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Nom du blog :
shenight
Description du blog :
22 ans, 1ère relation lesbienne, paumée et dévorée d'interrogations sur ce qui m'attend, etc...
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
15.05.2007
Dernière mise à jour :
10.06.2008
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2007 1ere annee

Eternelle solitude

Posté le 06.09.2007 par shenight
Nous sommes jeudi, je devais passer la journée avec deux anciennes collègues de E. Leclerc, c'était prévu depuis une semaine mais voilà, c'est annulé ! Eh oui ! Malgré que j'ai renoncé à courir après les gens, Gwen et Angèle ont continué de m'appeler de temps en temps pour prendre et donner des nouvelles. Ca fait plaisir qu'elles se souviennent parfois de moi mais je voudrais bien qu'elles le fassent aussi quand on doit se voir. L'une comme l'autre ont oublié cette journée, elles devaient voir entre elles où et quand on se retrouvait, ça n'a pas été fait ; Gwen travaille finalement, elle ne m'en avait rien dit... Je vais donc encore passer ma journée comme une Rémi ! Je les aime bien pourtant, mais je paie toujours cher en amitié, surtout avec Gwen.
Quand on travaillait ensemble, elle a eu beaucoup de problèmes d'argent sans parler des soucis concernant ses enfants qui vivaient à Dakar avec leur père. Je me suis décarcassée pour lui faire un chouette anniversaire, je lui ai prêté 400 euros qu'elle me promet de mois en mois et même si elle garde contact, dès qu'il s'agit de la voir, il y a toujours un empêchement ou alors elle reste peu... Quant à Angélique, elle appelle de temps à autre mais c'est tout et à chaque fois, c'est un gros stress pour moi. Je ne sais jamais quoi dire, il ne se passe pas grand'chose dans ma vie et comme nous ne sommes pas très proches, j'évite de parler de mes soucis. De toute façon, je ne suis pas douée pour le social et ça ne date pas d'hier ! Allez, je vais encore raconter ma vie !


J'ai toujours été quelqu'un d'assez timide et solitaire. Petite, j'arrivais encore à monter sur scène pour le spectacle de l'école, j'aimais me montrer, je crois mais une pointe de timidité. Je n'avais pas d'ami(e)s réels : un jour c'était "t'es ma meilleure amie" et le lendemain "ooh ! j'suis pu ta copine", comportement qui m'agaçais. Mais bon, j'allais ainsi jusqu'à l'adolescence, trouvant un peu d'amitié par ci par là. Et à 13 ans, alors que j'emménageais chez ma mère, changement de collège. Moi, la gamine mal sappée, timide, sans confiance en elle et le nez dans ses romans à la récré, je me retrouve dans un bahut de pétasses et racailles, avec quelques intellos dans un coin. Dès le 1er jour, on se moque de moi et à partir de ce moment, je deviens encore plus introvertie et la communication avec mes semblables s'est de plus en plus dégradée. Voici alors le lycée, ses amourettes et surtout les chagrins qui vont avec (eh oui ! je ne plais pas), la peur de me montrer, la peur des autres et ça dégénère ! J'angoisse chaque fois que j'arrive à l'école, pour traverser un couloir ou la cours de récré, je pleure si un prof m'interroge à l'oral. Je deviens phobique sociale ou agoraphobe... C'est ainsi qu'en 2002, en pleine année scolaire, je m'inscris au CNED et reste chez moi pendant un an et demi. Puis, pour repiquer ma terminale, je vais mieux et décide de retourner à l'école mais change de lycée. Je n'y aurai pas d'amis, passerai pour une écervelée ou une folle auprès de certains de mes camarades mais trouverai le soutien de deux merveilleux profs (dont mon prof de Physique, M. Kontzler). Même si je n'ai pas confiance en moi, je m'assume plus. La fac arrive : on me prend pour une fille hautaine et froide alors qu'il ne s'agit que de timidité. Et pendant toutes ces années, quelques personnes passeront dans ma vie mais aucune ne voudra y garder une toute petite place...

A présent, après avoir passé 20 ans à donner des bonbons pour attirer la sympathie, je me mets à payer... Bon, disons plutôt que j'ai du mal à attacher beaucoup d'importance à l'argent et quand j'en ai alors que ceux que j'apprécie galèrent, j'ai du mal à ne pas les aider. Lol l'autre jour, j'ai même donné 30 euros à une inconnue dans la rue : elle s'était fait avaler sa carte alors qu'elle devait rentrer en Suisse chercher son fils. Je ne m'attendais pas à un dédomagement, je n'ai rien demandé, c'est elle qui a pris mon adresse et mon numéro. Sue le coup, je pense qu'elle était sincère et j'ai eu envie de croire en sa bonne foi... J'ai sans doute eu tort, tant pis.
Enfin voilà, je ne suis pas quelqu'un de sociable, je suis timide, introvertie et c'est en partie pour ça que je tiens ce blog. Alors lorsque l'on me dit de sortir et de rencontrer d'autres gens, sachez que cela m'est impossible : je ne sais pas quoi faire de mon trop grand corps et suis incapable de tenir une conversation avec un inconnu. C'est donc à cause de ce désert affectif qu'il m'est pénible de renoncer totalement à la pseudo amitié de Kim et que j'étouffe Carla !...





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A mon Amour...

