2007 1ere annee
Posté le 13.12.2007 par shenight
Après un petit moment d'absence, me voici de retour pour raconter ma vie si passionnante et ce sur mon super portable Dell trop beau, trop bien, trop pratique, en un mot, trop ! Eh oui, cette année, pour gagner de la place dans notre petit studio de 24,5m², Carla et moi nous sommes fait ce petit cadeau quelque peu onéreux. Ca nous évite aussi de nous prendre la tête pour les cadeaux de Noël. Je précise que l'anniversaire de ma Chérie est le 29 décembre... Par conséquent, c'est un peu galère de trouver deux idées de cadeaux formidables. Quoique j'ai déjà son cadeau de Saint Valentin lol !
Alors, quoi de neuf ? Euh... Disons que là, c'est la fin de mon OPC et ça y est, j'ai un projet professionnel ! Ah ! Ça soulage tout de même de savoir ce que l'on veut faire de sa vie, même si ce n'est pas pour tout de suite, c'est quelque peu rassurant. C'est donc décidé, je veux être libraire ! Travailler au milieu des livres m'ira à merveille et puis, j'ai envie de garder contact avec le public tout en étant plus ou moins autonome. Si tout se déroule comme je le veux d'ici 10/15 ans, j'aimerais pouvoir avoir ma propre boutique, mais ça, c'est encore trop loin pour être précis et réfléchi. Ainsi, il n'est plus question de partir deux ans à Grenoble sans ma Chérie car, malgré son nom (DUT info-com option 'métiers du livres'), cette filière forme surtout des bibliothécaires ou documentalistes, ce qui n'est plus du tout question. J'abandonne (peut-être momentanément) l'idée d'entrer dans la fonction publique, c'est bien trop compliqué et puis, grâce à notre cheeeeer président, c'est pas le moment, hein ! Sur les conseils de la personne qui me suit à l'OPC, j'ai trouvé une formation à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon. Elle commencera en mars pour se finir en août 2008, ce sera en continu avec stage à la fin. Ca a l'air bien fait et même si ce n'est pas vraiment donné (650€), j'ai assez économisé pour pouvoir me la payer. Il paraît qu'on pourrait aussi m'aider à la financer, il faut que je vois avec l'ANPE et la Mission Locale. Bientôt, il faudra que je remplisse le dossier d'inscription dans lequel il faudra que j'énumère mes qualités et défauts, mes compétences et savoir-faire, et que je fasse la critique d'un bouquin parut cette année. Ensuite, s'il est accepté, je devrais avoir une journée de tests et d'entretien...
En attendant, les conseillères de l'OPC me poussent à chercher du travail, principalement chez les grands distributeurs (Fnac, Virgin, Privat) mais aussi dans la grande distribution, chose qui ne me tente pas du tout. Ainsi, je traîne régulièrement sur le site de l'ANPE, à l'affut de la moindre annonce intéressante. J'ai postulé deux fois : j'ai été recalé faute d'expérience pour le 1er poste et pour le 2ème, qui devait être un contrat de professionnalisation, je ne sais pas. J'ai eu un entretien avec l'école de formation mais quand on a voulu m'envoyer auprès du gérant de la librairie, il avait quitté la boîte sans prévenir son successeur de l'embauche prévue... Il devait donner une réponse hier et lorsque j'ai appelé l'école aujourd'hui, la directrice ne se rappelait plus ni de moi, ni de l'affaire en question. Le gérant n'avait toujours pas décidé et je dois rappeler lundi. Ca semble tomber à l'eau cette affaire !... Et c'est bien dommage. Enfin, comme tout le monde me l'a dit, ça reste une expérience positive au niveau de l'entretien puisque la directrice voulait transmettre mon CV au gérant. Elle a même dit au téléphone que j'avais un 'très bon profil' (malgré mon peu d'expérience professionnelle).
Enfin, c'est pas grave ! Je suis sûre maintenant d'être libre pour monter en Bretagne d'ici 10 jours ! Noël approche à grands pas et le moment de présenter Carla à ma famille aussi. Récemment, ma mère m'a annoncé que tout le monde serait là, même mon grand frère qui devait pourtant embarquer au début du mois. Alors maintenant, c'est la course aux cadeaux. Même si ma mère ne le veut pas, j'ai bien envie d'acheter quelque chose à chacun. J'ai déjà acheter pour ma mère, mes deux plus jeunes soeurs. Ne reste donc plus que Karl et Louise mais j'ai déjà une petite idée.
Allez, il se fait tard et Carla a du mal à dormir tant que je traine au PC près d'elle...
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Posté le 26.11.2007 par shenight
Une nouvelle semaine commence... J'ai un peu le cafard... C'est con mais depuis que je n'ai plus la TV, les journées sont trop longues. Il n'y a pas grand chose à faire à la maison, une fois le ménage fait, et entendre la radio chanter me fait encore plus sentir le vide qui m'entoure. Même le soleil ne s'invite plus à la maison : un grand immeuble s'interpose ce qui fait que je n'ai qu'une heure à peine d'ensoleillement dans la journée. Et de la fenêtre, je ne vois que des arbres roussis, du ciment et du béton. Ça fait pas envie ! Il ne me reste plus qu'à écrire et tuer le temps sur l'ordinateur. Ça faisait un moment que je n'avais pas écrit ce blog et puis, je n'ai toujours pas envoyé de mail à ma mère.
Vendredi, j'ai eu ma 2ème séance avec la psy. Là non plus, c'est pas génial !... Déjà, commencer une rendez-vous pas « alors, de quoi voulez-vous parler ? », ce n'est pas très engageant. Je crois qu'elle ne se rend pas compte de la brutalité de cette phrase. Quand j'arrive, je ne sais pas de quoi je veux parler, tout se bouscule entre les derniers événements, les traumatismes antérieurs et ce qui me trotte en tête. Comment puis-je savoir ce qu'il est bon de révéler ? Alors, histoire que le silence ne s'éternise pas, j'ai parler de ce fichu mail qu'il faut que j'envoie à ma mère. J'en suis arrivée à parler de Fanch, mon dernier compagnon, puis de Carla. Lors de la 1ère séance, j'avais raconté ma vie depuis l'enfance puisque c'est à ce moment que les ennuis ont commencé. Tout ceci me semble d'une terrible incohérence ! Il n'y a pas vraiment de lien entre les deux, pas de continuité. J'ai l'impression de ne traiter vraiment aucun de mes problèmes, l'impression qu'on me laisse partir dans tous les sens et qu'au final, ça ne m'aidera pas. Parfois, la psy reformule mes propos, me sort une phrase pour dire exactement ce que je viens d'expliquer. C'est assez agaçant ! Je sais que ça peut aider certaines personnes à prendre conscience de choses et d'autres mais moi, ça me tape un peu sur le système. J'ai besoin d'être orientée dans ma réflexion, pas qu'on radote ! Ce qui est d'autant plus énervant, c'est que la personne qui m'avait fait passer l'entretien préalable était bien meilleure et avait su me faire parler de ce qui lui semblait important, quitte à m'interrompre lorsque je m'égarais. En une heure, elle avait mis le doigt sur les deux mécanismes qui dirigent ma vie : l'oubli et la peur. Et puis, avec cette psy que je vois maintenant, je n'aime pas parler de Carla, j'ai peur qu'elle se mette à faire l'analyse de mon homosexualité...Donc quand elle m'en fait parler, je n'y arrive pas. Je parle, je réponds à ses questions mais je reste sur la défensive, inquiète des conclusions qu'elle pourrait en tirer.
