2008 2eme annee
Posté le 10.06.2008 par shenight
La peur du rejet, oui, c’est bien ça, peur d’être rejetée et/ou abandonnée…
Je ne sais pas exactement pourquoi mais ces derniers temps, Carla semble prête à parler à ses parents. Peut-être est-ce à cause de cette proposition de don de sperme sur ce blog. Il faut dire que ça a été un sacré choc, surtout pour moi, et je crois que le fait de penser que notre future famille n’est plus si loin que ça lui a fait prendre conscience de ce qu’il lui restait à faire avant que l’on se lance.
Elle m’en avait déjà parlé ce week-end en voiture. Elle voulait savoir comment je ferais pour annoncer officiellement notre relation à ses parents. Evidemment, toujours impressionnée par eux, j’ai pris soin de rester à distance et ne suis donc pas la personne la plus indiquée pour la conseiller.
Et ce soir, le frigo étant vide, nous nous sommes invitées chez Coco et Manu. Ouais, dit comme ça, c’est pas très sympa mais dans ma belle-famille, ce n’est pas mal pris du tout. La soirée commence tranquillement, je suis encore gaga devant Pénélope dans le bain (elle a encore changé en à peine 10 jours !) puis rejoins ensuite ma Chérie et sa sœur dans la cuisine.
Et là, Carla interroge Coco sur comment s’y prendre pour parler à leurs parents. Je ne saurais même pas répéter tout ce qui s’est dit si ce n’est que Carla aimerait que quelqu’un d’autre qu’elle se charge de cette terrible besogne. Et aussi que Coco ne veut pas nous voir nous afficher.
Et c’est là que mon cerveau a commencé à ne plus tout comprendre correctement. Refuser de nous voir nous afficher, qu’est-ce que cela veut dire ? Je l’ai ressenti comme du dégoût, comme un rejet de notre couple, de ce que nous sommes. J’ai entendu qu’elle ne voulait pas voir deux hommes ou deux femmes s’embrasser. Elle disait aussi qu’il était normal que ses parents soient choqués, qu’elle-même, si sa fille lui annonçait être homosexuelle, se poserait beaucoup de question et aurait du mal à s’y faire. Et là, piouf ! Plein d’images pas drôle dans ma tête : qui aimera mes enfants si ce n’est ma belle-famille (ma mère m’a dit ne pas être sûr d’aimer ses petits-enfants !) ? qui viendra à notre PACS ou mariage si ce n’est ma belle-famille ? S’ils nous rejettent ou refusent de nous voir vraiment comme un couple, à quoi bon tout ça ? A quoi bon tout ça si l’on a personne avec qui partager notre bonheur ? J’ai fini par me réfugier au salon où Carla me retrouva en larmes au bout de quelques minutes. Puis vint Coco…
C’est à ce moment que j’ai pris conscience des disfonctionnements de ma fichue cervelle ! Elle n’aime pas voir des couples, homos tout comme hétéros, s’embrasser à plein bouche mais elle n’a rien contre un petit baiser ou quelques gestes tendres. S’afficher signifie pour elle se rouler de grosses pelles en public et être toujours collé l’un à l’autre, ce que nous ne faisons bien évidemment pas !
Je crois que c’est cette éternelle peur de l’abandon qui me fait comprendre n’importe quoi… J’ai tellement peur de perdre le peu d’entourage qu’il me reste. Et puis, depuis que je me sais lesbienne, j’ai toujours crains que ça soit encore une cause de rejet. Lorsque les personnes me sont proches, j’ai d’autant plus peur… Le jour où j’ai fait part de mon homosexualité à Mushu, ma meilleure amie, j’étais persuadée qu’elle ne voudrait plus me parler. Lol je m’étais bien trompée !
Maintenant, j’essaie de me préparer à la réaction des parents de Carla. Ca risque d’être assez difficile mais c’est un passage obligé si l’on ne veut pas qu’ils apprennent la vérité par d’autres que nous et surtout, si l’on veut un jour fonder une famille sur de bonnes bases. J’espère qu’ils ne nous rejetteront pas totalement, je ne veux pas que ma Chérie ait à subir ça, elle ne le mérite pas et puis, je crois que je me sentirais coupable de ce qui lui arrive… Ce ne sera pas simple mais j’espère qu’il n’y aura pas trop de dégâts…
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Posté le 04.06.2008 par shenight
Aujourd’hui, le 4 juin 2008, mon frère Karl fête ses 25 ans, et je viens de passer ma journée clouée au lit par une terrible migraine.
Je ne lui ai pas souhaité son anniversaire et ne compte pas le faire. J’ai beau l’aimer, il est allé trop loin depuis quelques temps pour que j’ai la moindre envie de le lui montrer encore.