Posté le 04.09.2007 par shenight
Elle est là, endormie dans la pénombre de notre chambre, la faible lueur de l'écran éclairant son corps nu. Elle a enfin trouvé le sommeil mais d'ici peu, je sais qu'elle se réveillera de nouveau, inquiète de savoir ce que je fais et si je vais bien. J'entends sa respiration, distingue vaguement ses douces courbes sur lesquelles j'aime à laisser glisser mes doigts. Elle semble si paisible !...
Cette femme, c'est MA femme, une belle lao de 27 ans, aux cheveux de réglisse, aux yeux chocolat et à la peau caramel... Amie, amante, ange gardien, confidente, elle est tout à la fois ! Ce doit être trop de charges pour ses frêles épaules et pourtant, quoiqu'il arrive, quoique je fasse, elle est toujours là et me porte à bout de bras. Je la regarde encore et j'ai envie de pleurer. Elle m'aime tant que c'en est bouleversant. C'est la première personne au monde qui me donne tant d'affection et de soutien ! En retour, je l'aime d'une façon qui me semble si quelconque, je ne sais lui faire que des cadeaux si banals, rien ne me semble jamais à la hauteur pour elle.
Elle, la douceur et la générosité, la patience et la tendresse personnifiées ! Simple dans ses goûts comme dans ses aspirations, elle n'en est pas moins une femme intelligente et compréhensive. Je me plais à croire qu'elle frôle la perfection. Et pourtant, si vous lui demandez ce qu'elle pense d'elle, elle vous dira tout le contraire de ce que j'ai écrit. Complexée depuis de longues années, elle ne se supporte pas, ni en photo, ni dans la réalité, trouvant toujours quelque chose à redire sur son physique. Elle se dit banale, sans relief. Elle déteste même jusqu'à son prénom : Carla n'est que le pseudo qu'elle s'est choisi sur le net !

Comme prévu, la Belle s'est réveillée à cause de mon absence dans le lit et m'a demandé ce que je faisais. Comme toujours, je lui cache le moins de choses possible même si, par pudeur je crois, je ne lui ai pas donné l'adresse de mon blog. Je lui l'ai fait lire déjà, lorsqu'après une dispute, elle m'a trouvée sur le net à écrire encore. Je lui ai donc dit que j'écrivais sur mon blog après avoir répondu à un mail. Je lui ai dit ce qui était écrit dans le dernier commentaire laissé et encore une fois, elle m'a dit de ne pas attendre pour lui dire si je ne l'aimais plus. Elle a si peu confiance en elle qu'elle est persuadée de ne pas me mériter et que forcément, c'est moi qui la quitterai un jour... Elle pense que je ne tiens à elle que par manque affectif...
Depuis que je suis au chômage, il ne se passe plus une seule nuit sans qu'elle ne se réveille. Comme je veille toujours tard, elle s'inquiète de ce qui me tracasse et fait en sorte de rester debout le plus possible. Quand enfin elle s'endort, c'est pour se retourner sans cesse, me cherchant chaque fois que je m'éloigne un peu. Là, je vais mieux que la semaine passée et je sais que, ne serait-ce que pour son bien, je devrais arrêter de voir Kim , j'en ai vraiment envie mais je sais que je n'ai pas le courage de le lui dire... Et puis, dès que j'en parle à ma femme, elle me dit que non, je ne dois pas arrêter, que c'est à elle de se faire à la situation et de ravaler sa jalousie. Galère !!!!

J'essaierai de lui toucher encore quelques mots de tout ça ce soir, quand elle rentrera. Je n'arrive pas à prendre de décision seule et j'ai vraiment besoin d'en parler... J'aimerais qu'elle me dise enfin ce qu'elle veut vraiment...

Folie quand tu nous tiens !...

Posté le 03.09.2007 par shenight
Tout remonte à vendredi, fin de journée. Pour je ne sais plus quelle raison, Carla et moi avions fait un saut chez ses parents. En arrivant, SURPRISE ! Kim était là, à s'affairer sur la Kangoo de la mère ! Avant de repartir, il m'a proposé de se faire une shisha à trois le soir même. Lorsque j'en touchai quelques mots à ma Chérie, elle me proposa de sortir de son côté avec son ami Cyril (que j'ai du mal à sentir) tandis que moi, je sortirais avec Kim. Cette solution m'allait à merveille mais en fait, ça ne lui convenait pas à elle. Elle m'en voulait parce que, plusieurs jours auparavant, je lui avais dit que je ne voulais pas que Cyril et elle nous rejoignent si je passais une soirée avec Kim. Mais elle ne disait rien. Quand elle s'est expliquée, j'ai cru qu'elle m'en voulait de ne pas rester avec elle, surtout après la dispute que nous avions eu la veille. Je ne sais plus quel était l'élément déclencheur mais ce soir-là, j'avais fini par partir marcher dans la nuit, la laissant seule au lit. Enfin bref, ce vendredi soir-là, malgré mes efforts ensuite pour la dérider, elle continuait de m'en vouloir. Je lui ai dit de nous rejoindre, rien à faire. A 22h30, je suis descendue rejoindre Kim et nous sommes partis. Je passai une très bonne soirée malgré que je m'inquiétais fortement pour Carla. Une bonne shisha vautrée dans les coussins, mon cocktail préféré et un ami qui me fait rire ! Carla n'est pas venue, elle est restée dehors jusqu'à plus de 3h du matin... Pendant ce temps, sur le coup de 0h45, Kim a proposé de faire un tour. Il m'a emmenée sur les hauteurs de Caluire, admirer le panorama, et si on avait pu, il voulait aussi monter à Fourvière. Heureusement, c'était trop loin à pied, nous n'y sommes donc pas allés. De toute façon, je ne voulais pas, mais jamais je n'aurais osé le dire. C'est LE lieu où se rendent les amoureux, c'est tellement romantique... Après, on est redescendu manger un kebab et en parlant du fait que je voulais passer inaperçue malgré ma taille (1m76), que je porte des sweats pour effacer mes formes, il m'a répondu : "on les voit quand même !" avec un grand sourire. Plus tard, quand je lui ai dit en toute innocence que ma rate m'avait fait une griffure de 20cm dans le dos en s'y laissant glisser, "mais qu'est-ce que tu fais torse nu chez toi ?" Je sais, je suis très naïve mais je ne m'attends jamais à ça... Je me fiche de ce qu'il me dit, au mieux, ça me fait rire, mais je sais que si je veux continuer à le voir en ami, je dois cacher ça à ma Douce et ça me fait de la peine. Finalement, Carla ne donnant pas de nouvelles, j'ai invité Kim à boire un verre à la maison. Quand elle est rentrée, il est parti sans un mot pour elle. Il l'a crue fachée et il n'a pas voulu déranger mais elle ne l'a pas vu comme ça, elle a pensé qu'il fuyait comme s'il avait qqch à se reprocher. Quand elle s'est adressée à moi, on aurait dit qu'elle avait bu tant elle était furieuse... S'en suivit une crise de jalousie et bien des pleurs...