Au final, je suis si mal à l'aise que je ne lui ai pas parlé de mes derniers rêves alors que je comptais le faire. La semaine dernière, j'ai rêvé d'un viol. Comme il date maintenant un peu, je ne m'en souviens pas exactement... Ça se passait à l'époque où je venais de rompre avec Fanch, nous vivions encore ensemble mais dans le studio que j'occupe à présent avec Carla. Fanch et moi avions dû encore nous disputer, j'étais en ville, à Saint Malo. Autour d'Intra Muros, ce n'était pas la plage mais une gigantesque pelouse vallonnée avec les ruines d'un fort à demi ensevelies. Je me trouvais seule en ce lieu. Au début habillée, je me retrouvais nue (d'après Carla, la nudité revient souvent dans mes rêves mais c'est normal, naturel, personne ne s'en rend compte, pas même moi). J'errais en ville, les rues pavées désertes. C'est là qu'un homme s' approcha de moi. Au début gentil, il devint insistant et je pris peur. Une main se tendait vers mon sein. Je me mis à courir par les rues toujours aussi désertes... Je voulais trouver un refuge mais pas moyen. Je pensais aller me cacher chez ma meilleure amie mais j'avais peur de choquer ses parents par me nudité. Alors je courais à toutes jambes mais il me rattrapait malgré tout. Il finit par me rattraper au pied d'un mur en ruine dans cet océan de verdure... Là, je ne sais ce qui se passa. Je sais juste qu'en rentrant chez moi, je me sentais souillée, fouillée au plus profond de mon être. Un peu plus tard, j'étais à quatre pattes au pied de mon lit, passant le doigt dans la cage de mes rates comme il m'arrive souvent de le faire, toujours aussi nue. L'appartement était identique en tout point à celui de Carla et moi, mais dans le lit, c'était Fanch qui voulait me prendre par derrière. Devant mon refus, il voulut me pénétrer avec un petit objet, contenant quelque substance illicite. Je m'emportai alors face à tant de connerie : comment pouvait-il croire que je puisse avoir envie de lui ou de quoi que ce soit en moi après ce qui venait d'arriver ??? C'est ainsi que ce rêve des plus étrange se finit... Et tous les autres sont presque aussi bizarres ! Mais celui-ci étant de loin le pire, je voulais en parler à cette psy mais je n'ai pas pu.
Voyant que ça ne se passe pas très bien avec elle, Carla me pousse à le faire savoir de façon à ce que l'on m'adresse à quelqu'un d'autre. Elle a sans doute raison mais je n'ose pas. Il est délicat de dire à quelqu'un que sa façon de travailler est nulle. Et puis, je ne sais pas trop à qui le dire : est-ce à ma psy ? À celle qui m'a fait passer l'entretien ? À la secrétaire ? Il va pourtant bien falloir que j'essaie de mettre le sujet sur le tapis si je veux avancer. Si cette psy ne me convient pas, travailler avec elle ne sera qu'une perte de temps...
Posté le 14.11.2007 par shenight
LE BEBE DE COCO ET MANU SE PORTE BIEN, TOUT VA POUR LE MIEUX !!!!! PAS DE TRISOMIE OU AUTRE MALADIE GENETIQUE ! FELICITATIONS ENCORE AUX HEUREUX PARENTS QUI VONT ENFIN POUVOIR PROFITER DE CETTE GROSSESSE !!!
Posté le 12.11.2007 par shenight
Petite parenthèse avant de commencer : oui Perf, j'ai bien reçu ton mail lundi dernier et celui d'aujourd'hui. Désolée de te faire attendre mais promis, je m'attelle à ça tout à l'heure !
Sinon, il est plus de trois heures du matin. Encore une fois, j'ai rallumé le PC, trop préoccupée que j'étais pour bien vouloir dormir. Tout ça à cause d'une nouvelle toute fraîche : j'avais déjà parlé de la grossesse de Coco, l'une des soeurs de Carla, et bien Thane, sa 2ème soeur (sur trois) vient juste de tomber enceinte !!!!! Grande nouvelle pour toute la famille qui bien entendu se réjouit ! Au passage, toutes mes félicitations à la famille D. qui va donc encore s'agrandir !
Mais voilà, passées ces bonnes paroles, il ne me reste que l'amertume et la jalousie (oui encore, je sais !). En l'apprenant, ma première réaction a été de fondre en larmes dans les bras de Carla qui n'y comprenait rien. L'annonce avait été faite par texto et donc en lisant ces mots, ce fut d'abord une 'hémorragie oculaire'.
Si je réfléchis un peu, c'est l'amertume qui prime, la jalousie n'étant que secondaire. Même si je peux être mauvaise langue ou chiante, je n'ai pas mauvais fond, je crois et bien que tout cela m'attriste d'une certaine façon, je suis sincèrement ravie pour les soeurs de Carla. Mais l'amertume, elle, est permanente, ne peut partir. Elle va de paire avec ce deuil que je n'arrive pas à faire. Je sais bien que ce n'est pas la 1ère fois que je développe ce sujet ici mais il est si rare que l'on me comprenne que le besoin de parler, de me confier persiste. Alors, chers lecteurs, il va falloir supporter encore mes lamentations sur la maternité ! Et puis, il y a plusieurs pilules qui ne passent pas.
D'abord, le fait que maintenant, avoir un enfant et fonder une famille seront un parcours du combattant. Je sais bien qu'homosexualité ne rime pas forcément avec stérilité mais les lois de notre pays sont telles que la procréation médicalement assistée m'est impossible, que l'adoption m'est impossible, que partager l'autorité parentale avec la femme que j'aime m'est (quasi) impossible. Ah ! Les hétéros ne connaissent pas leur chance en matière de parentalité ! Quand je pense qu'il y a deux ans, je n'avais qu'à claquer des doigts ou me faire sautée par le premier venu pour être enceinte ! J'aurais pu avoir un enfant de mon ex, aussi malade qu'il était, mais pas de cette femme qui partage à présent tous mes bonheurs et soucis, et mon lit chaque nuit... Avant, même si je savais que la situation n'étais pas bonne pour enfanter, je savais qu'une fois décidée, tout serait théoriquement facile. Aujourd'hui, ce n'est plus la personne que j'aime qui me fera un bébé, par amour, mais un médecin, par 'injection'. Ce sont d'abord toutes ces difficultés qui me rendent amère...