Le 6 janvier, à peine dix jours avant mon anniversaire, il a complètement disjoncté… Ma mère avait bien vu qu’il n’allait pas fort ce jour-là : très exubérant, il semblait vouloir prouver que tout allait bien, riant et parlant fort, enjoué plus qu’il ne fallait. Mais Karl ne parle pas lorsque ça va mal et continuait de soutenir que tout allait bien. Le soir, il sortit avec ses deux meilleurs amis et une bande de vieilles tantes dégénérées. (Je sais que ces propos peuvent être insultants mais ils ne sont dirigés que vers les lâches qui ont laissé tomber mon frère, caricature absolue du gay de plus de 40 ans…) La soirée se passe et voilà qu’en pleine nuit, le fixe de ma mère retentit : c’est Jérôme, un ami très proche de mon frère qui lui dit de venir immédiatement à l’hôpital car « Karl s’est tranché la gorge !!! » Aux urgences, ma mère retrouve les deux meilleurs amis et Bruno, celui que je critique entre autres plus haut, est bien sûr absent, trop occupé à finir sa nuit de folie ! Et là, Steven raconte ce qui s’est passé.
Ivre, comme lors de nombre de ses soirées en boîte, et laissé seul momentanément, Karl a pris une bouteille, l’a cassée et a cherché à se trancher la gorge avec son tesson. Fou de rage et décidé sans doute à en finir, rien ni personne ne parvenait à le faire arrêter. Il se vidait de son sang, s’ouvrant la gorge à plusieurs endroits et même son visage fut touché… Il fallut dix hommes pour le désarmer ! Eh oui ! mon frère a vraiment une force de cheval…
A l’hôpital, ma mère m’a dit qu’il y avait du sang partout, qu’il avait vraiment failli y passer. Elle récupéra ses affaires pour les faires tremper à la maison et dans la baignoire, on aurait cru qu’il n’y avait que du sang. Il y avait tant de sang que des caillots bouchaient l’évacuation ! Ma sœur Louise a vu tout ça, et elle, tout comme notre mère ne s’en remette pas. Pour ma part, je n’ai appris tout ça que lors de mon retour en Bretagne pour le 8 mai. Mon frère ne voulait pas que ça se sache et ma mère avait peur des conséquences que ça aurait sur moi. Elle sait que Karl est le seul homme qui compte encore dans ma vie et elle craignait qu’il ne me rejette. Bah oui ! il n’a besoin de personne, lui, et surtout pas de moi, sa petite sœur trop collante ! Mes mots ne me semblent pas assez retranscrire toute l’horreur et toute la violence de cette soirée…
Plusieurs litres de sang transfusés et 39 points de sutures après, Karl était remis sur pied. En à peine deux jours, il était de nouveau en pleine forme ! Lorsqu’il prit le temps de réfléchir à ce qu’il avait fait, il expliqua à notre mère que, sous l’emprise de l’alcool, c’était l’enfant qu’il était et qui sommeille encore en lui qui s’était révolté contre l’adulte immonde qu’il est devenu. Mon frère était un jeune homme sensible, romantique, aimant, honnête. Amoureux de 15 ans, il m’avait emmenée de nuit sous les fenêtres de la fille qu’il aimait en secret. Aujourd’hui, ce n’est plus qu’un pique-assiette fêtard et cavaleur, trop attaché aux apparences et à l’argent…
Il faut dire aussi que depuis qu’il vit chez notre mère, depuis 1998, tout a été fait pour qu’il retrouve confiance en lui. Aîné et seul garçon de la fratrie, on l’a toujours valorisé. Moi et mes sœurs l’admirions, les petites l’admirent encore… Peut-être est-ce à cause de cela qu’il a pris la grosse tête. Et puis, au départ de mon beau-père, il est devenu l’homme de la maison et s’est presque autoproclamé chef de famille. Bien sûr, personne ne lui reconnaît ce rôle mais il est vrai qu’il a beaucoup d’autorité sur mes deux plus jeunes sœurs… Quoiqu’il se passât, ma mère l’accueillit toujours à la maison, malgré tout ce qu’il nous faisait endurer, même malgré ce qu’il dit à Noël 2002 : que sa famille faisait partie du passé, que nous étions une page à tourner et que nous avions fait notre temps.