Le lendemain, nous avions une sortie avec Thane, Jérôme et leurs enfants. Pour les 5 ans de la nièce de Carla, la petite Leenah, j'avais décidé de lui payer une balade à dos de poney dans les monts lyonnais. De toute la nuit, je n'ai dormi qu'à peine 4h... Je ne faisais que tourner dans le lit en rêvant que je me faisais agresser par des hommes qui me traitaient d'allumeuse, de salope, de pute, sans que ma femme ne bouge le petit doigt. De son côte, elle rêvait qu'elle me trouvait au lit avec Kim et qu'elle allait ensuite chercher sa soeur pour lui montrer la femme adultère que j'étais... Cette nuit fut sans doute une des pires que nous ayons eues... Dans la journée, la moindre contrariété était cause de bouderies, heureusement limitées par la présence de la famille. La soirée se passa pourtant à merveille ! Carla nous fit à dîner et pendant que nous regardions le DVD de 'Chouchou', nous eûmes droit à un délicieux entracte.

Et hier, pendant que je dormais encore, elle a supprimé des photos de la ballade à poney. Quand j'ai regardé, ce sont les photos d'elle qu'elle avait effacées. Je lui ai fait une scène pour ça : il est rare qu'elle me laisse la photographier et vu le peu que j'avais fait la veille, je pensais qu'elle me les laisserait mais non... Nous nous sommes donc disputées une fois et j'y suis revenue ensuite plusieurs fois. La dernière, le ton est monté trop haut et trop énervée, je lui ai frappée la cuisse nue du plat de la main... Elle s'est habillée et est partie en voiture. Pendant ce temps, je suis sortie, à pied. J'ai marché plus de deux heures et exténuée, je me suis acheté des churros puis suis allée me reposer au cinéma. Ce n'est que vers 20h30, soit 3h30 après son départ que Carla est rentrée... J'ai regardé le film jusqu'à la fin, n'osant pas bouger, et je suis rentrée aussi vite que j'ai pu. A la maison, c'est une femme plus aimante que jamais que je retrouvai. Elle ne m'en veut pas et excuse ma violence par mon enfance un peu difficile...

Ce n'était pourtant pas la 1ère fois que je levais la main sur elle. Une nuit de dispute, alors qu'elle refusait de me parler, je lui avait arraché son t-shirt et l'avait maintenu si fort par les bras pour qu'elle ne se retourne pas que la marque de mes pouces était resté imprimée en bleu dans sa chaire tendre... C'est la seule fois où je suis allée si loin et j'ai gardé ce t-shirt pour me rappeler... Mais même si la violence est moindre, elle n'en est pas moins douloureuse. Alors voilà, je lui ai fait part de ma volonté de voir un psy. J'en avais déjà parlé mais ça ne me semblait pas urgent. A présent, je veux le faire pour elle, parce que je ne veux plus la faire souffrir. Carla va demander à sa soeur si elle connaît qqn et si ça ne donne rien, je me débrouillerai. Mais cela fait trop longtemps que je dois me faire aider. En attendant, je dois me rattraper alors demain, bouquet de roses livré à son travail et je vais faire un sorte de nous préparer un bon week-end. Je lui dois bien ça, pauvre cher Ange !...

Sans intérêt

Posté le 28.08.2007 par shenight
Bon, je me remets au PC, je ne sais même pas trop pourquoi, sans doute juste par solitude. Le téléphone ne sonne pas, ma femme est à son entraînement de volley et je meurs d'ennui à la maison, dans la chaleur suffocante de cette soirée d'été... Je n'ai envie de rien, si ce n'est d'un peu de compagnie. J'aurais pu aller avec Carla mais sa soeur va faire l'annonce de sa grossesse à ses anciennes co-équipières et je ne tiens pas à y assiter. Alors, j'attends. Je viens de m'enfiler encore plus d'une dizaine de bonbons et je n'ai même pas faim. Envie de rien... Kim n'est plus jamais en ligne depuis l'incident de la semaine passée (je crois qu'il a bloqué mon pseudo sur msn) et mon amie en Bretagne n'est pas non plus connectée. Il n'y a donc personne à qui je puisse parler et ma soirée ressemble à toutes mes journées depuis que je ne travaille plus : tourner en rond en regardant la télé, tentant de m'abrutir. Mais ce soir, mes méninges ne supportent plus de se concentrer sur mon petit écran et je ne peux que ruminer et tourner, tourner et tourner encore.
Ca va faire un an que je vis à Lyon et mon seul ami est l'ex de ma femme ! Et comme des gens avisés me le disent, je devrais prendre mes distances... Toujours est-il que la solitude est un douloureux fardeau et que quelles que soient les conditions, j'aimerais y échapper. Mais voilà, par égard pour ma femmes, par manque de confiance en moi et peut-être par raison, je n'ose pas me manifester et demander à Kim ce qu'il fait... Et le temps continue de passer avec une incroyable lenteur et ma Douce ne rentrera au plus tôt que dans 1h30. Comment se fait-il que j'arrive à charmer des hommes alors que je suis incapable de me faire des amis !?! Ca me saoule tellement tout ça ! Une shisha et un coktail de melon et de pastèque bien frais, vautrée dans des coussins, voilà ce qu'il me faudrait là, maintenant, tout de suite ! Et ma femme à embrasser...
Avec le chômage, ma vie perd de son sens. Je suis entretenue par Carla, elle ne me laisse quasiment rien payer, et mon ennuie grandit de jour en jour, rythmé par le programme TV, la vaisselle, les jeux avec ma rate chérie et quelques autres menues taches du quotidien... Je ne me nourris presque pas, ne prenant qu'un petit déjeuner et des sucreries jusqu'au dîner. Ce n'est qu'une fois ma femme à la maison que j'accepte de manger normalement. Quant à mes nuits, je retrouve doucement des horaires normaux, me couchant à présent à 2h et non plus entre 4 et 6... Mais je suis toujours épuisée.
J'ai envie de retourner passer mes journées à Chamonix, près des torrents, au pied des montagnes, allongées sur la pelouse comme ce week-end... Juste ma femme et moi, loin de nos tracas...

