer ou d'être le sujet de conversation qui amuse la galerie. Avec le temps, je me suis un peu rapprochée de quelques collègues de mon âge, dont une qui avait indirectement connue ma Chérie et j'ai fini par parler de ma relation. Finalement, cela ne me gênait pas, mes supérieures ont même été mises au courant (ça, s'était pas trop fait exprès !). Jusque là, tout allait bien.
Depuis le début de mon contrat, deux des vigiles du magasin m'avaient plus ou moins draguée et pour avoir la paix, j'en étais rapidement arrivée à dévoiler ma relation. Et puis, il y a un ou deux mois, voilà que René se met à me parler.
René est lui aussi vigile du magasin mais contrairement aux autres, malgré un 'capital sympathie' assez grand, son charme s'est envolé. D'après ce que l'on murmure, il aurait dépassé la cinquantaine. Son physique ? Noir (mais ça, personne n'a rien contre), vieillot, légèrement dégarni, bedonnant, très grand, une tête toute ronde, lippu et de longs ongles à faire peur. Au magasin, tout le monde l'apprécie, même les clients.
Un jour donc, voici que cet impressionnant bonhomme m'adresse la parole pour la toute première fois. Dans un premier temps, c'était gentil : "Salut ! Comment ça va ?" Ensuite, ce fut : "Tu es charmante" et autres qualificatifs flatteurs. Puis il en arriva à me dire que j'avais de beaux seins, ce qui n'avait rien de déplaisant une fois mais à force d'être répété presque toutes les fois où il venait me parler, à force de le voir regarder plus bas que mes yeux pour discuter, et qu'il me dise un jour que "c'est bien, les beaux jours arrivent et je pourrai plus te voir" (sous-entendu, que je mettrai plus de décolletés), la situation est vite devenue particulièrement gênante...
Je ne lui avais pas caché ma relation avec Carla lorsque, comme tout le monde, il s'était enquit de savoir si j'étais avec quelqu'un. Là encore, je pensais que mon homosexualité me préserverait de trop d'insistance mais je m'étais trompée... René est seul depuis des années et autant dire que c'est un grand frustré ! A force, ce qui était des propos juste pour me faire rire et que je ne m'ennuie pas en caisse était devenu des silences passés à me regarder, un grand sourire sur les lèvres. Sans doute lâcheté de ma part, je ne disais rien, je souriais aussi, je fuyais le conflit. Le plus désagréable fut le jour où, étant de repos et devant passer voir des collègues, je flânais dans les rayons. Je m'étais mis en tête de m'acheter un soutien-gorge. Mais là, juste devant le portant, René ! Pas moyen de l'éviter donc je vais lui dire bonjour. Et là, ça recommence : les compliments de plus en plus glauques et enfin, le summum du répugnant, arrivé je ne sais comment : "Moi, une femme, j'ai peur que la salle-de-bain l'abîme, j'ai peur que l'eau l'abîme. Moi, une femme, je lui dépose une goutte d'eau, là, juste derrière le lobe de l'oreille et je la laisse couler, et je la lèche !!!" (le tout avec un gros doigt montrant le chemin de la-dite goutte de son oreille jusque sur sa poitrine et sa langue qui sort pour mimer !). Et de continuer de me raconter ses fantasmes, de me dire que ça l'excite... Heureusement, il fut enfin appelé à l'accueil du magasin...
Quelques temps plus tard, il vint un jour en caisse me demander à quelle heure était ma pause, que je vienne lui parler un peu. Ma femme devait venir me chercher et c'est donc ce que je lui ai répondu. "Ah ! mais elle peut pas te laisser ! tu peux pas venir un peu me parler ! Mais qu'est-ce que vous faites ? - Bah... on mange. - Mais sinon ? - Bah... on dort... - Et vous faites l'amour ?!" En rigolant, je lui ai dit d'aller se faire des films ailleurs mais j'en restais pantoise.