Et voilà qu’un matin, il pette de nouveau les plombs ! Il voulait prendre la TV qui était dans la chambre de ma sœur alors qu’elle dormait et voulait la réveiller brutalement, juste pour satisfaire son caprice. Louise va aussi très mal depuis plusieurs mois, et ma mère voulait qu’on la laisse tranquille. Karl s’est emporté, a dit en plus de diverses horreurs qu’il était chez lui ! Et là, Maman lui a enfin dit que non, que c’était chez elle et en gros, qu’il n’avait qu’à prendre la porte ! Chantage au suicide, enfermement dans la salle de bain, il aura tout fait ! Et en partant, il laissa tous les cadeaux que Mum lui avait faits au cours de ses dernières années et bien en vue sur le lit, les pansements et compresses nécessaires pour soigner ses plaies… Du sadisme à l’état pur…
En plus de ça, son attitude lors de mon séjour en Bretagne me dégoûta bien aussi. Un heureux hasard faisait que j’avais l’occasion de le revoir et je m’en réjouissais d’avance. Je ne fis d’abord que le croiser, à peine bonjour. Et puis un soir, j’insistai pour passer du temps avec lui : il n’avait rien de prévu ce soir-là et je voulais que nous allions boire un verre en ville. J’invitai aussi ma sœur Louise. Première chose désagréable : il veut qu’Anjela vienne avec nous pour être sûr de rentrer tôt, genre ‘ça fait trop chier de sortir’. Finalement, il décide d’aller en boîte avec ses potes après mais si Anjela vient, ma mère veut à tout prix qu’il nous raccompagne à la maison. Et voilà qu’il refuse, s’énerve, mais cède tout de même. Il fit ensuite tout son possible pour nous ramener le plus vite possible, demandant l’addition alors que Louise n’avait pas fini son verre, la forçant à tout avaler cul sec puis nous faisant rentrer presque au pas de course… Au final, je passai la soirée les larmes aux yeux, trop malheureuse de cette distance entre nous. J’étais incapable de lui parler vraiment. La veille de mon départ, je voulais une dernière photo de lui : il détourna la tête, agacé. Et pour lui dire au revoir, je le pris dans mes bras : aucun retour, juste un corps embarrassé par tant de proximité et d’effusions… Lors de ce séjour, je m’étais promis de faire tout ce dont j’avais envie, de ne pas attendre qu’il fasse le premier pas mais au final, tout fut décevant. Il ne voulait pas de moi et je n’eu qu’un mur, qu’un glaçon insensible à serrer dans mes bras. J’avais déjà tant de rancœur envers lui… Maintenant, c’est bien pire, ça fait encore plus mal. Je sais que ce n’est pas de ma faute, que mes efforts sont vains, qu’il ne veut pas de mon affection. J’ai encore plus envie de lui faire mal, de le frapper !!!
Ainsi, lui souhaiter un bon anniversaire aujourd’hui n’aurait servi à rien, c’eut été hypocrite… Mais c’est moi qui souffre. J’ai passé la journée dans le noir, seule, séchant ainsi les cours pour la première fois. Sans manger ni boire, sans me lever, sans rien. Mon absence a même été remarquée par ma prof ce matin… Mais je ne pouvais pas, je n’avais pas la force. Mes maux de tête m’ont tenue ainsi au lit jusqu’au retour de Carla ce soir. Seuls sa présence et son amour me remirent sur pied, preuve de l’importance qu’elle a maintenant dans ma vie.
Ces mots de têtes anormaux qui me rongent depuis plusieurs mois, résistant à tous les antalgiques courants, me semblent psychosomatiques, comme si mon corps voulait me montrer que quelque chose ne va pas dans ma tête… Il faut vraiment que je trouve un psy ! Et demain, heureusement, je n’ai pas vraiment cours : on visite une librairie le matin et le reste de la journée sera libre. Mais comme j’ai pas mal de travail, il serait bien de mettre ce temps à profit pour rattraper le retard pris aujourd’hui et bosser mon étude de marché.
J’ai envie d’appeler ma mère pour lui dire que ça ne va pas mais je sais que si je le fais, c’est elle qu’il faudra soutenir… Et puis, lui raconter mes états d’âme ne fera que l’enfoncer… Je ne téléphonerai donc pas, me consolant avec ma Chérie et les superbes chaussures en satin à 50€ que je me suis offertes hier lors d’un gros coup de cafard ! Bonne soirée…
Posté le 17.04.2008 par shenight
Ce midi, une camarade a demandé qui savait masser et je me suis retrouvée à le faire... C'est bête peut-être mais en dehors de ma Chérie, je crois que c'est la 1ère fois que je touche une femme et en plus, c'est la plus séduisante de la promo ! Elle a des yeux, mon dieu !!!! Et cette peau blanche, ces beaux cheveux bruns et bouclés... Autant dire que j'étais pas à l'aise 1° parce qu'il n'est pas dans ma nature de toucher les gens et 2° j'avais peur que ma gêne et mon attirance pour elle se voient. Mais bon, elle semblait satisfaite des traitements infligés :-). Maintenant, j'ai peur de gaffer... Je n'aime pas cacher des choses à Carla mais si je lui parle de ça, elle va énormément m'en vouloir. Grrrr ! quel mouise !