Bon allez, je m'arrête, poursuivre l'écriture ne sert à rien.

Un ex de plus en plus amoureux...

Posté le 28.08.2007 par shenight
Aujourd'hui, je me mets au PC pour parler d'un problème qui nous est tombé dessus voici une semaine tout juste : Kim. J'ai déjà dû en parler, c'est l'ex de Carla.

Il s'est passé plusieurs mois entre le début de ma relation avec Carla et le jour où j'ai fait la connaissance de Kim. C'était en janvier dernier, à l'occasion de l'anniversaire de notre beau-frère. C'est ce jour qu'il a commencé à comprendre la nature de notre relation. Durant les mois qui suivirent, je ne le revis quasi pas mais Carla, à l'occasion. A chaque fois, c'était assez pénible pour moi, j'étouffais de jalousie ! Mais je savais qu'il ne se passerait rien alors je laissais faire. Carla avait toujours été claire sur la place qu'elle voulait laisser à Kim dans sa vie... Lorsque nous avons emménagé dans notre studio, c'est lui qui nous a fourni une bonne partie de ce dont nous avions besoin mais j'avais tout de même exigé qu'il ne mette pas les pieds dans notre nouveau logement avant moi... C'était au tout début du mois de juin.

Depuis, le temps a passé, je me suis habituée aux visites de Kim. Au début, je devais faire attention à tout ce que je disais et faisais pour ne pas le blesser mais au fur et à mesure, j'ai pu prendre plus de liberté. Et nous en sommes arrivés en à peine un mois à devenir amis. Nous avons commencé à nous voir sans Carla et lorsque je me suis retrouvée coincée dans ma famille en Bretagne, il est venu de la Rochelle et a passé une nuit dehors juste pour passer une journée avec moi. Il a ainsi assisté à l'anniversaire de ma meilleure amie et nous avons fini par dormir dans la même chambre. Bien sûr, nous étions habillés, dans des lits séparés, enfin, rien d'ambigu à mes yeux. Pour Carla, c'en était trop. Nous avons discuté jusqu'au petit matin et il a fini par m'avouer qu'il était toujours amoureux d'elle. Je le savais déjà plus ou moins donc ça n'a changé en rien notre amitié. De retour à Lyon, nous avons continué à nous voir à deux ou à trois, allant à l'occasion fumer une shisha ou boire un coktail de fruits frais à la Bagat'elle. Sinon, c'était parfois un resto tous les trois ou juste boire un verre à la maison, où Kim retrouvait ma petite rate Sapho avec qui il aime jouer.

Et mardi dernier, le choc !!!! En discutant sur le net avec Carla ou moi, il nous avait déjà posé la question si nous avions raison ou non de nous voir tous les trois, il craignait les qu'en-dira-t'on. A force d'insistance, Carla lui a fait dire ce qui le tracassait réellement. Elle était assise à notre table, ma téte sur ses genoux, et riant jaune, elle me dit : "il est amoureux de toi !" Je riais de cette éventualité même si ça flattait mon égo. Et voilà qu'il dit à ma Chérie qu'il a plus que de l'amitié pour sa compagne !!!!! Elle lui demande si son coeur bat plus vite lorsqu'il me voit ou pense à moi, il lui répond les deux ! Alors voilà, tout est dit : KIM EST ENCORE AMOUREUX DE CARLA ET COMMENCE AUSSI A M'AIMER !!!! Et c'est comme ça depuis début juillet...
Carla était furieuse, moi, atterrée et lui, sans doute plus paumé. Pendant quelques jours, nous sommes restés sans nous voir, ne sachant que faire... Carla a finalement décidé de parler à l'une de ses soeurs, proche de Kim. Après réflexion, nous allons laisser les choses telles qu'elles sont. Si Kim veut se faire du mal en continuant de nous voir, tant pis, c'est à lui de voir. Moi, je dois faire encore plus attention à mes décolletés toujours trop plongeants. Je garde ainsi mon seul ami à Lyon mais les circonstances sont tellement étranges !... La soeur de Carla nous encourage à continuer ainsi pourvu que les choses soient claires ; d'autres avis, sans savoir à quel point ça s'est compliqué, nous poussent à cesser.

En deux ans, ça fait trois amis qui tombent amoureux de moi !!!!! L'un deux avait essayer à deux reprises de me trousser sous mon propre toit. Je sais que je ne risque rien avec Kim, mais c'est assez perturbant tout de même. Il me semble que j'avais joué avec eux, prenant un malin plaisir à les voir presque à mes pieds. C'est ce qui m'a fait peur avec Kim : je l'estime trop et avais peur de lui faire la même chose. Mais je me suis rendu compte que ce n'était pas possible, les choses sont bien claires et il connaît les limites. Sans ses révélations, je n'aurais rien soupçonné, il ne laisse rien paraître (ou presque) et puis, j'aime trop ma femme pour lui faire l'affront d'en séduire un autre, juste pour le plaisir ou par cruauté.