Il y a aussi le fait que Carla aura d'ici un mois l'âge auquel Thane a eu son deuxième enfant, après seulement deux ans de relation avec Jérôme. Je me sens d'autant plus un poids pour ma pauvre Chérie... Avant de me connaître, elle commençais à faire des projets et maintenant, tout est remis à plus tard, au moment où j'aurais une situation. Mais vus mes projets et la part d'incertitude qu'ils comportent, jusqu'à quand devra-t-on repousser l'échéance ? Deux ans... Ce sera l'âge de notre relation à l'été prochain. Je sais que ça fait presque un an d'ici là mais le temps passe à présent si vite que j'ai l'impression que c'est demain... Cet après-midi, en allant voir Coco, à parler des autres frère et soeurs, de leurs enfants, je me disais qu'il suffirait d'un rien, d'un coup de folie, pour partir en Belgique pour entamer la procédure d'insémination. Et quand bien même ! Contrairement à Thane, ce n'est pas en arrêtant la pilule que je tomberai enceinte du jour au lendemain ! Les inséminations sont hasardeuses et jamais sûres de réussir...
La dernière chose difficile, c'est l'incompréhension. J'ai beau me défendre en disant que je sais devoir attendre encore, mon désir si vif de maternité semble être un mystère pour les quelques personnes à qui j'en parle, et on me répond encore et toujours d'attendre et que je suis trop jeune ! GRRRR ! JE SAIS ! Je suis juste malheureuse parce que j'ai l'impression que mon voeu le plus cher m'est devenu irréalisable du jour au lendemain... C'est ce qui me mets dans cet état, c'est ce qui fait que j'en parles tant sur ce blog. J'ai besoin d'être rassurée sur ce point et malheureusement, personne ne le peut, pas même ces livres que je dévore. Ce soir, je n'arrivais même plus à lire d'ailleurs... C'est toujours la même chose et je n'en peux plus.
Je sais que ça passera, ça passe toujours mais il me faudra encore quelques jours pour cela. Dommage que je ne vois pas ma nouvelle psy avant deux semaines, ça m'aurait fait du bien de lui en parler !... Ah oui ! Je viens de commencer une courte thérapie avec le CPCT (centre psychanalytique de consultations et de traitement). C'est un organisme bénévole qui permet un suivis de 16 séances et ce gratuitement. Ce n'est pas très long et sans doute que ça ne résoudra pas tous les problèmes mais bon, on va essayer de me faire avancer et je verrai bien ensuite !
Ah ! Qu'il est chiant de n'avoir que 22 ans quand dans sa tête on en a dix de plus !!!!!!
Posté le 05.11.2007 par shenight
Alors, par où je commence aujourd'hui ?
Mercredi : nous avons dîné chez Phine, la soeur aînée de Carla. Nous y avons retrouvé Jim et sa fille Mélody, Jérôme, Thane et les enfants, Térence et Leenah. J'avoue que je n'étais pas tranquille au début car Phine et moi nous connaissons très peu, et bien qu'elle soit au courant de notre relation à Carla et moi, comme elle ne l'a pas appris par nous, ça a tendance à me mettre un peu mal à l'aise. Et puis, nous la voyons rarement... Au final, comme bien souvent lors des repas de famille, je parle plus avec les enfants qu'avec les adultes. Après les avoir un peu excités à force de faire l'andouille, je leur ai lu une histoire. Les filles voulaient la Petite Sirène ; ce n'étaient pas la version Disney mais tant pis, c'est elles qui me la racontaient ! Et chacun de commenter la moindre image, la moindre phrase lol ! Ludo voulait qu'ils lèvent le doigt comme à l'école, Mélody blablatait à propos du bateau dans le livre et Leenah voulait que je continue de lire. Heureusement, il fallut que je passe à table. Une fois le dîner fini, Ludo s'est endormi et Mélody est rentrée. Quant à Leenah, elle n'avait pas oublié l'histoire en cours et je dus la finir.
Lorsque nous vivions avec ses parents, Térence et elle, elle aimait déjà que je lui lise des histoires. Quant à moi, j'adore ça : je n'ai pas su être une bonne grande soeur pour les miennes mais j'ai toujours aimé leur lire leurs histoires. Et puis, m'occuper parfois des nièces de Carla me permet de combler un peu mes manques, que ce soit par rapport à ma famille ou à mes envies d'enfant. Néanmoins, je sais qui je suis pour elles et je reste à ma place.
Sinon, petit truc qui m'amuse toujours avec Leenah, c'est qu'elle confond toujours nos noms à Carla et moi. Je pense que c'est normal : nous sommes toujours ensemble, nos prénoms finissent tous deux en ''i'' et ne comportent que deux syllabes. Carla, au contraire, est toujours contrariée car elle connaît la petite depuis sa naissance et elle ne comprend pas qu'elle puisse se tromper. Moi, ça me fait assez plaisir, surtout quand elle m'appelle 'tata'. Oui, ça n'a l'air de rien, c'est sans doute tout bête mais ça me donne l'impression d'appartenir à une famille unie et puis, ce n'est pas mon frère ou mes soeurs qui feront de moi une tante lol !
Vendredi : sortie avec Jérôme, Thane et Loulou. Jérôme était tombé sur un groupe sympa sur le net et ce jour-là, ils avaient un concert dans un bar en ville, et ne voulant pas y aller seul, il nous avait invitées. Une fois là-bas, j'étais loin de me sentir à ma place : tous des rockers, des chevelus lol ! Trop grande, trop maladroite, je ne savais pas où me mettre. Mais bon, dans l'ensemble, la soirée s'est bien passée même si la musique n'était pas trop à mon goût. Les concerts avaient lieu au sous-sol, dans une petite salle obscure, basse de plafond. Prises dans la foule, je pouvais enlacer Carla comme je voulais ou même la prendre par la main :-) Même si je me plains de la rareté de ces étreintes, que c'est bon lorsque ma Douce me laisse enfin faire ! Dans l'ensemble, personne ne faisait attention à nous. Ce n'est qu'au début de la soirée qu'une pétasse nous regardait avec insistance, nous montrant ensuite à ses copines. Heureusement, elle finit par partir et tout se passa bien. N'empêche, si je n'étais pas timide, qu'est-ce que j'aimerais pousser un coup de gueule lorsque quelqu'un se permet de nous dévisager ainsi ! Enfin, si on prenait la peine avec chaque imbécile, on n'aurait pas fini !... Malgré tout, j'étais trop heureuse de serrer ma femme dans mes bras pour trop m'attarder. Quel bonheur de la sentir contre moi au milieu de tous ces gens, comme un couple normal !...