Je n'ai pas fait grand chose et ça n'avait pour but que d'être sympa. Bah oui, j'ai encore du mal à discuter avec les gens de ma promo et à vraiment m'intégrer. Ca va mieux depuis peu mais bon, y a encore du boulot ! Et puis, je n'étais pas la seule à savoir masser mais c'est tombé sur moi et je n'ai pas osé refuser. Je culpabilise encore...
Posté le 17.03.2008 par shenight
Nous sommes lundi, dans trois jours, je retournerai à l'école, et les nuits sont de nouveaux pénibles... Ma cervelle tourne encore en boucle jusqu'à point d'heure, m'empêchant de rejoindre les bras de Morphée. Ce ne sont pourtant pas de graves soucis qui me tiennent ainsi éveillée.
En fait, depuis quelques temps, trois de mes belles-soeurs cherchent un nouveau logement : Phine parce que la maison qu'elle loue va être vendue, Coco parce qu'il lui faut un appartement plus grand depuis l'arrivée de Pénélope et Cat parce qu'elle en a tout simplement envie. A force d'entendre parler de tout ça, ça me donne envie à moi aussi de déménager. Il faut dire que notre studio n'est pas bien grand (24m²) et je m'y sens de plus en plus à l'étroit. Pourtant, j'aime ce petit appartement mais comme il est trop petit, nous ne pouvons pas trop recevoir, je ne peux pas non plus avoir d'autres animaux que mes rates et quoiqu'il arrive, nous sommes toujours collées l'une à l'autre. Et puis, ça ne m'aide pas trop : avoir un lit qui prend toute la place m'incite à y passer mes journées lol.
Donc voilà, j'ai envie de changer d'appartement mais est-ce bien raisonnable ? Si Carla ne trouve rien, elle sera au chômage au mois de mai ; quant à moi, même si j'entre en formation, je n'aurai que mes Assedic... Et puis, je m'en veux d'en vouloir encore plus... Il faut dire qu'en ce moment, je culpabilise pour tout, pour cette envie de déménager, pour l'empressement que je mets à aller voir Pénélope, pour les dépenses que je fais...
Carla trouve que j'en fait trop, surtout niveau argent. J'ai tellement peur de manquer à l'avenir ou tout simplement parce que fonder une famille et/ou s'installer vraiment nous coûtera cher, je m'oblige à mettre environ 200 euros de côté tout les mois, soit le quart de ce que je perçois. Pourtant, je suis pas quelqu'un de radin ou trop près de ses sous, au contraire ! Je serais plutôt du genre dépensier ! Mais à force d'entendre Carla dire non à tout ce dont j'ai envie, je culpabilise toute seule à chaque fois... Ah oui ! Elle dit tellement non à tout qu'elle m'a fait savoir que même en 2009, le Pacs, c'était pas gagné. En fait, elle n'a pas envie de le faire et si jamais nous finissons par nous pacser, ce sera juste pour céder à mon caprice. Autant je rêve de me marier depuis toute petite, autant elle, elle a toujours considéré que ça lui serait inaccessible et n'en a jamais eu envie. Ce qui est dur, c'est que plus elle se rend compte à quel point c'est important pour moi, et plus elle recule. Et ça risque de faire pareil pour faire un enfant...
Pour ce qui est des projets bébé, je n'en parle plus à Carla mais elle voit bien que cette envie existe toujours. Je la mets en veille autant que possible puisque je serai en cours puis en stage pendant au moins six mois mais bon... Alors je tente de compenser comme je peux. Déjà, nous allons voir Pénélope une à deux fois par semaine mais là encore, je culpabilise. Je trouve ça déplacé d'aller tant chez Coco et Manu maintenant, alors qu'avant, nous ne leur rendions que rarement visite. Et puis, mon envie de prendre la petite dans mes bras et de m'en occuper saute tellement aux yeux que je m'en veux encore. J'ai l'impression de ne pas être normale ou de passer pour une folle.
Donc maintenant, nous avons une troisième rate, Millig, une petite beige et blanc adoraaaable mais encore un peu peureuse. Et j'ai aussi envie d'un chat ou d'un chien. Le chien, en appartement, c'est bien sûr exclu et un chat, Carla a peur des dégats et de ce qu'on en fera si on part en vacances. J'ai envie, elle dit peut-être et je culpabilise, toujours pareil...