Allez, advienne que pourra !!! De toute façon, que l'on cesse de le voir ou non, il souffrira alors à lui de voir ce qu'il supportera le mieux. Toujours est-il que l'idée qu'il puisse être un jour le géniteur de notre/nos enfants est dorénavant et définitivement abandonnée !!!!!!!!!!

Et encore des emmerdes !...

Posté le 20.08.2007 par shenight
Me revoici sur ce blog pour encore parler de ma mère... Cela fait une semaine que la situation a empiré entre elle et moi et je n'en peux plus, dormir m'est de plus en plus difficile.

Dimanche dernier, après deux semaines de silence, je me suis décidée à appeler ma mère pour lui donner de mes nouvelles. Je venais de m'inscrire aux Assedic, j'allais commencer ma nouvelle recherche d'étude. Alors que la conversation téléphonique s'épuisait, je lui ai parlé d'une sortie dans un parc d'attraction et le vertige que j'y avais eu. Je lui ai aussi parlé de mon angoisse dans le noir. Et c'est là que tout a basculé... Elle s'est mise à me dire qu'elle avait peur pour moi, que depuis que j'étais à Lyon, je semblais aller plus mal qu'avant et au fur et à mesure, le ton est monté et les horreurs ont commencé à pleuvoir.
Comme je l'ai dit dans un précédent post, avant d'être avec Carla, je n'avais connu que des hommes et il est vrai que si je tombais sous le charme de l'un d'eux, j'étais acro et ça tournait au harcèlement. Interprétation de ma mère : j'avais "le feu au cul". Elle m'aurait traité de nymphomane ou de salope, ç'aurait été pareil... Je ne suis pas fière de ce que j'étais, au contraire ! J'essaie d'en parler à Carla parfois, lorsque je repense à tout ça, mais je crois que jamais je ne pourrai tout lui dire. Je ne sais pas si on peut dire que j'étais une fille facile, je ne crois pas mais selon les critères de certains, vue la rapidité avec laquelle ils m'ont mise dans leur lit !... J'avais tout juste 18 ans lorsqu'au cours d'une grosse déprime solitaire, j'ai appelé un pseudo-ami pour qu'il passe la nuit à la maison. Il m'a fait souffrir et est reparti, sans même avoir pu tirer sa crampe comme il l'aurait voulu. Après, en l'espace de 2 ans, il y en eut 4 autres. Avec chacun d'eux, je croyais innocemment que ça pouvait durer. Je sais bien que je me mentais... Mais voilà, depuis toute petite, je ressens un grand manque affectif et j'ai besoin que l'on m'étouffe d'amour. A défaut, j'ai besoin de me faire sauter et c'est ce qui s'est passé. Le 2ème était un maniaque des poils, le 3è vivait à Londres donc impossible de poursuivre, le 4ème sans confiance en lui parce qu'une bite de 5cm et le 5ème un mythomane...
Pendant toutes ces années, une question restait en suspens : et si j'étais lesbienne ou bi ? J'étais fascinée par la douceur des courbes féminines, par ces seins ronds qui s'exhibaient sur la plage, mourant d'envie de coucher avec ma meilleure amie. En quittant le 5ème, j'étais décidé à trouver une femme, même si ça devait échouer mais il fallait que je tente. Et Carla est arrivée... A présent, je me dis lesbienne parce que je couche avec une femme et que j'adore ça mais peut-être suis-je bi ? Je ne crois pas avoir envie de coucher de nouveau avec un homme mais sur le plan fantasmatique, ça revient régulièrement. Alors, J'EN SAIS RIEN !!!!
Et voilà, pour ma mère, Carla et moi n'avons rien à faire ensemble, je suis avec elle, non pas par amour, mais parce qu'elle me donne l'affection dont j'ai besoin. Elle refuse de me croire gaie et les mots qu'elle emploie pour me le dire font si mal !... Elle juge tout ce qui fait ma vie, juste parce que je ne donne pas le sentiment d'être heureuse. Non, je n'aime pas Lyon, je n'aimais pas mon job, je n'aime pas être au chômage, je n'aime pas être paumée et indécise ! Oui, j'ai peur de ce que le vie me réserve encore, j'ai peur de me planter ! Elle va jusqu'à traiter ma meilleure amie de mytho, la traitant de gamine et trouvant anormal qu'elle n'ait pas de mec à 23 ans ! Elle ne connaît pas Carla mais elle pense qu'elle ne me mérite pas, que je ne peux rien partager avec elle... Toutes ces paroles m'ont fait tant de mal !
Ma fureur a fini par éclater lorsqu'elle m'a dit que c'était à moi de lui prouver que je suis heureuse. Je me suis énervée, lui disant que j'en avais marre de devoir toujours lui prouver quelque chose, d'avoir à prouver à la famille de Carla que je ne suis pas un parasyte, ce à quoi elle a répondu que j'en étais un. J'ai frappé mon portable dans les oreillers et j'ai raccroché, avant d'éclater et faire une crise de nerfs...