Samedi : soirée avec Kim et Loulou, son coloc' et cousin de Carla. J'avais décidé de faire des crêpes et histoire de tenir les promesses faites depuis un moment, je décidai d'inviter du monde. Plusieurs refus. Seuls Kim et Loulou, les seuls célibataires en fait, répondirent présent. Au début, j'étais très mal à l'aise : cela faisait un mois que je n'avais plus eu de nouvelles de Kim et avec Loulou, même si je l'apprécie, la communication n'est pas notre fort. Quelques verres et j'étais déjà toute joyeuse ! Quant à Carla, j'avais l'impression que quelque chose n'allait pas, elle semblait contrariée. A la maison, rien de spécial ne se passa. Ce n'est qu'à la shisha que je pus parler un peu avec Kim pendant que Carla et Loulou s'endormaient sur les banquettes. Un mois jour pour jour que nous ne nous étions pas vus donc, et si je ne l'avais pas invité, il comptait ne plus nous voir avant janvier. Notre dernière rencontre avait trop dérapé : pour que je cesse de lui rendre un billet, il l'avait glissé sous la bretelle de mon débardeur, ce qui, bien entendu, déplut fortement à ma Chérie lorsqu'elle l'apprit. Kim faillit ce soir-là se prendre un portable à la figure... Lorsque je lui posai des questions sur son absence, sur le fait qu'il ne me donne plus aucun signe de vie (alors qu'il envoyait encore des textos et mails à Carla pour avoir de ses nouvelles), aucune réponse. Il me disait juste craindre les foudres de Carla ou les miennes. Enfin voilà, la situation ne change pas de ce côté-là et je commence vraiment à en avoir marre ! En plus de ça, à tort ou à raison, je m'inquiète un peu pour lui...
Et hier soir, ce fut encore un dîner avec Coco et Manu.
Depuis quelques semaines, je crois que je commence à aller mieux. Tous les jours, je fais l'effort de me lever, prendre un vrai petit-déjeuner et je sors de chez moi ! Toute seule ! Je fais les boutiques, quelques courses, et puis, il y a toujours l'OPC. J'ai d'ailleurs eu un entretien mardi dernier et on me pousse à présent à chercher un stage et un emploi.
Cette nuit, je repensais à tout ça et j'ai une trouille terrible ! Je dois chercher un stage mais comme écrire ma lettre de motivation ? Est-ce que je serai prise à Grenoble ? Est-ce que j'aurai droit à une bourse et un logement CROUS ? Et sinon, faudra-t-il que je travaille ? Et les concours, si je les rate ? Qu'est-ce que je ferai si mes projets échouent ? Tout est si incertain... Et puis, aurai-je le courage et la motivation d'aller jusqu'au bout ? Et puis, ma Douce approche de la trentaine, elle en est à un âge où la plupart trouve un peu de stabilité, pense à fonder une famille. Mais avec moi, c'est encore bien loin... Elle a du passer une heure en pleine nuit à me rassurer sur tout ça, la pauvre. Pour les inscriptions, j'aurai 23 ans, 5 ans de plus que la plupart des autres, et si je suis prise, je serai 'la vieille' de la promo ! Et puis, je ne crois pas que mon âge plaide en ma faveur, sans parler de mes bulletins de lycée : ça aurait tendance à montrer mon manque de stabilité, de motivation, etc.
Enfin, j'ai malgré tout une femme formidable qui me soutient quoi qu'il arrive, alors POSITIVONS !
Posté le 27.10.2007 par shenight
Samedi, pas encore 14h, Carla est déjà partie. Je l'ai vue juste 10 min avant qu'elle ne me quitte pour aller à sa répétition. Je pensais avoir une petite demi-heure mais non, elle voulait manger chez ses parents. Le temps de me mettre à pleurer, encore trop mal réveillée, et elle avait déjà franchi le seuil. Je voulais rester à la maison pour ranger mais vues les circonstances, je n'ai envie de rien, juste d'elle... En plus, le temps est au gris, ce qui ne m'aide pas trop à retrouver le sourire. Je me demande vraiment ce que va donner cette journée ; rien de bon, je crois.
Déjà, nous ne nous étions guère vues hier : journée de travail pour elle, sieste dès qu'elle arrive à la maison et après, anniversaire de sa mère. Comme toujours, pas moyen de trop l'approcher devant ses parents, juste un dernier baiser volé sur le pas de la porte. Et quand la soirée s'acheva, c'est : « T'as compris que ma mère veut qu'on aille au casino ? » Bah oui et je ne peux pas refuser... Je dus donc abandonner ma Douce au démon du jeu (j'exagère, elle joue assez raisonnablement, contrairement à sa mère qui se laisse un peu aller !) sans pouvoir lui dire au revoir. Lorsqu'elle rentra enfin, j'étais au lit, l'attendant encore malgré ma migraine. Lorsqu'elle jeta ses billets dans le lit, trop fatiguée, je me mis à pleurer !... Ça me faisait penser à cette scène qu'on voit dans les films où un c... jette son argent à une prostituée. Ouais, je sais, c'est très con, mais quand je suis vraiment crevée, je pleure pour un rien, c'en est affligeant ! Nous parlâmes un peu puis elle sombra tandis que je restais encore éveillée malgré moi. Je me sentais tellement seule alors...
Je ne sais pas à quelle heure elle rentrera, je sais juste que nous allons peut-être sortir avec Purdey, soeur de la belle-soeur de Carla et choriste du groupe, et avec un ''ami'' à elle. Mais attention, ça ne se fera que si ce fameux ami vient ! D'après ce que m'a dit Carla hier soir, nous devrions servir d'excuse pour sortir, histoire que Purdey puisse passer du temps en toute innocence avec son ami. Et puis, s'il n'est pas là, ce sera annulé parce que la pauvre s'ennuierait avec juste nous deux ! Ça fait toujours plaisir !... Surtout que Purdey et Carla s'apprécient et aiment bien sortir ensemble. Je me souviens d'une cuite qu'elles se sont prise ensemble il y a un an passé dans les bars de Chamonix : elle ne s'était pas le moins du monde ennuyées, malgré que j'aie été là... De plus, avant que Carla et moi soyons vraiment ensemble, les deux comparses se retrouvaient régulièrement en ville.
Enfin bref, ça me saoule et puis, vous l'aurez compris, je jalouse assez facilement la jolie Purdey. Sans parler des liens qu'elle peut avoir avec ma Chérie, elle a tout pour elle et ça me gonfle : elle a mon âge, elle réussit ses études, elle a des amis, une famille qui prend soin d'elle, du succès et elle est entrée dans le groupe. En clair, elle est ce que j'aurais voulu être.