Et jeudi, ce sera donc ma rentrée au centre de formation. Je me suis acheté un vieux beau cartable en cuir sur le net :-) Je n'y pense pas trop pour le moment mais dans le fond, j'ai la trouille. Je crois que les autres stagiaires ont à peu près mon âge pour la plupart et j'espère déjà m'y faire quelques connaissances ou amis mais là encore, il vaut mieux que je n'espère pas trop. Sinon, j'ai couru partout pour que la région règle mes frais d'inscription. Ce n'est pas hors de prix mais bon, si je peux me faire aider, autant en profiter. De toute façon, j'aurai la réponse jeudi ou vendredi et si c'est non, bah... tant pis. L'important, c'est que je suive et réussisse cette formation !!!! Tout le monde se réjouit que je sois prise : ma mère, mes frère et soeurs, même ma grand-mère qui en tremblait ! Ca faisait tellement longtemps que ma mère n'avait pas eu l'occasion d'être fière de moi... Je n'ai plus trop droit à l'erreur. Allez, on verra bien jeudi...
Posté le 03.03.2008 par shenight
Ah ! Voici une journée bien remplie qui s'achève ! Ce fut la journée de Tata Lucie. Déjà, qu'il est merveilleux de se faire appeler 'tata'. Pourtant, même enfant, je trouvais ça puéril et stupide tous ces termes affectifs que sont tata, tonton, mémée, pépé, etc... Mais c'est génial de se faire appeler comme ça par des petits que l'on aime. Et depuis que je suis avec ma Chérie, j'ai obtenue ce titre honorifique de 'tata' !
Aujourd'hui, Carla répétait avec son groupe dans la cave de ses parents. Une partie de la famille était donc réunie pour l'occasion puisque Thane, la soeur de Carla est la chanteuse de ce groupe. Avec elle vinrent aussi ses deux marmots, Leenah (7 ans) et Térence (11 ans).
Il faut dire que la veille, j'avais déjà croisée la petite Leenah, qui avait beaucoup insisté pour que je lui lise une histoire. Je m'étais alors engagée à le faire aujourd'hui et c'est bien ce que je fis. Elle aime tellement que, d'après ses parents, elle ne parlait que de ça en partant de chez elle. Dès qu'elle me vit, je me retrouvai avec cette petite brunette sur les genoux et un livre sur les dinosaures à la main. Vint ensuite le livre du 'Roi Lion', en compagnie d'une autre nièce, la petite Mélody (4 ans). Autant Leenah m'adore et se montre docile, autant Mélody est contre toute autorité et ne manque pas de le faire savoir. Dans l'ensemble, tout se passa bien malgré quelques légers conflits entre les deux fillettes. J'avoue aussi bien volontiers que j'adore lire des histoires aux enfants en général, et à Leenah en particulier. Elle m'interrompt souvent pour faire des commentaires ou poser des questions, ce que j'aime beaucoup chez un enfant. J'aime les enfants éveillés, curieux de tout... En plus de ça, Leenah est tout de même assez attentive à l'histoire mais aussi à toutes les réponses que je peux lui apporter. Elle remplace un peu les petites soeurs que je n'ai plus près de moi...
Après ça, il fallur aider Térence pour son devoir de math. Certaines erreurs étaient monumentales ou plutôt, normales pour lui mais monumentales pour la tante qui était passée avant moi ! La belle-soeur de Carla l'avait aidé à faire ce fameux devoir et je n'en revenais pas des erreurs qu'elle avait pu laisser passer. Et dire que ce devait être noté ! Là encore, ce fut un vrai plaisir. Déjà, à l'école j'aimais aider mes camarades puis au lycée, je donnai des cours particuliers à des enfants. J'aime le rapport particulier qui se crée ainsi.
Puis, ils décidèrent de m'achever ! Pendant je ne sais combien de temps, nous fîmes une bataille terrible à coups de bâtons (en faisant attention bien sûr à ce qu'il n'y ait ni pleurs ni blessés) puis partie de foot (mdr) à deux contre un. Si on m'avait dit qu'un jour je ferais ça ! Ca n'a l'air de rien mais avant, j'avais si peu confiance en moi que jouer au foot avec des enfants me mettait mal. Même avec mes soeurs, je n'ai jamais joué comme ça. Et là, je faisais l'andouille, braillais, je m'amusais et les enfants aussi. Et c'est ainsi que je finis l'après-midi sur les rotules...
Plus tard, je donnai sa douche à Leenah, l'habillai et jouai de nouveau avec elle. Ah ! Cette petite bonne femme me fait fondre !...
Voilà, je ne sais pas si je suis une bonne soeur, si je serai une bonne mère mais au moins, je suis une bonne tata ! Soit dit en passant, j'ai vu chez mes beaux-parents que les buffles (ce que je suis), selon l'astrologie chinoise, font de très bon parents ;-)
Posté le 26.02.2008 par shenight
Aujourd'hui, exceptionnellement, je me suis levée à 9h ! incroyable ! Je savais pas que j'en étais encore capable ! Mais bon, c'est parce que j'ai du me rendre à la librairie près de chez moi pour préparer mon entretien de vendredi. Sans ça, je serais encore au fond de mon lit.