Elle n'a pas accepté que je parte d'un coup vivre avec Sandy alors que notre relation était si jeune. Elle aurait préféré que je reste à me démerder en Allemagne alors que je ne parlais même pas allemand, juste pour prouver que je peux me débrouiller. De plus, vivre dans sa famille était la goutte d'eau qui a tout fait déborder. Cette situation a duré 9 mois environ mais je ne le voulais pas. Ma mère ne le sait pas mais j'ai cherché à me loger seule mais Carla a refusé de me laisser faire, elle ne voulait pas que je la laisse. J'ai accepté de rester chez sa soeur mais tous les mois, nous lui versions un petit loyer. Quand je le pouvais, je lui donnais 200 euros mais tout cela, ma mère l'ignore donc à ses yeux, je reste un parasyte...
Et puis, depuis toujours ma mère semble se voir en moi. Alors lorsqu'elle m'a vue vivre avec un homme complètement dégénéré, elle s'est vue au même âge mariée à mon père et enceinte. Maintenant que je suis avec Carla, elle se voit avec le fil à la patte qu'étaient ses deux enfants et son mari. J'ai lâché mes études, tout comme elle. Je viens d'enchaîner les petits job ingrats, comme elle. Mais à la différence d'elle, des gens m'ont tendu la main et j'ai de l'argent, je ne cherche donc plus un job pour survivre mais bien ma future carrière. Quant à ma femme, elle n'est pas un fil à la patte comme ma mère le répète : nous ne sommes pas mariées, nous ne pouvons pas avoir d'enfant, ni même de chien pour le moment, juste quelques rates ! Je ne me sens pas limitée dans mes choix par mon foyer.

Mais voilà, je n'ai jamais rien pu dire à ma mère, la communication n'a jamais été notre fort et elle ne veut rien comprendre. Elle trouve ça fou de vire en ménage à 22 ans, elle me reproche de n'avoir jamais vécu seule. A croire qu'elle veut que je devienne dépressive comme elle et ma jeune soeur !... En tout cas, le problème est loin d'être réglé avec elle et le chemin sera encore long !

Et SA famille s'agrandit...

Posté le 07.08.2007 par shenight
Alors, tout d'abord, FELICITATIONS A COCO ET MANU !!!!! Eh oui, ma 3ème belle-soeur est enfin enceinte et ma Chérie sera tante pour la 4ème fois ! Elle est donc à présent la seule de la fraterie à ne pas être mariée ou casée depuis longtemps et sans enfant...

Bon, y a pas à dire, je suis contente pour Coco qui a vraiment galéré pour tomber enceinte mais je sais que le jour où son ventre se verra, je ne supporterai plus de la voir... Pourtant, je l'apprécie beaucoup mais mes envies de maternité sont trop grandes pour regarder une femme enceinte sans crever de jalousie, surtout si elle est proche de moi.
En ce moment, depuis mon retour de Bretagne, je me suis un peu calmée tout de même mais si je déprime un peu, si je me sens seule, je pense bébé et je m'enfonce. Depuis l'âge de 17 ans, je veux un enfant mais voilà, ma raison l'emporte encore et toujours et donc, toujours rien. En même temps, je sais bien qu'une fois mère, je peux dire adieux à ma vie de couple et à nos petites escapades en amoureuses. Par ailleurs, je n'ai presque rien, pas de logement apte à acceuillir une famille, pas d'argent, pas de boulot, pas d'avenir alors autant attendre plus de sécurité, que ce soit matérielle ou au sein de notre relation, à Carla et moi. Et puis, 'faut pas se leurer, être enceinte nous coûtera plusieurs milliers d'euros rien qu'en frais médicaux et transports vers l'étranger...

Mais quand même, malgré toutes les bonnes raisons que l'on puisse trouver pour me faire patienter, c'est loin d'être évident. J'espère qu'avec le temps, j'arriverai à cesser d'y penser. J'ai une femme merveilleuse, toujours attentionnée et douce alors profitons-en plutôt que chercher le bonheur autrement !

Quoiqu'il en soit, je me réjouis vraiment pour ma belle-soeur et lui souhaite encore tout plein de bonheur. Bonne chance à vous trois et encore FELICITATIONS !

Un ex problématique

Posté le 02.08.2007 par shenight
Me voici de retour à Lyon et au chômage. Ca me fait pas mal de temps à perdre, du temps parfois occupé avec Kim, l'homme qui vécut 5 ans avec Carla. C'est étrange, hein ! Je m'étais toujours dit qu'il était malsain de se lier avec les ex mais voilà, Kim est la seule personne que je cotoie qui ne soit pas de la famille de Carla et donc, ici à Lyon, il est malheureusement la seule personne que j'arrive à considérer comme un ami. Mais cela n'a pas toujours été le cas...

Depuis que je connais Carla, elle me dit qu'il est l'homme de sa vie, qu'il était le gendre idéal, qu'il était (ou est ?) le père de ses enfants. Pas évident de se sentir en confiance quand plane l'ombre de l'autre, si parfait. A cause de cela, les débuts furent un peu difficiles mais Carla se faisant tellement douce et réconfortante lorsque je me mettais à trop douter que mes craintes ont fini par s'estomper. Par contre, dès qu'il était question qu'ils se voient en tête-à-tête, je n'en pouvais plus. La première fois qu'ils se sont revus, plusieurs mois après leur rupture et le début de notre relation, j'étais au travail. Carla m'envoyait des textos pour me rassurer mais rien n'y faisait. En montant dans la voiture pour rentrer, je me suis effondrée et ai fondu en larmes... Plusieurs fois, ce scénario se répéta. Au nouvel an, quelques minutes avant minuit, j'étais partie m'allonger dans le noir, toute en pleurs de ne pouvoir embrasser ma femme comme tous les autres couples présents à la soirée. Carla a fini par monter mais pour se précipiter sur son portable en reconnaissant un appel de Kim. Ils se sont ensuite rappelés et contre toute attente, Carla partit s'enfermer pour n'être ennuyée par personne, moi y compris. Lors de cet appel, il l'invita au restaurant pour son anniversaire : il voulait lui en mettre plein la vue ! A cette époque, Kim avait entendu parler de moi mais il n'était pas au courant de notre relation.