Ce qui me gonfle aussi énormément, c'est qu'elle se dise lesbienne quand un mec la colle trop. La dernière fois, elle était sortie avec ma Douce après la répétition. Un mec la drague, elle en a marre et sort que MA femme est la sienne. Je sais, c'est rien du tout. Mais voilà, que répond-t-on quand votre femme vous demande comment vous réagiriez si Purdey l'embrassait ? Il faut savoir qu'au tout début de notre relation, lors d'un soirée trop arrosée, j'ai embrassé la meilleure amie de ma soeur dans un moment d'euphorie... Carla ne manque d'ailleurs pas une occasion de remettre ça sur le tapis. Ce qui m'a fait du mal avec cette question, c'est que pour moi, jamais elle n'aurait fait ça. Le soir où un mec en boîte nous a demandé de lui prouver que nous étions ensemble en nous embrassant, elle a refusé tout net. Avec Purdey, cela devient possible... Pour se défense, elle dit qu'à l'époque, elle a refusé parce qu'elle ne savait pas si j'accepterais. FAUX : je suis toujours d'accord pour l'embrasser, peu importe où et en présence de qui. Quand de jeunes racailles nous avaient emmerdées à la fête des lumières dans la gare, juste parce que nous nous tenions par le bras, je n'avais pas hésité à l'embrasser à pleine bouche ! (Pour entendre dire ensuite qu'il fallait nous 'planter'.) GRRRRRRRRRR ! JOURNEE DE MERDE !!!!!
A part ça, mon projet d'orientation se précise. Après une partie de la nuit passée en recherches infructueuses, j'eus confirmation que rien ne s'offrait à moi dans le Rhône dans le domaine des métiers du livre. Il faudra donc que j'aille, comme je le pensais dès le départ, à l'IUT de Grenoble. Le hic, c'est que les inscriptions sont sur dossier et je ne suis pas sûre que mes anciens bulletins plaident en ma faveur, si on oublie de lire les bonnes appréciations de mes profs de lycée.
Si je suis acceptée, cela veut dire quitter Lyon, au moins la semaine, et vivre seule en cité U. Si je m'attarde sur ce sujet, je sais que ce sera très dur... Déjà ici, si Carla n'est pas là, je ne mange pas ou peu ou mal. Kim et Coco se sont rendu compte que mon chignon avait diminué. Eh oui ! Je perds mes cheveux... Je sais qu'il faut que je me nourrisse mais je n'en ai pas vraiment envie et puis, ça coûte tellement cher. Je sais bien que nous ne sommes pas dans le besoin mais je dois mettre des sous de côté pour la rentrée, pour mon permis, pour l'avenir tout simplement. Autant dire que sans Carla pour veiller sur moi, je ne donne pas cher de ma peau; Pourtant, il faudra bien que je trouve le courage de travailler, de me lever et de manger. Si je suis acceptée, je n'aurais plus droit à l'erreur. Ah oui ! Un autre problème, il faudra que je reprenne ma LV2, l'allemand ! AU SECOURS !
A part ça, je suis impatiente ! Maintenant que j'ai décidé vraiment de ce que je veux faire, je ne supporte pas de stagner encore en attendant le mois de mars, pour le début des inscriptions et les portes ouvertes. Je veux que les choses bougent, je veux avancer. Mais il faut encore attendre ! Au mois de janvier, il faudra commencer les demandes de bourses et logement, mais il faudra encore attendre juin voire même juillet pour être fixée... Que tout cela me semble loin !
Bon, écrire m'a fait du bien, comme toujours. Je vais donc pouvoir m'occuper du ménage... Voilà, c'est donc tout pour le moment !
Posté le 22.10.2007 par shenight
Il est 3h45 du matin, je viens de rallumer le PC. Carla dort aussi paisiblement que possible. Je suis fatiguée, j'ai envie de dormir, mes paupières sont lourdes (non, je ne cherche pas à m'hypnotiser !) mais voilà, je lutte encore plus ou moins malgré moi contre le sommeil. Comme tous les soirs ou plutôt, comme toutes les nuits, j'ai envie et besoin de m'activer, or, je ne le peux pas. Même si elle a fini par se résoudre à porter des boules Quies, je dois respecter le sommeil de ma Douce et éviter tant que possible de la déranger. Rien à la TV, pas le courage de lire, impossible de faire le ménage, il ne me restait alors plus que l'ordinateur.
Il y a un an, lorsque nous vivions chez Thane, ma belle-soeur, nous logions Carla et moi dans ce qui était auparavant le bureau. La pièce et nos moyens étant réduits, nous n'avions qu'un lit et quelques petites étagères, point de PC, de TV et encore moins de livres : mes chers bouquins étaient restés en Bretagne et je ne pouvais plus m'en offrir à cette époque. Aussi, le soir venu, lorsque Carla se couchait, je n'avais pas d'autres choix que de l'imiter, quitte à passer une heure dans le noir à ressasser diverses pensées. A présent, j'ai tout ce qu'il faut sous la main pour passer ma soirée et je n'ai pas envie de m'en défaire. Je sais pourtant que c'est en grande partie parce que j'ai la télévision que je me couche d'autant plus tard mais voilà, mon cerveau a grand besoin d'être sollicité et c'est cette sollicitation que lui apportent tous ces reportages que je regarde de nuit. J'ai peur de ne pas être claire, voire même de contredire mes posts précédents...
Je ne sais pas, je n'aime pas la nuit telle que la vivent la plupart des gens, je n'aime pas la nuit qui nous force à nous mettre en veille, je n'aime pas cette obligation que l'on a de dormir lorsqu'il fait noir ! A défaut de pouvoir me rebeller contre ce fait, ce sont mes neurones qui le font jusqu'à pas d'heure, revenant sur tous les faits marquants, présents, passés ou futurs, ou sur les pires futilités. Mon corps a beau réclamer sa dose de repos, mon cerveau ne veut l'écouter et me tient éveillée, même une fois la lumière éteinte... Quant à moi, je ne sais qui écouter de mon corps ou de son habitant. J'ai bien envie à présent de me blottir contre ma femme et rejoindre les bras de Morphée avec elle mais je supporte de moins en moins ce moment de veille forcée à trop penser...
Alors je veille, encore et toujours, me demandant ce que je ferai demain. Je ne pourrai pas me lever assez tôt pour tout faire et pourtant, il faudra que je fasse le ménage de fond en combles, que je prépare mon exposé pour l'OPC et que j'aille à mon cours de danse. Entre-temps, Carla sera rentrée et même si comme à son habitude, elle fera une sieste, il faudra que je reste près d'elle. Sinon, il faudrait que je trouve le temps d'appeler Mushu qui apparemment souhaite vivement que je le fasse, et que je réponde à mes mails ! Le tout entre 14 et 20h ! Ça n'a l'air de rien mais comme le dit Carla, j'ai 2 de tension et j'ai tendance à ne jamais me presser, sauf au travail.