En ce moment, la crise 'je veux un bébé !' est d'une force jamais vue. Ce matin encore, je me suis réveillée d'un rêve... de bébé. Prise entre culpabilité et envie, je n'arrive pas vraiment à me ressaisir. Culpabilité parce que je ne cesse d'en parler à Carla alors qu'il vaudrait mieux que j'arrête. En même temps, si à la question « à quoi tu penses ? », je ne lui réponds pas franchement, elle ne le prend pas toujours très bien. Et le soir, si on ne fait pas l'amour, je passe 1h30 à tourner dans le lit en pensant à la même chose.
Il faut dire qu'un événement soudain m'a un peu chamboullée : la naissance de la nièce de Carla, la petite Pénélope. Elle était annoncée pour début avril mais bon, comme Coco, malgré toutes les mises en garde, ne s'est pas trop ménagée, la petite a vu le jour avec 6 semaines d'avance. Aux dernières nouvelles, elle était en réanimation ou je ne sais plus quel service. Toujours est-il que personne en dehors de ses parents n'a pu la voir et qu'elle sortira de l'hôpital en fin de semaine.
Le lendemain de sa naissance, Carla et moi nous sommes rendues à la maternité. De voir Manu si béat, nous racontant avec Coco les détails de cet heureux événement, j'avais envie de pleurer... Malgré que je sois contente pour eux, je n'arrivais pas à oublier ma jalousie. Sur le coup, j'avais très envie de voir la petite mais à présent, j'appréhende. Je pense que j'arriverai à cacher mes sentiments, au moins en partie, aux autres membres de la famille mais je sais déjà que je vais souffrir... Enfin, chaque fois qu'il a été question de s'occuper de Pénélope à l'avenir, j'ai fait savoir qu'on pouvait compter sur moi. Mais c'est à double trenchant de m'occuper des enfants de la famille : ça me fait plaisir et comble un peu 'le manque', et à l'inverse, ça attise cette bon dieu d'envie.
Sinon, depuis quelques jours, je suis inscrite sur le forum 'les enfants d'ar-en-ciel', forum de familles homoparentales. J'aurais plein de questions à poser mais d'une part, je n'ose pas, et d'autre part, ce serait trop tôt, je me monterais trop la tête. J'y lis les histoires et les intérogations des autres, me faisant encore plus envie, mais aussi peur. Faire valoir ses droits lorsqu'on n'est pas la mère biologique de son enfant, c'est vraiment une lutte ! Au boulot, à l'école, à la CPAM, devant les tribunaux... J'essaie de me rassurer en lisant des témoignages positifs mais quand on voit qu'une femme ne peut pas prendre de congé 'paternité' pour la naissance de l'enfant de sa conjointe, qu'en cas de PACS, on n'obtient pas forcément les jours de congés auxquels on a droit en cas d'événement familial, c'est un peu les boules !
Et puis, en ce moment, je réfléchis un peu à l'IA (insémination artisanale donc avec donneur connu, volontaire). Mais 1° le donneur peut changer d'avis et vouloir une place à part entière dans la vie de l'enfant et 2° ça complique (ou rend impossible ?) le partage des droits parentaux entre les deux mères. Mais en même temps, ça simplifie pas mal les choses et c'est aussi efficace que des inséminations médicalisées en Belgique. Il faut dire qu'à plus ou moins 300€ UNE insémination, sachant que ça ne marche pas forcément tout de suite, tomber enceinte revient à cher. Certaines se refusent à monnayer pour un enfant, ce qui se comprend, mais trouver un donneur n'est pas gagné. Surtout que dans l'idéal, je voudrais deux donneurs de façon à ce que Carla et moi mettions chacune au monde un petit métisse, de façon à fonder une famille qui nous ressemble.
Voilà ! Encore un exemple de ce à quoi je réfléchis, qui n'est pas du tout d'actualité, et qui en plus, ne trouve pas du tout de réponse ou de solution puisque je rumine seule un projet qui se fait à deux !!!! Quand je pense que je me prends la tête avec tout ça alors qu'on n'a même pas le 1er sous pour nous payer un plus grand appartement !... Je sais que c'est n'importe quoi, j'en ai conscience mais fonder une famille est un peu ma vocation : depuis toujours, depuis ma plus tendre enfance, je veux être mère...
A part ça, j'ai ma journée de tests et d'entretiens vendredi pour la formation de libraire. J'essaie de me préparer un peu mais dans le fond, je ne m'inquiète pas vraiment. Mais si je ne suis pas prise, plus dure sera la chute !...
Posté le 12.02.2008 par shenight
La saint Valentin, cette fête commerciale mais que la plupart des femmes n'oublie jamais, approche à grand pas ! La fête des amoureux et l'enfer des célibataires, ce jour que j'ai maudit pendant des années ! Plus que trois jours et on y est !...