Le temps et quelques indices (une bague, le lit commun...) lui mirent la puce à l'oreille et ce n'est qu'après 'dénonciation' de la belle-soeur de Carla toujours trop indiscrète, que Kim apprit la nouvelle. A présent, nous sommes en assez bons termes, même si je sais qu'il est toujours amoureux... Nous nous voyons parfois tous les deux, parfois Carla et lui, d'autres fois nous trois.
Pour Carla, le savoir avec moi n'est pas toujours évident. Elle le sait à l'affut parce que célibataire et mon amour des décolletés devient problématique lorsque ses yeux plongent dedans... Il y a aussi le fait que Carla est jalouse de chaque personne avec qui je passe de bons moments à rire et plaisanter. Je sais bien que le problème, dans de cas, est le peu de confiance qu'elle a en elle : elle se sent mise à l'écart, pense que je n'ai pas besoin d'elle, ce qui est faux !

Avant-hier, j'ai passé l'après-midi à me promener à pied avec Kim puis nous nous sommes posés sur des transats à la terrasse d'un bar-péniche. Nous avions convenu de prendre un verre, d'aller ensuite chercher Carla à la sortie de son travail puis de retourner boire un verre avec elle. Vers 17h10, elle m'appela pour m'avertir qu'elle sortait 20min après et demandait où nous retrouver. Elle semblait contrariée, triste de m'entendre rire des bêtises de Kim... A son arrivée, elle était fâchée bien qu'elle tentât de le dissimuler...

Et hier soir, ce fut l'apothéose ! Il nous avait invitées à dîner chez lui pour nous faire goûter les crêpes suzettes. Une fois là-bas, personne n'arrivait vraiment à entamer une discussion. A table, nous ne faisions que manger ou presque. En dehors, Carla allait le voir à la cuisine et là, aucun problème pour parler. Et puis, là encore, mon décolleté la gênait alors que le sien, plongeant preque jusqu'au bout des seins ne devait pas me poser problème ! Soit-disant parce qu'elle a beaucoup moins de sein que moi ! Lorsqu'entre deux plats, elle vint me rejoindre sur le canapé, mes tentatives de baisers et de caresses l'exaspérèrent et c'est furieuse qu'elle se tourna vers moi et me lança : " Et pourquoi pas aller sur le balcon se rouler d'énormes pelles ?!?" Ca n'a l'air de rien mais ce langage et le ton qu'elle prit étaient loin de lui ressembler. Elle me laissa là, abasourdie et furieuse de cette réaction. Le reste de la soirée se passa presque sans un mot... Pour le dessert, je regardais la TV de mon côté pendant que Kim et elle discutaient avec beaucoup plus d'aisance qu'auparavant. Je me sentais exclue, mise de côté. J'étais à table avec eux mais ils ne parlaient qu'entre eux. Lorsque je me retournais de leur côté, rien.
Ce n'est qu'après un retour lourd de silence, que je me décidais à parler à Carla. Je lui expliquai donc ce que j'avais ressentie mais encore fâchée de mon incompréhension concernant le fait de s'embrasser chez Kim, elle me lâcha : "oh ! pauvre petite Rémi !" Sur ce, je me suis installée pour dormir par terre. Dans la nuit, elle s'énerva contre mes rates et enferma l'une d'elle dans un petite cage sans eau ni nourriture pour finalement la mettre dans la douche... Qu'elle s'en prenne à moi, passe encore, mais à mes animaux qui n'ont jamais rien demandé, hors de question ! Je suis donc allée dormir sur le sol de la salle-de-bain... A 8h, je me réveillai et elle n'était plus là...
Voilà comment la situation délicate qu'engendre la présence de Kim combinée à mon caractère à la con et le sien nous mène à des disputes hors du commun !...


Kim ne pose pas de problèmes qu'entre ma femme et moi, mais aussi avec le reste de la famille ou juste avec lui...
En effet, comme je l'ai déjà dit, il est toujours amoureux d'elle et c'est assez délicat à gérer. Carla a toujours besoin de lui car c'est son seul ami, idem pour moi, mais qu'en est-il de son côté ? Nous n'en savons rien. Il m'a dit de ne pas parler de Carla mais pourtant, elle est notre sujet de conversation le plus récurent. Pour ma part, j'ai du mal à trouver la limite de ce que je peux dire ou dois taire... A côté de ça, les mauvaises langues risquent en plus de jaser pas mal ! Il nous fréquente maintenant plus que Cat, la belle-soeur de Carla qui l'a aidé à surmonter leur rupture, et comme elle est assez exclusive en amitié et toujours trop rapide à tirer des conclusions, on craint qu'elle ne voit dans tout cela qu'un ménage à trois...


Pourquoi les choses ne peuvent-elles être simples ?...

La famille et ses difficultés

Posté le 22.07.2007 par shenight
Après une longue absence, me voici de retour sur mon blog à l'occasion de mon séjour dans ma famille en Bretagne.

Depuis ce 14 juillet, cela fait un an que je suis avec ma Chère et tendre, et cela fait aussi environ 10 mois que ma mère est au courant. J'étais en Allemagne, sur le point de rentrer au pays, et c'est dans une lettre que je lui ai appris ma relation avec Carla et que dorénavant, je vivrais avec elle à Lyon. Ma mère étant quelqu'un d'assez ouvert, je ne pensais pas qu'elle pourrait le prendre mal. En effet, depuis quelques temps, c'est chez elle que venait se réfugier notre jeune voisin gay lors des rares passages de son homme. En ce qui concernait mes petites soeurs, elles connaissaient la nature de leur relation donc je pensais que la mienne ne serait pas un problème mais sur tout ces points, je m'étais bien trompée...