Allez, petit changement de sujet. Samedi, il y avait concert du groupe Hôme, le groupe de ma Chérie, et à cette occasion, j'ai pu revoir Coco. Alors que j'accompagnais Carla aux toilettes, nous sommes tombées sur Coco donc, et leur mère qui était en train de l'habiller. C'est alors qu'elle nous dit qu'en fait, ça n'allait pas très bien dernièrement : elle venait de faire des examens et avait appris qu'elle avait une chance sur quinze pour que son bébé soit trisomique, la 'norme' étant à une chance sur 250 !... Elle attend à présent les résultats définitifs quant à l'état de son enfant mais ils n'arriveront que dans trois semaines...
J'avoue que, malheureusement, je ne suis guère étonnée par cette nouvelle. Coco est une jeune femme très maigre, de constitution que j'aurais tendance à qualifier de faible, et si elle avait tenté la maternité il y a une cinquantaine d'année peut-être, aurait été déclarée stérile. J'espère bien sûr que son bébé sera 'normal', cela va de soi, et même si j'ai déjà fait part de ma jalousie à son encontre, je lui souhaite vivement que tout se passe bien. Coco est très sensible et somatise extrêmement facilement ; pour preuve, la venue de Carla à Rennes l'an passé : elle était partie sur un coup de tête, sans prévenir qui que ce soit, suite à sa rupture avec Kim, et ne répondait plus au téléphone. Coco s'est fait un sang d'encre et a vite été couverte de boutons... Elle en a d'ailleurs beaucoup voulu à Carla pendant les mois qui suivirent... A présent, je m'inquiète beaucoup pour elle, tandis que ma douce se préoccupe de Manu, son beau-frère. J'imagine qu'en tant que mère, après toutes les difficultés qu'elle a eues à être enceinte (lapsus révélateur ? J'avais écrit 'en sainte'...) ce puisse être ressenti comme un échec. Pour ce qui est du père, c'est vrai que j'ai tendance à totalement occulter ce qu'il peut éprouver. N'ayant connu que de mauvais pères, j'ai du mal à appréhender... Carla pense que pour lui, qui est si cultivé et ne manque jamais de le faire savoir (!!!), il serait difficile d'avoir un enfant trisomique. Il semblerait que ce soit une sorte de frustration de ne pas pouvoir partager son savoir avec son enfant, enfin, je crois que c'est ce qu'elle a tenté de me faire comprendre.
Quoiqu'il en soit, croisez les doigts avec moi pour que Coco et Manu soient enfin d'heureux parents, ils le méritent bien !!!
Bon, mine de rien, cela fait ¾ d'heure que je tape au clavier. Il serait temps que je rejoigne mon lit et ma femme !... Allez, bonne nuitée !
Posté le 19.10.2007 par shenight
Ahlala ! Comment réagir lorsque sa femme dit que notre histoire n'est pas officielle ? Hein ? Bah moi, je ne sais pas trop. C'est pourtant ce qui s'est passé tout à l'heure...
Carla venait de rentrer du travail et après un petit moment pour se reposer, il fallut sortir faire quelques courses pour le dîner de ce soir. Nous étions sur l'escalator du centre commercial lorsqu'une voix qui m'était inconnue appela Carla derrière nous. Elle finit par se retourner et reconnaît une de ses meilleures amies de lycée avec son fiancé. Présentations rapides, retrouvailles et qu'est-ce que tu deviens, et ça parle du futur mariage de Marie-Ingrid, du mariage surprise de mon beau-frère il y a deux ans. Et la question tant redoutée : où en est Carla de ses amours ? « Bah euh... Célibataire... [...] enfin rien d'officiel. » Eh oui, moi, c'est pas officiel, pas important, j'en sais rien. D'un coup, le grand sourire que j'affichais s'est enfui pour faire place à l'hébétude. Je n'avais pas envie que ça se voit mais il était trop dur de faire comme si de rien n'était. Je ne m'attendais pas à ce que Carla dise vraiment qui j'étais à son ancienne amie mais je ne m'attendais pas non plus à ça. J'aurais préféré qu'elle dise que c'était compliqué, ou difficile, je ne sais pas mais pas être reniée ainsi.
Lorsqu'enfin nous avons pu nous éloigner, explications. Je sais bien qu'elle était gênée et qu'elle ne savait pas quoi répondre, je sais qu'elle ne veut surtout pas que ses anciennes connaissances sachent qui je suis réellement pour elle mais ça fait mal, mais on se sent tellement con ! Elle dit qu'elle est désolée mais ce n'est pas la première fois que ça arrive. La différence, c'est que la dernière fois que ce genre de situation a eu lieu, c'était il y a un an, à l'époque où elle n'assumait pas du tout ce que nous sommes. Je croyais que les choses avaient évoluées... Un peu plus tard, alors que nous passions en caisse, elle tenta encore de se justifier en me disant que si elle disait qui je suis, c'est qu'elle serait une homo endurcie. Qu'est-ce que ça veut dire, ça ????? Ce qui m'agace, c'est que cette fille, elle ne veut pas la revoir (bien qu'elle ait pris son numéro !) et qu'elle ne la reverra sans doute pas mais voilà, par rapport à ses anciennes camarades qui sont maintenant fiancées, mariées, mères et surtout cadres, elle complexe de n'être que secrétaire et je crois aussi d'être gouine... Je ne lui demande pas de mettre notre relation en pleine lumière, je ne lui demande pas de me présenter mais juste qu'elle ne renie pas ce que nous sommes l'une pour l'autre. En fait, je ne sais pas trop ce que j'arrive à tolérer... Je veux bien laisser croire aux gens que nous sommes amies ou colocataires à partir du moment où c'est eux qui se font cette idée ou bien si ce sont des membres de sa communauté mais sinon, la pilule passe très mal...
A présent, elle est partie répéter avec le groupe chez ses parents et contrairement à mon habitude, j'ai préféré rester à la maison pour écrire et lire un peu. Je ne peux pas lui en vouloir bien longtemps et faire la tête mais dans le fond, ça fait pas de bien. Ça passera rapidement après une bonne nuit de sommeil et de câlins !... Enfin, je crois.
Sinon, autre petit événement marquant de la semaine, mon mercredi. J'avais passé la fin de matinée à garder Leenah et Mélody, les deux petites nièces de Carla, pendant que sa soeur et elle-même allait récupérer une cabane pour les enfants. Comment et quand ça s'est passé, je ne sais plus. Je me rappelle juste que j'étais dans la cuisine avec Mélody lorsqu'elle m'expliqua que 'tonton Borah', un des frères de Kim, m'avait appelée 'tonton Lucie'. J'en restais estomaquée ! Je me dis que je ne peux pas remettre en cause la véracité de ces propos : la petite vient de fêter ses 3 ans, ne ment jamais et elle a passé trop peu de temps avec Carla et moi pour imaginer la nature plus qu'amicale de nos liens. Après, pourquoi aurait-il fait ça, surtout devant la petite ? Nous n'avons dû nous voir qu'une ou deux fois alors pourquoi ? Ce n'est rien, juste une blague pourrie, mais ça me touche quand même. S'il a vraiment fait ça, je ne comprends pas comment on peut être à ce point mauvaise langue, surtout devant les enfants... J'en ai encore parlé à Carla avant qu'elle ne parte ; elle pense que c'est vraiment son style de sortir de telles idioties. J'ai fini par envoyer un texto à Kim : toujours pas de réponse pour le moment.