Ca fait un moment que je la prépare pour ma Chérie, depuis début décembre au moins. Le premier cadeau : deux places pour aller voir les Pokemon Crew sur scène. Pour celles ou ceux qui ne connaîtraient pas, il s'agit d'une troupe de danse hip-hop. Carla adore ça mais n'a jamais eu l'occasion de voir de vrais pros. Alors quand j'ai su qu'il restait des places à Meyzieu et que Lyon était complet plusieurs mois à l'avance, je me suis jetée sur l'occasion ! D'après Kim, elle devrait adorer !
Et puis, histoire de rajouter une touche de romantisme, j'ai voulu lui faire livrer des roses à son travail. Je suis passée par internet cette fois-ci, espérant trouver mon bonheur à un prix raisonnable. Je suis ainsi tombée sur un site qui proposait en sus quelques petits accessoires érotiques, comme des huiles de massage ou encore ces menottes à fourrure rose qu'on trouve de plus en plus. J'ai opté pour les menottes qui, je pense, trouveront sans doute leur utilité ce week-end à l'hôtel ! Elle recevra donc un joli paquet, comprenant donc ce petit jouet, un vase (parce que, comme la plupart des jeunes femmes, elle n'en a jamais quand il faut !) et un beau bouquet de 10 roses rouges et 10 roses blanches.
Au final, ça me fait un peu cher mais je ne suis pas très regardante sur les dépenses quand il s'agit de faire des cadeaux à ma Chérie, surtout en ce moment, où j'ai l'impression d'être encore plus amoureuse ! Je ne sais pas trop à quoi c'est du. Peut-être par culpabilité, à cause de cette fille sur msn qui dit se toucher en me parlant ? Ou parce que Kim en pince toujours pour moi ? Peut-être parce que ma femme cherche la stabilité pour faire des projets à deux ? Parce que ce soir encore, elle m'a dit vouloir parler de nous à ses parents ? Ou juste parce qu'elle est formidable ?
Il y a des moments où je la vois, plus belle que jamais, avec ses beaux et longs cheveux qu'elle a laissé pousser juste pour me plaire... Des moments où les larmes me montent aux yeux d'émotion en la regardant. Même ses quelques kilos qu'elle a pris depuis qu'on se connaît ! Pour rien au monde je ne voudrais qu'elle les perde ! J'aime ce tout petit ventre moelleux, ses bras tendres et réconfortants... Malgré les critiques, je trouve son corps encore plus charmant et désirable.
Et puis, vient de s'écouler un délicieux week-end à deux, simple mais un vrai bonheur. Le samedi fut passé presque intégralement sous la couette. Il fallut juste se lever pour aller aux portes ouvertes de ce qui sera, je l'espère, mon école de formation. La nuit déjà avait été mouvementée et ce fut avec moult baisers et caresses que Carla me réveilla de ma sieste. Finalement, je me laissai convaincre et succombai. Le soir venu, nous restâmes au lit à regarder un épisode de Queer as Folk et le film 'Chronique d'un scandale', et au menu, une pizza. Après ça, encore de chaleureuses étreintes !... Le dimanche après-midi se passa en ville. Direction le cinéma, voir 'Into the wild', film beau mais déprimant au possible. Mais en sortant, quel bonheur de lui voler un baiser sur la place ! Et la nuit, on remettait ça.
Ca n'a l'air de rien mais ce petit week-end fut pour moi un réel bienfait. Cela faisait un moment que notre lit n'avait pas tant servi et puis, d'ordinaire, l'une a toujours peur que l'autre s'ennuie et on se pose cette horrible question : qu'est-ce que tu veux faire ? Sinon, c'est une stupide dispute qui vient tout gâcher. Cette fois, tout semblait couler de source, pas de question, pas de prise de bec, juste beaucoup de tendresse, de câlins, et presque personne pour venir troubler notre petit bonheur.
Je crois que je suis plus amoureuse que jamais de cette jeune femme dans mon lit, ma Carla... Je ne sais pas si j'y arriverai mais elle mérite d'être la plus heureuse des femmes !
Posté le 08.02.2008 par shenight
Le fin mot de ces appels anonymes !!! Eh oui, je sais enfin qui est cette personne qui m'envoyait des textos et m'appelait. Un ou deux jour après avoir écrit sur mon blog, la personne a essayé de m'appeler plusieurs fois et j'ai fini par pouvoir lui parler. Au début, il y avait de gros blancs et des hésitations quand elle me parlait : « Lucie ? Lucie et Carla ? ... Lucie de Meyzieu ? ... Lucie, Jim et Thane ? » Et encore des blancs entre chaque question ! J'avais le coeur qui battait la chamade et une trouille terrible. Comment une inconnue pouvait savoir tant de choses sur moi ? Et elle me lache : « je suis sa cousine. » « Mimi, c'est toi ? - Euh... oui. - Mais tu t'appelles Véronique ? - Bah oui ! C'est mon prénom. » Histoire à la con, c'était bien Mimi, la cousine de Carla. Elle avait chagé de numéro et m'avait confondue avec une autre Lucie de son répertoire ! Voilà, c'était pas un inconnu qui me veut du mal ou un de mes crétins d'ex, juste un petit quiproquo lol.