Lorsque ma mère a appris que je restais avec Carla dans sa famille, j'ai eu droit à un savon monumental par téléphone. Je sais bien que l'idée que je vive chez mes beaux-parents puis chez ma belle-soeur lui déplaisait au plus haut point. Par mail, elle a ensuite fait le parallèle avec le comportement de mon père (que je déteste et ne vois plus depuis des mois voire années). Malgré tout, rien ne me montrait qu'elle n'avait rien contre ma relation. Pendant des mois, pas un mot sur ma femme, un ton froid et distant dès que je commençais à en parler. Ce n'est que lorsque je dus intervenir auprès de mon paternel qu'elle a commencé à glisser de temps-en-temps un "bonjour à Carla". Malgré tout, je la sentais toujours assez froide...
Pour ce qui est de mes petites soeurs de maintenant 7 et 12 ans, elles ne sont pas encore au courant de tout... Elles savent bien sûr que je vis ave Carla, elles savent que nous n'avons qu'un petit studio et dormons dans le même lit, mais en parlant avec elles, je me suis apperçue qu'elles n'avaient pas encore compris. Ce qui est dur, c'est qu'Anjela, la plus âgée des deux, risque de m'en vouloir le jour où elle apprendra la nouvelle. En effet, malgré de nombreuses prises de bec, nous avons toujours été très proches et je me suis toujours assez confiée à elle. A présent, j'ai peur qu'elle découvre la vérité par elle-même et m'en veuille de ne pas lui avoir fait confiance... Si je pouvais, je leur dirais, mais Louise, l'aînée de mes soeurs, me répète que, puisqu'elles m'ont toujours vue avec des hommes, cela pourrait les choquer. De plus, puisque je suis leur grande soeur, cela pourrait susciter chez elle des poblèmes identitaires... Est-ce vrai ? Suis-je une menace pour l'équilibre de mes soeurs ? Je ne le crois pas mais je n'ai pas le choix. Ma mère semble me vouloir discrète, ce que je ne sais pas faire, et Louise veut mon silence.

Dans ces conditions, comment venir voir ma famille avec ma femme ? Je n'ai pas trouvé de réponse donc pas de confrontation pour le moment... Maintenant, ma mère en veut à Carla et moi. Mais bien sûr, rien n'est dit. Elle tire juste une tête de trois mètres. Pour le reste des commentaires, il faut tendre l'oreille lorsqu'elle me croit encore endormie et là : "Soit-disant que carla a fait des photos de chez elles pour moi mais elle n'est pas venue à la maison, elle ne me dit jamais bonjour au téléphone, etc..." Comment répondre à ces accusations portées en traître ? Je n'ai pas le courage de me rebiffer et je crains ma mère comme dans mon enfance... Mais Carla est la personne la plus attentionnée que je connaisse, elle a tout fait pour améliorer ma relation avec ma mère, me rappelant de l'appeler, proposant de lui envoyer des photos, de lui ramener un cadeau.
Je ne voulais pas qu'elles se rencontrent. Je ne voulais pas savoir ma mère juger Carla, faire des commentaires ensuite avec mes soeurs sur tout ce qu'elle aurait dit ou fait ! Je sais que ma Douce aurait largement été à la hauteur mais plusieurs mauvaises expériences par le passé me freinaient. Et puis, je n'avais pas envie de surveiller tous mes gestes et mots ! Cesser de l'appeler Chérie pour lui donner son prénom qu'elle déteste, rester à distance en permanence, ne pas pouvoir laisser glisser une main sur sa cuisse ou même, juste l'embrasser sur la joue... Je suis quelqu'un de très démonstratif en amour et tenter d'être discrète me rend encore plus maladroite et les boulettes sont d'autant plus énormes !...

J'ai essayé de parler de tout ça avec Louise mais elle n'a pas le même caractère que moi et sa relation avec notre mère est bien différente. A 17 ans, elle est bien plus libre que je ne l'ai jamais été au sein de notre foyer familial. Alors si j'ose dire un mot contre ma mère ou exprimer mes inquiétudes, elle trouve cela ridicule et défend ma mère... Quand à Wen, le jeune gay qui venait chez nous, il n'a rien trouvé de mieux qu'aller répéter à ma mère le peu que j'en avais dit...
Donc voilà, l'incompréhension règne et à la prochaine occasion, je devrai emmener Carla chez ma mère... J'appréhende déjà énormément !



Enfin, pour ce qui est de mon père, je n'ai pas eu le droit de lui dire lorsque j'en ai eu l'occasion l'hiver dernier. Mes parents, divorcés depuis 21 ans, leurs rapports sont encore catastrophiques. Mon père la rend responsable de tous les maux de la Terre et s'il apprenait mon homosexualité, il l'accuserait encore de m'avoir montée contre les hommes, que selon lui, elle a toujours détestés !... C'EST PATHETIQUE !!!!



Je sais que par rapports à certain(e)s, je ne m'en sors finalement pas trop mal mais pour quelqu'un d'angoissé, tout est source de tracas, même lorsque tout est simple et limpide...

Petite info

Posté le 31.05.2007 par shenight
Demain, après avoir vécu 8 mois dans la famille de Carla, nous emménageons enfin ensemble dans un studio en ville. Faute d'avoir les moyens et un PC, ce blog risque de ne plus être très souvent tenu mais comme il s'agit avant tout de mon journal, je ferai en sorte qu'il ne tombe pas dans l'oubli.

Pour nous, après ces longs mois de vie de famille plus que de vie de couple, va enfin s'écrire une nouvelle page de notre histoire à deux. J'ai très peur des conséquences que cela aura sur sa vision de moi. Je suis bordélique, pas trop portée sur le ménage, je ne sais pas cuisiner et surtout, j'ai un caractère de chien. Il n'y a sans doute pas de raison que son amour cesse, elle me connaît, bien mieux que je ne la connais certainement, mais sait-on jamais...

Enfin, pour le moment, c'est le bonheur. J'ai envie de faire tous les magasins pour acheter les multitudes de choses qui nous manquent et j'ai tellement hâte de passer le pas de NOTRE porte avec elle...

A bientôt, donc...
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