Et vendredi dernier, je rentrais dans le magasin pour aller acheter mon déjeuner lorsque je le rencontre à l'accueil. Pas moyen d'éviter là non plus, il est sur mon chemin. Je vais donc lui serrer la main mais il ne veut plus me lâcher et tient à ce que l'on discute. J'ai beau dire que je n'ai pas le temps, rien n'y fait. Heureusement, la femme de ménage arrive et se met à lui parler, détournant ainsi son attention. Enfin, je peux m'éloigner ! Mais voilà qu'il commence à me suivre sur quelques mètres. Je lui dis que je n'ai pas le temps, que ma femme m'attend et voilà qu'il me répond, mécontent : "Ta femme t'accapare et tu me délaisses !" C'est le comble ! Lorsque je retrouve Carla, je lui raconte ce dernier épisode ; elle fulmine, promettant de lui parler. Vient le moment de retourner travailler. Je monte à l'étage et par une vitre teintée, je vois ma belle se disputer avec René.
Depuis, il ne me dit plus rien du tout mais parfois il me regarde encore et si je l'approche, je vois son regard coléreux se poser sur moi. Lorsqu'il fait sa ronde dans le magasin, qu'il passe près de ma caisse, je me mets à angoisser : j'ai si peur qu'il me parle ou s'énerve contre moi, j'ai peur de représailles... J'ai fini par parler à une de mes supérieures hier, des fois que la situation dégénèrerait. Mais je ne suis pas tranquile...
Ma femme est maintenant connue de plusieurs de mes collègues, de René mais aussi d'un autre vigile qui, samedi, lorsqu'il nous a vues ensemble, m'a demandé si c'était elle ma copine. Je n'aime pas mentir ni me cacher aussi ai-je répondu que oui. Et là : "Mais, euh... Vous voulez pas essayer au moins une fois avec un mec?"
Je me croyais tranquile à présent à mon travail, pensant pouvoir me vanter d'une acceptation totale de ce que je suis mais apparemment, ce n'est pas tout à fait le cas. Ces hommes des cavernes que je côtoie ont l'air de me voir comme un fantasme ou m'associent aux leurs.
J'aurais préféré croire que René s'est comporté ainsi avec moi juste parce que je suis jolie mais dans le fond, je ne le crois pas. Nombre de mes collègues sont bien plus belles et féminines que moi et pourtant, avec elle, aucune allusion, pas de sous-entendus, de trucs bizarres, juste des plaisanteries et des taquineries entre copains. Tout ce qui nous distingue ? Ma sexualité.
Je suis naïve et naturellement confiante aussi est-ce dur pour moi de me méfier des gens. Et puis, je ne veux pas me cacher, je ne veux pas que ma vie soit tabou. Toute femme hétéro peut parler de son homme, de leurs vacances, de leur vie commune sans que personne ne s'en offusque alors pourquoi n'aurais-je pas le droit aussi de faire mention de ma vie de couple sous prétexte que mes amours à moi se vivent au féminin exclusivement ? Pour l'instant, la résignation et le mensonge ne sont pas dans mes projets alors advienne que pourra !...
Posté le 15.05.2007 par shenight
Tout d'abord, bonjour à ceux et/ou celles qui prendront le temps de me lire. Je me mets aujourd'hui au PC pour créer ce blog afin, tout d'abord, de pouvoir débaler ce qui me trotte en tête, voire qui m'obsède. Après, si cela suscite des réactions, tant mieux (en espérant qu'aucun propos homophobe ne vienne s'y glisser), sinon, bah... On verra !
Je m'appelle Lucie, j'ai fêté mes 22 printemps il y a quelques mois. Le 14 juillet, je fêterai le premier anniversaire de mon couple. Pour nombre de gens, ça pourra sembler banal mais mon amour à moi est une charmante et délicieuse femme de 27 ans, Carla. Il s'agit avec elle de notre première relation homosexuelle. Auparavant, nous n'avions connu ques des hommes. C'est donc avec elle que je prends conscience de ma 'nouvelle' identité, de ma différence et des difficultés que cela implique. C'est aussi le début d'une nouvelle vie, d'un retour à zéro, des découvertes et des instants de bonheur.
Ce blog, c'est l'histoire d'une gamine, abîmée par la vie qui reprend sa vie en main par et pour la femme qu'elle aime...
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