Posté le 02.02.2008 par shenight
Ce soir, une drôle de chose s'est produite : j'ai reçu un texto d'un numéro que je ne connais pas disant quelque chose du genre "alors vilaine, qu'est-ce que tu fais ?" Après avoir demandé qui c'était, m'être presque fait rire au nez, la personne m'a répondu que c'était 'Véro'.
Ce n'est pas grand chose mais je n'arrête pas de me triturer les méninges. Je ne sais pas du tout qui c'est, elle n'a pas voulu me dire d'où elle me connaissait et elle connaît tout de même mon prénom. Le plus ennuyeux, c'est que Carla a vu ces textos et j'ai peur qu'elle ne me croit pas quand je lui dis que j'ignore tout de cette personne... Elle m'a demandé si ce n'était pas un ancien contact de Meetic mais c'est impossible : je n'avais donné mon numéro à personne ou presque, et depuis, j'en ai changé.
Je m'inquiète vraiment et j'ai peur... Je sais que Carla a confiance en moi mais pour n'importe qui, ça semblerait suspect. Alors j'ai peur !
Posté le 24.01.2008 par shenight
Encore une mini prise de bec qui part et ne sert à rien. Pour ne plus y penser, petit retour sur un après-midi fort agréable.
Pour mes 23 printemps, ma Chère et Tendre m'avait offert un bon pour une 'croisière orientale' au spa. Comprenez : un bon pour 2h30 de jacuzzi, hamam, sauna, gommage, massage et thé. D'abord anxieuse, je finis par apprécier ce beau cadeau, surtout la 1ère partie du gommage, lorsqu'une belle jeune femme m'étalait doucement du savon sur tout le corps, et bien sûr, le massage. Le reste était aussi fort agréable mais... ça fait moins rêver !
Au début, je n'étais pas sûre d'avoir bien compris, j'étais étonnée de devoir être seins nus mais finalement, cela ne me posait aucun problème. Allongée d'abord sur le dos, les seins amolis par la chaleur ambiante, la demoiselle commença à m'étaler son savon sur les jambes puis sur la poitrine. C'était si doux, ça glissait tout seul... Une fois sur le ventre, elle s'attaqua de nouveau à mes jambes : je sentais ses mains remonter le long de mes mollets puis entre mes cuisses. Pendant ce temps, j'imaginais les mains de Carla courant sur moi, encore plus douces, plus sensuelles, ses mains qui remonteraient encore plus... Celles de la masseuses, en tout cas, étaient tout de même agréables, mais ma femme aurait bien mieux pu et su me caresser, les laisser délicatement glisser sur les courbes de mes seins qu'elle affectionne tant. Sentir de légers baisers, juste un souffle... Mais non, le moment était agréable, très agréable mais c'était juste une masseuse anonyme et Carla était bien loin. Ces quelques pensées passèrent en un éclair et j'étais déjà de retour au hammam.
Un peu plus tard, ce fut le massage aux huiles essentielles. Là encore, plus gênée de ma maladresse que de ma nudité, je finis par m'allonger. Je tentais encore et toujours de cacher mes sourires idiots, sourires de timidité, sourires d'aise et sourires « ah ! Si vous saviez ». Une fois encore, ma femme me hantait chaque fois que les mains passaient sur mes fesses et mes seins. Ma peau, adoucie par le gommage, n'avait envie que d'elle. Je gardais conscience de ce qui se passait, d'avec qui j'étais mais des images me passaient par la tête de temps à autre. Parfois, l'huile entre les mains et ma peau faisait comme un bruit de baiser, comme une lègère sucion humide... En même temps, je m'étonnais que Carla m'ait fait un tel cadeau : elle, si jalouse depuis que nous sommes ensemble, comment se faisait-il qu'elle me laisse toucher ainsi par quelqu'un d'autre ? D'ordinaire, elle me répète que je suis à elle et que personne n'a le droit de poser ses mains sur moi. Bon, je ne suis pas bête et je ne l'ai jamais perdu de vue, ces soins n'avaient rien de sexuel ou tendancieux. N'empêche qu'il eut été bon que cette charmante masseuse ait été ma femme : j'aurais pu lui faire l'amour après !
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