Je sais que je me prends la tête pour rien, c'est juste que j'ai beaucoup de mal à me faire à la bêtise et à la méchanceté que ce monde peut receler. Comme il l'a été dit avec ma mère, je reste encore bien naïve et vis toujours au pays des Bisounours ! Pourtant, ma vie n'a pas été toute rose jusque là mais une partie de moi semble vouloir garder les yeux fermés et ne comprend absolument pas ces médisances...
A présent, je passe donc la soirée seule, à plus ou moins broyer du noir en mangeant des barres Kinder et en espérant encore et toujours un mail de Perf :-) Allez, je vais aller retrouver Agatha Christie sous ma couette ! Bonne nuitée !
Posté le 16.10.2007 par shenight
Je me réveille doucement de ma sieste, mal au crane, et avec des courbatures, mais pas n'importe où ! J'ai les fesses courbaturées à cause de la danse orientale d'hier soir ! C'était d'ailleurs très bien, ce cours. On apprend de nouvelles choses à chaque fois et malgré mes appréhensions et ma timidité, je suis le cours comme tout le monde, sans rechigner.
Ce matin, c'était encore l'OPC. Si jusqu'à maintenant, j'ai tendance à dire que ça m'apporte pas mal, ce matin me fut parfaitement inutile. C'était une rencontre avec un DRH, pour parler des techniques de recrutement. C'est intéressant mais comme il le dit, ce n'est pas une science exacte et ce qui est valable avec lui ne l'est pas avec tous. Il se présentait d'ailleurs comme quelqu'un d'humain et de respectueux, du genre qui répond à chaque candidature ou à rappeler un candidat qui ne l'aurait pas fait, etc., ce qui n'est pas le cas de tous. Toutes les questions qui lui furent posées ne demandaient en général aucune réponse ou alors les gens parlaient de leur cas personnel. C'est d'ailleurs à propos de la discrimination à l'embauche que l'on s'exprima le plus, problème que je peux comprendre mais qui ne me touche en rien, ou plutôt, j'ai droit à une discrimination positive. C'est ce qui s'est passé le jour où j'ai postulé dans une boîte de nettoyage, il y a tout juste un an. Le patron m'avait tenu un horrible discours sur les étrangers qu'il doit embaucher mais qui tirent au flanc, sur les avantages qu'ils obtiennent soit-disant du gouvernement, tout en me plaignant, moi, pauvre petite sans ressources, obligée de mettre fin à ses études pour gagner son pain. Enfin, tout ça pour dire que je me serais bien passé de cette matinée...
En sortant, comme j'étais près du lieu de travail de Carla, je décidai de lui faire la surprise de ma visite mais une fois devant le bâtiment, porte close, personne n'ouvre lorsque je sonne et Carla ne répond pas sur son portable... Snif ! Moi qui me faisais une joie de passer un petit moment avec elle ! Pour me remonter le moral et économiser un ticket de tram, je pris le chemin des quais. Avec le peu de fréquentation et ce beau soleil, je me serais presque crue chez moi, sur les quais de Saint Malo. En passant près des péniches en me faisant cette réflexion, je vis un drapeau sur le bar 'La Passagère' : c'était le drapeau de Saint Malo !!! Quelle coïncidence lol ! Lorsque Carla m'appela, elle finit par m'annoncer une bonne nouvelle : elle pourra probablement prendre son 24 décembre, ce qui nous permettrait d'enfin monter en Bretagne avec la voiture.
Cela fait un moment que je n'ai pas écrit sur ce blog. J'ai eu trois jours d'OPC la semaine dernière et vues les courtes nuits que je passe, chaque fois que je rentrais, je m'effondrais. Après, Carla rentrait et j'évitais alors de rester au PC. Je n'ai donc pas encore parlé du dernier coup de fil de ma mère. Au départ, elle m'appelait pour quelque chose d'extrêmement sérieux : la garde de mes petites soeurs. Cela doit faire bientôt un an que le divorce d'avec mon beau-père est en cours et d'ici 5 mois environ, après l'expertise psychiatrique qui eut lieu cet été, le juge doit trancher. A priori, Alain serait déchu de son autorité parentale mais pas de ses droits parentaux, si j'ai bien compris.En clair, il ne pourrait plus rien décider pour les petites, ne les verrait même plus, mais s'il arrivait quelque chose à ma mère, c'est lui qui obtiendrait la garde et prendrait toute décision concernant ses filles. C'est donc à ce sujet que ma mère m'appela : elle voudrait déléguer son autorité et ses droits à Louise, ma soeur de 18 ans, et à moi-même s'il venait à lui arriver quoique ce soit. Il est évident que j'accepte mais ma mère tient à en parler plus en détail lorsque nous nous verrons car ça devra aussi passer en jugement !...
Sinon, il fut question de l'OPC, de la danse, du fait que je me sens mieux et prête à reprendre des études, une formation, à enfin apprendre un métier. J'ai même réussi à lui parler de Clara, chose assez rare ! Après, je parlai avec Ana puis Anjela qui se mit à me parler politique ! Ahlala ! 12 ans et elle veut déjà s'engager à gauche ! Elle se sent très concernée par ce qui se passe dans notre pays et a déjà développé une grande conscience politique. Même si elle peut parfois être une véritable et monumentale chieuse, je l'adore. On se ressemble beaucoup mais c'est moi en mille fois mieux. Je n'ose pas le lui dire lorsqu'elle m'énumère toutes ses bonnes notes, ses succès, mais à chaque fois, j'ai envie de le lui dire. Malgré tous les problèmes qu'elle a eus, elle s'en sort à merveille et haut la main. C'est mon Titiiiiiiiii !!! Pour ce qui est d'Ana, elle ne sait jamais quoi me dire et me raconte en général la vie d'Anjela, leur dernière dispute... Sinon, mon frère venait de rentrer d'un entretien à Marseille pour un futur embarquement début décembre, il sera donc encore absent pour les fêtes, et si je ne peux pas le voir avant qu'il ne monte à bord, cela fera deux ou trois ans que nous n'aurons fait que se croiser... J'aurais aimé le présenter à Carla mais les chances sont minces. Et enfin, mon Loulou, ma Louise. Après avoir validé son 1er semestre au rattrapage, elle a pu passer en 2ème année de fac de langue. Mais voilà qu'à présent, elle veut passer en LEA ! C'est amusant d'imaginer ma soeur dans le commerce international : elle n'a pas de dread locks mais ce n'est pas loin, toujours à courir un concert ou un festival, en baskets et baggy ! Enfin, on verra ce que ça donnera. Au total, je suis restée ce soir-là deux heures et demi au téléphone.
A présent, il va falloir que j'arrive à parler à ma mère de venir passer les fêtes en famille, avec Carla. J'ai tellement peur ! Carla est parfaite mais Fanch était si minable que les critiques à son encontre résonnent encore et toujours dans ma tête...
Allez, je m'arrête là. Je n'ai encore quasiment rien mangé de la journée et si ma Douce s'en rend compte, je vais encore me faire taper sur les doigts lol !
Posté le 08.10.2007 par shenight
Après des textos restés lettre morte, je viens enfin de trouver le courage d'appeler Gwen, mon ancienne collègue, à qui j'ai prêté 400 euros voici plus de cinq mois. Depuis, elle me répétait chaque mois qu'elle allait me rembourser dès qu'elle aurait sa paie, les assedics, dès qu'elle aurait vendu ses parts d'un appartement, etc... Je n'avais pas encore osé lui demander vraiment mon argent mais là, je suis au chômage, je veux passer mon permis, me payer un psy et je ne veux plus attendre. Au téléphone, elle me dit qu'elle a du dernièrement aider ses parents, qu'elle a eu des problèmes avec son téléphone, qu'elle est dans le rouge. Je finis enfin par lui demander un échelonnement des paiements, 50 ou 100 euros par mois. Il m'en coûte beaucoup d'être le dindon de la farce, de me faire rouler, d'être à ce point stupide !... Et lui courir après ! GRRRRR ! J'enrage ! Elle a (soit-disant) accepté de me rembourser avant la fin de l'année, quitte à demander à son homme de lui avancer l'argent. Si elle tient parole, elle m'appellera dès qu'elle aurait le temps de me voir.
J'ai aussi décidé d'appeler un psychiatre, histoire de prendre rendez-vous. Après avoir chercher sur les pages jaunes les différents psy de mon arrondissement, j'ai finalement choisi une femme dont le cabinet se trouve à quelques pas de chez moi. La décision ne fut pas évidente... Comment choisit-on la personne à qui l'on est sensé ouvrir son coeur et ses pensées ? J'ai d'abord écarté les hommes : mes relations avec la gent masculine sont toujours trop bordéliques. Ensuite, j'ai écarté le femmes ayant un prénom du genre Marie-Clotilde : c'est un préjugé stupide mais j'ai pas envie de me retrouver face à une bourgeoise. Après, j'ai choisi l'adresse qui me semblait la plus facile pour quelqu'un qui ne connaît pas la ville. Je finis par appeler mais tombai sur un répondeur. Le message était dit avec une voix si trainante !... Je n'ai pas osé laisser de message. Le ferai-je ? Je n'arrive pas à me décider...
Sinon, samedi, suite à ce que j'avais écrit sur ce blog, gros cafard. Quand Carla est rentrée, elle a vite remarqué mon état et nous en avons discuté. D'abord, il fut question de ma famille, de la peur que j'ai de rentrer chez moi avec elle. Dans le fond, j'ai très envie qu'elle puisse s'intégrer, de la leur présenter à tous, qu'ils voient tous à quel point elle est formidable ! Mais il y a toutes ces craintes à apaiser, il faudra aussi que je trouve le courage d'en parler à ma mère. Ma Douce s'y voit déjà ! Elle réfléchissait déjà à ce qu'elle offrirait à ma mère, à la tenue qu'elle porterait. Elle est si touchante ! Mais j'ai peur de devoir rester là-bas sans elle. Je ne veux pas aller avec Carla et devoir rester seule ensuite. Si je vais là-bas, je veux qu'elle soit toujours à mes côtés mais elle n'aura pas de vacances et nous ne pourrons rester qu'un week-end. Peut-être faut-il que j'arrête de faire ce qu'il me semble qu'on attende de moi ? Peut-être que si je ne veux pas rester, je ne reste pas ? Peut-être que me forcer ne fait qu'envenimer les choses ? Pour le moment, je n'arrive à parler à ma mère que de mon OPC, de la danse et des livres que je lis. Ce sont les seuls aspects de ma vie dont je la tiens au courant. Et rien concernant Carla...
Il fut ensuite question d'enfants. Cela fait longtemps que nous n'avions pas vraiment abordé le sujet. Je pleurais encore comme une Madeleine... Pourquoi faut-il que les choses soient si compliquées ? Pourquoi serai-je obligée de m'exiler pour avoir un enfant ? Nous fûmes encore d'accord sur le fait que nous devions attendre d'avoir une situation : elle attend d'avoir un CDI et moi, je dois trouver ce que je ferai de ma vie. Même si je n'ai pas envie d'attendre, la raison me dit de le faire. Et ma mère aussi ! Elle me demanda si je voulais vraiment avoir un enfant métisse. Bien sûr que oui mais si je fais appel à un donneur anonyme, je ne pourrai peut-être pas avoir le choix. Elle revint alors sur l'idée de prendre un donneur connu et me parla de Manu, son beau-frère. C'est évidemment hors de question : qu'un enfant soit à la foit son neveu et son fils ou sa fille est de la folie. Il fut alors de nouveau question de Kim mais c'est aussi hors de question. Il est vrai que ce serait parfait puisqu'il est asiatique, qu'il n'a aucun lien de parenté, mais c'est Kim, amoureux de ma femme et au comportement ambigu avec moi. Déjà, je ne veux pas de troisième parent pour mes enfants mais si c'était Kim, il deviendrait impossible de le tenir à l'écart de notre couple, ça finirait par tomber dans une sorte de ménage à trois autour d'un ou des enfants. Trop glauque et compliqué ! Je sais que même si Carla n'en parle pas, elle a aussi très envie de fonder notre famille et ce soir-là, à force d'en parler, nous nous y voyions déjà, parlant de divers détails. Carla finit enfin par couper court à tout ça et pour la rassurer sur certains points, je décidai que nous finirions par contacter une association de parents gays en temps voulu. Entretemps, Carla fondit en larmes dans mes bras : ni elle ni moi ne nous faisons à l'idée d'avoir un enfant qui n'ait pas nos gènes à toutes deux... C'est un deuil assez pénible et long à faire, et dès qu'il en est question, les larmes reviennent. Cette conversation m'a fait beaucoup de bien, non seulement parce que ça m'apaise et calme mon empressement, mais aussi parce qu'il est bon de voir que je ne suis pas la seule à voir plus loin. Carla est quelqu'un de très discret pour tout ce qui est sentiments et désirs. Lorsque je fais allusion aux enfants, on dirait qu'elle n'y pense pas, qu'elle n'en a pas envie pour le moment, ce qui est faux. Mais à force de cacher ce qu'elle ressent, je finis par croire à son apparent détachement.
A présent, j'ai Carla en ligne sur MSN et nous parlons de Gwen. Elle tient à l'appeler ce soir et je me sens si minaaaaaable...
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